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samedi 13 décembre 2025

Au Royaume-Uni, les hauts fonctionnaires ont dorénavant des objectifs d’économies dans leur administration

Temps de lecture : 2 minutes

grève France

Le gouvernement travailliste britannique a annoncé jeudi la mise en place de nouvelles mesures de performance visant les cadres de la fonction publique, qui risquent désormais un licenciement s’ils ne réalisent pas suffisamment d’économies dans leurs services. Ces mesures, qu’on peut rapprocher du grand vent d’audit et de départs volontaires dans la fonction publique des Etats-Unis initiée par Donald Trump avec Elon Musk aux manettes du ministère DOGE, s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés par le Cabinet Office, le ministère qui supervise l’action gouvernementale, pour créer un Etat « plus agile et plus moderne ».

Dans le cadre de cette nouvelle politique, les cadres de l’administration publique devront répondre à de nouveaux objectifs, comme être en mesure de démontrer qu’ils ont réalisé des économies de fonctionnement, a indiqué le ministère dans un communiqué. Les plus performants seront récompensés par un bonus. Ceux qui ne parviendront pas à réaliser lesdites économies intégreront un programme dédié au « développement des performances ». Et si aucun changement n’est identifié dans leur façon de gérer leurs services, ils pourront être licenciés. « Il est essentiel que les hauts responsables soient non seulement encouragés, mais aussi responsabilisés », a déclaré le ministre du Cabinet Office, Pat McFadden. « Nous introduirons de nouveaux contrôles pour identifier les mauvaises performances et nous y attaquer, et nous reconnaîtrons le bon travail des hauts responsables dans l’ensemble de la fonction publique », a-t-il ajouté.

Début décembre, la ministre britannique des Finances Rachel Reeves a appelé les ministères britanniques à chercher des économies dans leurs budgets à hauteur de 5%, le Trésor annonçant de nouvelles « décisions difficiles » pour équilibrer les comptes de l’État. Elle a aussi appelé à « réduire le gaspillage dans le secteur public et garantir que tous les financements soient concentrés sur les priorités du gouvernement ».

Cet effort survient sur fond de chute libre de la croissance britannique depuis le retour au pouvoir des Travaillistes à l’issue des législatives de l’été, qui s’est traduite par une chute spectaculaire de la popularité du Labor. Ainsi, la Banque d’Angleterre a divisé par deux, jeudi, sa prévision de croissance au Royaume-Uni en 2025 à 0,75%, contre 1,5% auparavant. Elle s’inquiète notamment des incertitudes sur l’économique mondiale, notamment avec les menaces de droits de douane de Donald Trump, mais aussi d’une baisse de la confiance des entreprises britanniques. La croissance n’aurait pas dépassé 0.75 % l’an dernier.

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3 réponses

  1. Quand va t’ on mettre en place des  » hauts  » fonctionnaires jugés au mérite plutôt que les copains coquins des dirigeants politiques , alternativement aussi incapables les uns que les autres ??

  2. On peut les envier, les Britanniques, d’avoir une gauche que nos énervés de députés LFI incultes taxeraient même d’extrême droite.

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