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dimanche 30 août 2026

Chômage : sixième hausse d’affilée, et toujours l’inertie française

Temps de lecture : 2 minutes

Le taux de chômage atteint 8,3 % de la population active au deuxième trimestre 2026, sixième progression trimestrielle consécutive et plus haut niveau depuis 2021. Une série de hausses d’autant plus inquiétantes que la France consacre à ses politiques de l’emploi plus d’argent qu’aucun autre pays européen.

Au premier trimestre, le Bureau international du travail comptabilisait 2,6 millions de chômeurs, soit 68 000 de plus qu’au trimestre précédent. Entre mars et juin 2026, l’emploi salarié privé a perdu 19 300 postes, après 13 900 au trimestre précédent, soit 79 700 sur un an – là aussi, le sixième trimestre consécutif de baisse en glissement annuel. La ventilation sectorielle est instructive. L’intérim, indicateur avancé du cycle, chute de 1,4 % sur le trimestre et se situe 10,4 % sous son niveau d’avant la crise sanitaire. La construction perd 6 100 postes, soit 21 200 sur un an. L’industrie recule légèrement et retrouve son niveau de mi-2023. Seul le tertiaire marchand hors intérim tient. Ce sont donc les secteurs le plus exposés au coût du travail et au coût du capital qui décrochent les premiers.

Pourtant, comme l’IREF-Contrepoints l’a écrit récemment, selon la Dares, les dépenses en faveur de l’emploi et du marché du travail ont atteint 193,4 milliards d’euros en 2024, soit 6,6 % du PIB. Mais les politiques ne comprennent toujours pas deux choses : d’une part, ce n’est pas la dépense publique qui fera reculer le chômage ; d’autre part, il serait bien plus efficace d’instaurer la liberté d’embaucher et de licencier, liberté soutenue par la simplification du Code du travail, la réduction du coût du travail et l’ouverture à la concurrence d’une assurance chômage certes obligatoire mais que les salariés choisiraient eux-mêmes.

À neuf mois de la présidentielle, aucun candidat ne pourra mettre sous le tapis ce taux de chômage en hausse de plus d’un point en trois ans, dans le pays qui dépense le plus en la matière. Reste à savoir si le débat portera sur le montant des dépenses ou, enfin, sur les réformes à entreprendre.

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21 réponses

  1. <>

    Nicola, je vous trouve bien optimiste. Aucun parti n’en parlera, hormis les grands mots, car aucun d’eux n’a de solution.

    1. sinon le blabla habiuel !!! La France d’aujourd’hui risée de nos voisins européens.
      Ah le genfoutre Macron, quel pedeegree !!!

    2. A supposer même qu’un candidat postulant ait compris le problème et la solution, il ne rassemblera jamais les 500 signatures requises pour se présenter. Et quand bien même il les obtiendrait, comment faire comprendre aux électeurs qu’il faut justement s’immuniser contre les manœuvres des partis pour bénéficier d’un président compétent et indépendant?

    3. La solution c’est la possibilité d’offrir du travail ….. or on s’acharne à taxer, imposer, normer davantage ce qui pourrait encore produire ….

      Plus d’industrie ……. bientôt plus d’agriculture ……

      On ne fait que couper les branches sur lesquelles nous sommes assis !

  2. Les plus démagos des candidats, de gauche probablement, proposeront des indemnisations chômage améliorées, une extension des droits et autre poudre aux yeux pour recueillir un maximum de voix. Des mesures efficaces seraient impopulaires alors n’en parlons pas au moment des élections.

  3. L’électeur n’élit plus son président. Il se contente d’éviter que quelqu’une soit élue. Mais qui serait l’Homme de la situation ? (Peut-on l’aborder dans ces pages ? Le forum aurait un certain succès et beaucoup de lecteurs). Je doute qu’Il puisse avoir une vision à long terme, sans mener une politique de « poigne » pour réduire les dépenses.

  4. Le chômage augmente dans la plus grande indifférence comme notre dette, déficit, taux d intérêt…..
    La campagne électorale va se polariser sur qq sujets populistes traités de manière médiatique sur des queues de cerises a coups de slogans réducteurs

  5. L’inertie Française ou devenu une culture de la fainéantise liée aux contraintes et taxes sans limites. Ce matin du samedi je suis parti chercher quelques besoins pour mon bricolage du jour très chargé ! Ouvertures 9h30 … le temps de rentrer la matinée est finie. Et c’est ainsi tous les jours de la vie tout est calqué sur les horaires publiques la plus grande fainéantise d’Europe. Le pire c’est qu’en début d’après midi on ne doit plus faire de bruit avant 14h30 le temps que les fainéants aient fini leur sieste après une sortie en vélo électrique de 10 à 11 h. Que voulez vous encore attendre d’une telle société. Même les entreprises se tirent ailleurs pour ne plus y voir la misère et le pillage systématique de tous les biens produits jusqu’aux abris de tomates ! Quelle misère qu’est devenu ce pays là ou l’escroquerie et la mafia y règne en roi.

  6. La gouvernance à gauche appliquée depuis des décennies a pour résultat une augmentation chronique du chômage. Tout est fait en dépit du bon sens. Depuis l’ANPE et ses noms successifs, les agences regorgent de « conseillers » qui sont installés là à l’abri du chômage mais qui en matière de conseil ne connaissent pas grand chose, sans compter les propositions de stages bidons consistant à enfoncer des portes ouvertes, des offres d’emploi parfois redondantes qui ne sont quelquefois pas du tout en adéquation avec le profil d’un demandeur. Cette organisation n’est pas sérieuse, France Travail est un nid de fonctionnaires ou assimilés.

  7. La solution est pourtant simple. Mais dans un pays au socialisme endémique avancé, seule la brutalité peut renverser la situation. Le peuple conditionné peut il encore trouver la volonté et l’énergie pour le faire avant l’intervention du FMI?

    1. Que proposez vous ? Le grand leader maximo la marine a voile ou l extrême centre qui vont tous proposer de continuer à raser gratis?

    2. Ça fait 50 ans que les gouvernements successifs securisent l emploi via des subventions massives au lieu de sécuriser le salarié dans son parcours professionnel come le font tous les pays du Nord de l UE

  8. La solution c’est le système suisse. Un droit du travail qui tient sur 10 pages. Liberté totale d’embauche et de licenciement. Pas de prud’homme mais des litiges traités par un tribunal civil professionnel.
    Résultat : moins de 2% de chômage et un salaire minimum réel entre 5 000 et 6 000 euros pour un système qui fonctionne beaucoup mieux que dans notre pays.
    Moralité de l’histoire : l’état est un bon gendarme et un mauvais gestionnaire.

    1. Le droit du travail en Suisse fait un peu plus de dix pages. Ce droit est inclus dans le code des obligations ( le droit privé et les droits contractuels) En Suisse il n’y a pas une liberté totale pour embaucher. C’est soit contractuelle basé sur la loi sur le travail dans le code des obligations ou c’est basé sur les conventions collectives de travail. Les licenciements sont encadrés par la loi sur le travail ou par les conventions collectives avec des délais de licenciement selon les années passées dans l’entreprise. Et les litiges entre employeurs et employés sont bien réglés par le tribunal des prud’hommes en première instance qui est un tribunal civil paritaire entre représentant de l’ employeur et l’employé et le juge. En cas de recours c’est au tribunal cantonal qui suit l’affaire et si recoursil y a, c’est le Tribunal fédéral, la cour suprême qui donne une décision finale.

      1. J’ai eu une petite entreprise pendant 20 ans en Suisse et ce n’est pas ce que j’ai vécu.
        Certes les droits des salariés et les indemnités dues en cas de licenciement sont déterminées légalement… mais l’état ne s’immisce pas dans la relation contractuelle entre employeurs et salariés sauf si ces droits ne sont pas respectée. Alors c’est un tribunal professionnel qui tranche et pas ce simili de tribunal que sont les prud’hommes en France.

    2. Je rectifie quelques trucs. En Suisse Le code des obligations concernant le monde du travail. C’est du droit privé sur les contrats entre employeurs et employés ou concernant les conventions collectives.
      Et le droit privé sur les contrats en général.

      La loi sur le travail c’est du droit civile qui par exemple fixe le taux maximal du temps de travail, un taux minimum de vacances, protection en cas d’absence maladie etc… La loi sur le travail et le code des obligations sont complémentaires. Et ça remplis quand même plusieurs dizaines de pages.

  9. Cher Nicolas,
    Rien de surprenant à cela , il n’y a qu’à observer l’évolution des défaillances d’entreprises auxquelles vous ajoutez une pincée d’immigrés en mal d’emploi dès leur arrivée sur le territoire et un soupçon d’intérêt pour les conditions de chômage et vous avez la parfaite recette à la Macron.

  10. Ne vous a t’il pas effleuré un moment que tout ceci est cousu de fil blanc, et entretenu, afin de laisser à ceux (celles) qui vont prendre la suite des débiles en place actuellement, un pays exsangue et difficile à remettre en ordre de marche ?…
    Ainsi leur sera t’il plus facile de critiquer en oubliant qu’ils sont à l’origine de cette catastrophe, dans laquelle est tombée notre pauvre France…

  11. on imagine ou on en serait si les française faisait encore des enfants comme il y a seulement 20 ans…le chaumage serait à 15%…

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