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mercredi 11 mars 2026

Avec sa « Nouvelle France » patronale, LFI veut fracturer le patronat

Temps de lecture : 2 minutes

La France Insoumise, par le truchement de son think tank l’Institut La Boétie, a organisé le 24 janvier un colloque sur le sujet : « Le néolibéralisme est-il compatible avec les petites entreprises ? ». Y participaient le président de la Confédération nationale de l’artisanat des métiers de service et de fabrication, celui de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment, celui de la Confédération des petites et moyennes entreprises et celui de l’Union des entreprises de proximité (U2P).

Deux jours plus tôt, LFI avait rendu public un rapport (47 pages) pour « un nouveau pacte productif ». Il s’agirait, en cas de victoire à la prochaine élection présidentielle du Lider minimo, de réserver les aides publiques aux entreprises qui s’inscriraient dans la réalisation du plan, et d’instaurer un « protectionnisme solidaire et raisonné » (Libération, 23 janvier 2026).

Le blog de Jean-Luc Mélenchon (25 et 30 janvier 2026) confirme, fautes d’orthographe comprises, ce que tout un chacun pouvait penser de cette tactique, tant elle est cousue de fil blanc. L’idée est de « préparer les conditions de l’exercice du pouvoir » de LFI : « Quel accord avec le milieu des petits patrons dans l’exercice du pouvoir pour mettre en œuvre le plan et créer des filières sur lesquelles reposent notre politique productive ? ». En effet, « le plan à des objectifs de volume de production, mais aussi de qualité écologique et sociale ».

En deux mots, il s’agit, sur fond d’éloge du modèle chinois, d’une tentative grossière de fracturation du patronat et ce, en raison de « la brutalisation du débat par le Medef ». Pour le dire plus crument, il s’agit de trouver des « gogos » dans le cadre d’un capitalisme de connivence qui n’aurait plus de capitaliste que le nom.

Les résultats ont été mitigés lors du colloque, mais LFI a immédiatement annoncé le dépôt d’une proposition de loi sur la représentativité patronale qui a eu l’heur de plaire aux participants… Le président de l’U2P, Michel Picon s’était dit « senti compris (sic) » lors de son échange avec Jean-Luc Mélenchon avant le colloque et il a confié à Libération : « C’est difficile d’être contre le fait de prendre aux riches pour donner aux plus pauvres ». Au moins LFI sait avec qui compter pour établir son néocommunisme en France.

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11 réponses

  1. LFI applique une stratégie élaborée comme au jeu d’échecs et avance ses pions en recrutant à droite puisqu’à gauche, c’est déjà fait avec le front de gauche guimauve toujours prêt. La modernité socialiste habituelle pour déficients visuels et auditifs !!
    Et en face quoi de neuf ?
    Une ribambelle de candidats isolés qui se déclarent successivement pour la presidentielle de 2027, des politiciens apparatchiks sans relief dans leurs petites cuisines, des pseudo souverainistes qui se la jouent sur des chaînes d’information continue dont ils font une part de l’audience (constituée majoritairement de representants du troisième âge).
    La capitale Paris d’abord puis de nouveau la présidence de la République…
    Les socialistes grâce à leurs affidés et aux nombreux assimilés/ assimilables ont ils vraiment tort de croire aux prochains grands soirs ?

  2. « En effet, « le plan à (sic) des objectifs de volume de production, mais aussi de qualité écologique et sociale ».

    Objectifs de « qualité écologique et sociale » au sens LFI : la ruine assurée !

  3. Mieux vaut en rire qu’en pleurer
    Les références économiques de ce groupement sont affligeantes.
    Ils aideront les petits patrons tant qu’ils prendront des risques et qu’ils ne gagnent pas plus que leurs salariés tout en étant dépossédés de leur entreprises s’ils leur arrivaient de leur déplaire.
    Cela ne vous rappelle rien?

  4. Prendre aux riches pour donner aux pauvres. Une illusion qui plait à certains et qui rapporte toujours des voix supplémentaires à celui qui la propose. Le problème arrivera quand ces voix supplémentaires permettront d’approcher la majorité.

  5. Prendre aux riches pour donner aux pauvres ? Quand les riches auront quitté la France, il fera quoi Mélenchon ? Ah oui il prendra aux français blancs pour donner à ceux qui ne le sont pas. Avec lui, la France mourra

  6. ah ah ! LFI en est réduit à promettre de donner des prébendes à des capitalistes de connivence. En gros, LFI promet à une bande de capitalistes de connivence de la main d’oeuvre corvéable (immigrés) et des prébendes (commande publique). Il serait temps de rappeler à chacun que la stagnation économique frappe le peuple précisément en raison des politiques social-démocrates, migratoires et redistributives… Ces politiques soutiennent artificiellement les secteurs les moins productifs du capitalisme français (grande distribution, bâtiment, service à la personne…). Ce déclin entraîne un appauvrissement général. Sans redistribution ni immigration, le capitalisme français serait obligé de se moderniser et d’investir dans des secteurs innovants.

  7. Mélenchon confond la richesse et la valeur… la social-démocratie accroît la valeur sans accroître la richesse… avec l’immigration et la redistribution, on entretient artificiellement des secteurs capitalistes archaïques et peu qualifiés (grande distribution, bâtiment, restauration, service à la personne, etc.). Ca fait des jolis chiffres dans les statistiques mais cela engendre en réalité un appauvrissement collectif que les gens ressentent. En outre, les externalités négatives (infrastructures, sécurité, défiance socio-culturelle, etc.) ne sont pas assumées par les capitalistes de connivence. Sans l’immigration et la redistribution, le capitalisme français serait obligé de se réorienter vers des secteurs innovants et hautement qualifiés qui feraient croître le niveau de vie des Français… Les libéraux doivent donc attaquer frontalement le capitalisme de connivence social-démocrate responsable de la stagnation populaire.

  8. Whoua la vache ! Le think tank LFIste s’appelle La Boëtie ? Ils reculent devant rien eux, ou alors ils ont cru que la servitude volontaire était un projet ?

  9. Il est vraiment lamentable ce président de l’U2P, Michel Picon. Que font ses administrateurs pour le laisser proférer de telles conneries suicidaires ? Il prend Méluche pour Robin des bois ?

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