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jeudi 30 juillet 2026

Les dépenses en faveur de l’emploi demeurent à un niveau historiquement élevé pour des résultats qui laissent à désirer

Temps de lecture : 2 minutes

Selon la Dares, les dépenses en faveur de l’emploi et du marché du travail atteignent 193,4 milliards d’euros en 2024, soit 6,6 % du PIB. Après une stabilisation en 2023, elles diminuent légèrement en euros constants (-0,6 %), même si elles progressent encore de 1,4 % en euros courants.

La principale composante de ces dépenses demeure les incitations à l’embauche, qui représentent 95 milliards d’euros, soit 49 % du total. Les allègements généraux sur les bas salaires s’établissent à 39,4 milliards d’euros, tandis que la réduction des cotisations maladie atteint 26,7 milliards d’euros et celle des cotisations familiales 10,4 milliards d’euros. Les aides ciblées vers les publics vulnérables représentent 2,4 milliards d’euros.

Le soutien au revenu constitue le deuxième poste de dépenses avec 50,2 milliards d’euros, soit 26 % de l’ensemble. Il progresse de 3 % en euros constants, principalement sous l’effet de la hausse des dépenses d’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), qui atteignent 41,7 milliards d’euros (+3 %). Cette évolution s’explique par une augmentation du nombre moyen d’allocataires indemnisés (2,5 millions, soit +3 % sur un an) ainsi que par une hausse des droits versés aux nouveaux bénéficiaires. Les dépenses liées à l’allocation de sécurisation professionnelle (ASP) augmentent également fortement (1,76 milliard d’euros, +30 %).

Les incitations à l’activité représentent 11,9 milliards d’euros (6 % du total) et progressent (+1 %). Les dépenses de prime d’activité demeurent le principal dispositif (10,7 milliards d’euros) mais diminuent légèrement (-1 %), tandis que les aides à la création d’entreprise augmentent fortement (1,25 milliard d’euros, +20 %)     .

Par ailleurs, les dépenses d’accompagnement des personnes en recherche d’emploi atteignent 7,2 milliards d’euros, soit 4 % des dépenses totales, en hausse de 2 %. Enfin, les dépenses consacrées à la formation professionnelle s’élèvent à 29,2 milliards d’euros, soit 15 % des dépenses totales.

Ainsi, malgré un léger recul en volume, la France continue de consacrer un effort financier considérable aux politiques de l’emploi. Nous pourrions nous dire qu’avec tant de moyens, l’emploi en France aurait de beaux jours devant lui… Or ce n’est pas le cas ! En effet, les chiffres de 2024 montrent un effort considérable pour atteindre le fameux objectif du plein emploi que revendiquait Emmanuel Macron. Pourtant, deux ans plus tard, en 2026, les résultats ne sont pas bons. Le chômage pointe à 8,2 %, l’un des plus hauts niveaux sous la présidence d’Emmanuel Macron, un taux d’emploi qui atteint 75,2 %, en dessous de la moyenne européenne, ou encore une intégration des ressortissants étrangers dans le marché du travail français qui laisse à désirer.

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6 réponses

  1. Le gouvernement, dans ce domaine comme dans tous les autres, ne veut et ne sait rien faire d’utile, sinon calmer les victimes de ses erreurs constantes en achetant des voix à coups d’indemnités payées à crédit…

  2. Vous écrivez « Les dépenses en faveur de l’emploi demeurent à un niveau historiquement élevé pour des résultats qui laissent à désirer. Selon la Dares, les dépenses en faveur de l’emploi et du marché du travail atteignent 193,4 milliards d’euros en 2024, soit 6,6 % du PIB »
    je vous rappelle que « Les dépenses en faveur des entreprises demeurent à un niveau historiquement élevé pour des résultats qui laissent à désirer. Selon le Sénat, les dépenses en faveur des entreprises sont de 211 milliards d’euros en 2023, soit environ 7% du PIB, sans aucune contrepartie. » Et ça continue. Le privé, c’est le privé: zéro argent public.

  3. Depuis 50 ans en france on depense des fortunes pour l emploi pour un chômage autour de 3 a 4 millions de chômeurs sans compter les personnes au RSA à vie
    Ces dépenses sont improductives rafistolees avec des rustines quand une réforme structurelle serait nécessaire comme celle de Hartz en Allemagne en 2002
    Toujours la bonne vieille procrastination franchouillarde

  4. Dépenser autant pour si peu de résultats? Nous sommes bien en France, alors qu’il suffit de lever toutes les contraintes qui plombent l’économie?

  5. Le secret que l’Etat n’a jamais compris sous l’ère Macron c’est : Trop donner n’oblige en rien celui qui reçoit .

  6. Traiter les Conséquences, mais pas les Causes du chômasse de masse.

    Faire revenir en France une partie, ou la totalité des emplois qui ont été délocalisés dans des pays dit « low cost »
    Libérer nos entreprises des contraintes administratives.
    Faire aimer l’entreprise à notre jeunesse

    Combien de chômeurs véritables aujourd’hui ? 6 ou 8 millions ? Plus !

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