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vendredi 16 janvier 2026

Argentine : le groupe politique de Milei devient la principale force au Parlement

Temps de lecture : 2 minutes

C’est une première en Argentine et sans doute sans équivalent dans le monde depuis trente ans, disons depuis les beaux jours de Margaret Thatcher, ou Ronald Reagan ; un groupe parlementaire libéral radical, c’est-à-dire classique (Hayek, Von Mises, Tocqueville, Bastiat, Friedman) et non pas libertaire, comme disent certains (sinon Javier Milei n’aurait pas candidaté au poste de président), et encore moins d’extrême droite (laquelle veut tout confier à l’Etat, cherchez la contradiction), un groupe parlementaire libéral classique, donc, est devenu la principale force au Parlement d’un pays important, en l’occurrence l’Argentine.

En effet, les nouveaux députés argentins issus des législatives de mi-mandat d’octobre ont prêté serment mercredi, en présence d’un Javier Milei jubilant, célébrant la croissance de son groupe, devenu, « première minorité » à la chambre basse.

Le parti de Milei, La Libertad Avanza (LLA) a obtenu un succès large et inattendu aux législatives de fin octobre, avec 40% des voix, et dans le sillage de cette victoire a enregistré quelques ralliements de députés, venus en particulier du PRO (droite, parti de l’ex-président Mauricio Macri), en théorie allié de Milei mais non partenaire de gouvernement. Un dernier rallié, mardi soir, a permis au bloc LLA de compter 95 députés, soit un de plus que le groupe péroniste (centre-gauche) d’Union pour la Patrie. C’est la première fois depuis quasiment 80 ans que les Péronistes, partisans d’un capitalisme de connivence et du protectionnisme, ne constituent pas le principal groupe de députés au Parlement argentin.

Ce titre de « première minorité » est symbolique, dans une chambre des députés où -comme au Sénat- personne n’a la majorité absolue. L’exécutif devra composer des alliances en vue d’une majorité pour adopter ses réformes prévues –du droit du travail, fiscale, du code pénal. Mais le nouveau rapport de force rendra plus difficile au Parlement d’annuler un éventuel veto présidentiel, comme il l’a fait à plusieurs reprises en 2025. Il marque aussi la progression du parti de Javier Milei, président depuis fin 2023, et qui après deux ans d’une drastique politique d’austérité budgétaire ayant notamment permis de diviser par dix l’hyper inflation, à environ 2 % par mois aujourd’hui, a presque triplé sa force parlementaire, initialement fort maigre.

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