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mardi 12 mai 2026

Ce n’est pas plus de consommation qu’il nous faut, mais plus d’épargne

Temps de lecture : 2 minutes

épargne

Un tout récent article du Parisien (2 septembre 2025) nous rappelle que le taux d’épargne des Français, qui était de 21,5% (du revenu disponible brut) en 1975, son niveau le plus haut depuis 1950, et qui était tombé à 11,2% en 1987, avoisine aujourd’hui les 19%. Un chiffre en hausse au regard de la période pré-Covid et qui traduirait les inquiétudes ambiantes (et bien légitimes) de nos compatriotes face au contexte politique économique, tant national qu’international. Les Français deviendraient donc, selon le quotidien, « de vrais écureuils », allant même jusqu’à se hisser, avec les Allemands et les Scandinaves, dans le peloton de tête des Européens qui épargnent le plus.  Mathieu Plane, directeur adjoint de l’Observatoire français des conjonctures économiques, regrette cette situation et pense qu’il serait souhaitable « d’avoir plus de consommation et moins d’épargne pour soutenir la croissance ».

Si l’on souhaite véritablement accélérer la croissance, il convient non pas de diminuer l’épargne, mais bien au contraire de l’augmenter 

On reconnaît là un vieux préjugé d’ordre keynésien, celui selon lequel l’économie ne peut être relancée que par l’augmentation de la demande globale – dont fait partie la consommation. Or comme le remarquait le professeur Pascal Salin dans son ouvrage Libéralisme, la consommation n’est ni plus ni moins qu’une destruction des ressources, là où au contraire l’épargne « ne disparaît pas du circuit économique (…), est investie (…) et permet la croissance future » (p. 413). Et Pascal Salin d’ajouter : « Il n’y a en effet pas d’investissement sans épargne, et il n’y a pas non plus de croissance sans investissement. C’est pourquoi, si l’on souhaite véritablement accélérer la croissance, il convient non pas de diminuer l’épargne, mais bien au contraire de l’augmenter » (p. 481). A condition bien sûr que les Français puissent financer l’économie avec cette épargne sans en être exagérément pénalisés fiscalement. Et c’est là que le bât blesse.

Illustration de couverture © Freepik

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11 réponses

  1. Les anciens disaient »il faut mètre de l’argent de coté, pour l’avoir devant soi,et assurer ses arrières » Le pays ne sombre pas encore grâce à nos épargnes.

  2. « A condition bien sûr que les Français puissent financer l’éconmie avec cette épargne sans en être exagérément pénalisés fiscalement »
    Il conviendrait donc de favoriser l’investissement en valeurs mobilières ce qui n’est pas le cas, impôt sur les dividendes, impôts sur les plus values et, cerise sur le gâteau pondue par Hollande, une taxe sur l’achat, oui sur l’achat des valeurs mobilières.

  3. Le gros problème en France, c’est qu’on endette le pays pour donner à des retraités allant généralement placer l’argent dans les contrats d’assurance-vie, la propension à consommer et à investir plafonnant autour de 45/50 ans…

    1. Bravo pour la relance de la critique des boomer qui n’ont soit disant jamais rien fait. ils ont travaillé souvent plus de 40 h, n’ont eu pour les hommes de congés de naissance que de 3 jours (aujourd hui c’est beaucoup plus !) , N’avaient pas de portable et d’internet et faisaient la queue aux cabines téléphoniques. N’ont pas eu la télévision dès le berceau, Il n’y avait pas de voiture dans toute les familles ! Ils ont travaillé pour redresser le pays après guerre et que leurs enfants et petits enfants soient gâtés. (ou pourris à être trop gâtés !)
      Alors STOP, soyez adulte et ne répétez pas les inepties d’un premier sinistre et faites un examen plus détaillés de dépenses pour voir le coût de l’immigration, le cout du chômage volontaire, des dépenses sociale sans contrôle sérieux, l’AFD, le cout du soutien de l’Ukraine et autres dépenses incontrôlées de nos gouvernants dont le sens du pays et du Devoir a disparu…

  4. Le problème, c’est que cette épargne ne sert économiquement à rien aujourd’hui. Elle n’est faite que pour rassurer, pur se prémunir, pas pour investir dans la production de valeur. Les Français en sont encore à la mentalité du « livret de caisse d’épargne » de la Poste qu’on ouvrait au nouveau-né comme un viatique pour une vie réussie.

    1. Vous avez raison,l’argent qui ne circule pas est néfaste pour l’économie.Je serai le premier à investir dans du concret.C’est le rôle des banques de proposer d’investir dans des projets économiques,ils financent l’Etat,collectivités publiques,achètent de la dette publique,privé ect…

  5. Il y a aussi beaucoup d’épargne car au niveau collectif, les plus de 70 ans ont joué à fond de leur poids électoral pour spolier successivement la « génération silencieuse » les ayant précédé, puis les nouveaux entrants derrière eux et ils ont tellement d’argent que, de siurce Insee, ils épargnent en moyenne près de 9000€ par an, deux fois plus que les actifs de 50 ans généralement à l’apogée de leur carrière.

  6. Je suis un boomer. j’ai commencé à travailler en 56 à l’Alst(h)om St Ouen. Je faisait 45 heures par semaine .J’ai subi la guerre (exode,privations,bombardements etc.) puis j’ai fait un service militaire de 28 mois dont 21en Algérie. Je pense avoir mérité ma retraite !

  7. Dans la fable, la fourmi qui a fait des économies et générée du patrimoine pour une retraite déjà compromise est mal vue. La cigale qui a tout dépensé et qui vit au crochet des fourmis est bien vue. On veut valoriser le travail, mais il ne faut pas le faire fructifier en patrimoine, alors pourquoi travailler ?… vive l’assistanat….. pauvre France de gens aigris, jaloux et ….

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