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mardi 9 juin 2026

Coût du travail : la fronde justifiée du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire

Temps de lecture : 2 minutes

Les entreprises n’en peuvent plus. Le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) a lancé, le 12 mai 2026, une alerte sur le coût du travail en France à travers un communiqué. L’organisation patronale y dénonce le poids des charges pesant sur les entreprises françaises, et particulièrement sur les ETI industrielles. D’autant qu’à cette pression fiscale étouffante s’agrège la menace d’un nouveau rabot des allègements de cotisations sociales de 1,5 milliard d’euros, qui s’ajouterait à la revalorisation du SMIC.

Le METI rappelle qu’entre 1,4 et 2,5 SMIC, les prélèvements sur le travail dépassent de six points de salaire brut ceux des grandes économies voisines. L’écart grimpe à onze points entre 2,5 et 3,5 SMIC, puis à quinze points à quatre SMIC. Et ce ne sont pas les dispositifs d’allègements de cotisations sociales, largement concentrés autour des bas salaires, qui vont arranger les problèmes du coût du travail !

Une ETI industrielle type (660 salariés et 150 millions d’euros de chiffre d’affaires) a absorbé depuis 2024 une hausse du coût du travail d’environ 370 000 euros par an. Une nouvelle réduction des allègements ferait grimper la facture de 170 000 euros supplémentaires, soit un impact total proche de 540 000 euros annuels. À l’échelle de l’ensemble des ETI françaises, le surcoût dépasserait 1,4 milliard d’euros par an.

Ces chiffres vertigineux mettent en lumière la destruction du tissu économique français. Par ailleurs, pour l’ensemble de l’économie, le coût du travail progresse plus vite que les salaires eux-mêmes. Selon les derniers chiffres en date du quatrième trimestre 2025, les salaires horaires ont augmenté de 1,7 % sur un an, tandis que le coût horaire du travail progressait de 2,5 %. Sur deux ans, en prenant une base 100 au quatrième trimestre 2023, le salaire horaire atteint environ 122,63 fin 2025, contre 126,98 pour le coût horaire du travail. Le coût du travail a donc progressé près de 19 % plus rapidement que les salaires. Une dynamique qui se retrouve dans la plupart des secteurs, notamment dans l’industrie, le tertiaire et la construction.

Les marges des entreprises se réduisent, les embauches ralentissent et les ETI, particulièrement présentes dans l’industrie, sont en première ligne. Le METI rappelle d’ailleurs qu’au premier trimestre 2026, les créations nettes d’emplois dans les ETI ont chuté de 32 %, tandis que l’industrie enregistrait un solde négatif.

Au total, la pression fiscale et réglementaire n’est malheureusement pas près de baisser. Chaque jour est un nouveau combat pour les entreprises : elles doivent lutter constamment face à un État obèse qui ne cesse de les réduire en miettes, bloquées dans un environnement où la survie rime avec quotidien. La situation n’est plus durable pour nos entreprises, créatrices de richesse, qui ne souhaitent qu’une chose : sortir de cet enfer fiscal afin de remettre la France sur la voie de la prospérité économique.

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5 réponses

  1. … et pour que la grenouille moyenne française ne s’en rende pas compte, ils ont inventé la « part patronale » !!!!!!!!!

    1. C’est probablement pour empêcher que les commerçants ou les propriétaires n’augmentent exagérément leurs prix sans justification.

      1. Le sujet de l article est sur le coût du travail, notamment au sein des ETI….quel rapport avec les commerçants et les propriétaires????

  2. Enfin des entrepreneurs qui s’expriment et dénoncent le coût devenu délirant du travail, enfin ! Reste à agir puisqu’il n’y a que ça que le gouvernement entend.

  3. C’est l’occasion pour le ministre de l’action (prière de ne pas rire) et des comptes publics de faire étalage de sa maîtrise du patois énarque : l’augmentation de la baisse d’allègement des charges ! Forcément, ça finira bien…

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