Le 22 mai, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a confirmé le gel de l’allègement des cotisations, malgré la hausse du Smic de 2,41 % à partir du 1er juin. Une erreur majeure de politique économique pour Patrick Martin, chef d’entreprise et président du Medef : « Rogner encore sur les allégements de charges, c’est à la fois anti-entreprise, anti-emploi, anti-salaire et anti-pouvoir d’achat. C’est, qui plus est, le quatrième coup de rabot sur ces mêmes allégements depuis 2024. » Pour M. Martin, cette décision montre à quel point les responsables politiques se font des idées fausses sur les difficultés rencontrées par les entreprises : ce gel devrait représenter un coût de 2 milliards d’euros et détruire des emplois, sachant que le marché se dégrade depuis cinq trimestres consécutifs.
« C’est le niveau et la croissance de la dépense sociale qu’il faut réussir à maîtriser. C’est la priorité, en particulier en matière de santé et de retraites. » Pour « sécuriser durablement les financements, restaurer notre compétitivité et améliorer les salaires nets », Patrick Martin propose de réduire de 60 milliards d’euros les cotisations maladie et famille, et de baisser de 10 milliards les cotisations salariales vieillesse afin de rapprocher le salaire net du salaire brut. Ces réformes permettraient un gain net de 16 milliards d’euros pour les entreprises, soit 2,6 % de la masse salariale, et un gain net annuel de 444 euros par an pour un salarié rémunéré à 1,5 Smic. La baisse des cotisations serait compensée par une hausse du taux normal de TVA (18 milliards), ainsi qu’un « effort ciblé sur les retraités les plus aisés » (6,4 milliards) pour éviter de dégrader les comptes de la Sécurité sociale.
On retrouve ici l’idée de la « TVA sociale », qui implique de modifier le financement du système de protection sociale. Un simple transfert de charges qui ne remet nullement en cause le mal français : une dépense publique incontrôlée. L’IREF s’est déjà penché sur le sujet. La TVA sociale ne peut suffire à compenser les déficits de la Sécurité Sociale : impossibilité de compenser le surcoût des charges sociales, absence de remise en cause des niches fiscales, monopole persistant de la Sécu… Quant à l’amélioration du pouvoir d’achat, il n’a rien d’évident. La TVA sociale pèse avant tout sur la consommation (et donc sur les ménages les plus modestes). Le président du Medef passe ainsi à côté du sujet principal : la baisse des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires. Nous l’avons pourtant connu plus incisif, puisqu’il a eu l’occasion de dire, pas plus tard que l’année dernière, que le vrai débat était celui de sa « maîtrise » et de son « efficience », et qu’il ne « lâcherai rien sur ce sujet ». Voilà une réforme systémique qui améliorerait le pouvoir d’achat de tous et qui responsabiliserait enfin ceux aux manettes de l’État providence.
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8 réponses
Le jeu de bonneteau est une grande spécialité franchouillarde
La TVA sociale en est un des nombreux exemples
C est la politique de la rustine plutôt que de faire une réforme structurelle sur la fiscalité et donc la redistribution qui alimente notre tonneau des danaïdes
Tout d’abord, oui le vrai débat est effectivement celui de la maîtrise et de l’efficience des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires, comme l’affirme Patrick Martin dans des propos antérieurs, et comme il le rappelle aussi dans ses derniers propos que vous citez ici.
Une fois qu’on a dit cela, que ce soient les charges sociales ou la TVA sociale, les payeurs en dernier lieu sont les consommateurs, puisque ces deux types de prélèvements, au même titre que toutes les charges des entreprises, se retrouvent intégralement dans les prix, que seule la concurrence est capable de faire baisser.
Les différences entre les charges sociales et la TVA, c’est que les charges sociales ont une assiette plus restreinte, en pénalisant uniquement les entreprises françaises, et donc tous leurs composants : salariés en premier, mais aussi investissements, capitaux, etc … je ne comprends pas du tout cette critique de la TVA sociale.
C est un joli tour de passe passe qui ne change strictement rien au niveau de notre fiscalité merci le bon vieux bonneteau
Nous devons impérativement faire baisser le niveau de nos prélèvements obligatoires actuellement à 45%
Retraite par capitalisation et ouverture à la concurrence de la secu en donnant aux .mutuelles les mêmes droits
Baisse des impôts de production en supprimant en parallèle toutes les aides
Au passage, on notera le mensonge hier du ministre du travail pour refuser la TVA sociale. Selon lui il faudrait 2 points de TVA pour compenser 1 point de charges sociales : le rapport est de 0,8 et non de 2, ce qui s’explique par la différence citée dans mon commentaire précédent.
Le système ne changera jamais, on concentre trop les charges sur la production et les gens qui travaillent, je pense que le pourcentage des charges doit commencer des le moindre salaire et être moins important sur l’ensemble des salaires pour avoir une meilleur répartition et évitera peut-être la trappe au SMIC.
C’ est comme les impôts locaux que l’on a supprimés, là aussi tous les locataires utilisent les biens publiques qui sont mis à leurs dispositions, la sécurité sociale profite aussi aux bas salaires, donc la charge doit être répartie de le même pourcentage sur les revenus, cela est valable pour les fonctionnaires et les politique et les professions libérales.
Décision venue de quekqu’un qui n’a jamais été confronté au besoin de création de valeur par le travail, ayant lui-même toujours vécu aux frais des conrtibuables, c’est à dire des entreprises et de leurs salariés, seuls contributeurs.
Tant que le cumul salarié de l’état (direct ou indirect) vs élu ne sera pas interdit, nosu serons confronté à des décisions prises par ceux qui vivent de l’impot aux faris de ceux qui generent et payent l’impot.
Je m’étonne une foi de plus que ce monsieur nous parle du salaire brut qui est un tour d’illusionniste. Est il complice ou ignorant?
Quand on parle de salaire on doit ajouter au brut la soi disant « part patronale » qui est financée également par le fruit du travail du salarié. Vous en doutez? Alors expliquez moi pourquoi quand le salarié quitte l’entreprise le patron cesse de verser sa « part »?
Mais ce n’est qu’in exemple des nombreux « complots d’état » pour leurrer le peuple et lui faire passer l’inacceptable. D’ailleurs l’invention de l’anathème « complotiste » en fait partie ! En somme, les comploteurs ont inventé le « complotisme »… étonnant, non?
Rien que le fait qu’ils utilisent le mot « social » prouve que cette proposition se révèlera mauvaise.
De toutes façons il est temps d’arrêter de chercher des impôts ou taxes à tous les étages du pays : il est temps de baisser les dépenses. Et pas dans les remboursements de soins, mais dans la masse des fonctionnaires administratifs d’une part, qui ne cesse de croître alors que l’informatisation est partout et que les entreprises font de plus en plus de tâches relevant autrefois de ces fonctionnaires, d’autre part en supprimant les agences de l’Etat et autres agences déguisées dont les emplois sont créés artificiellement (DPE, AMO, experts en tout genre) et surtout, surtout en supprimant l’aide publique au développement et l’AME et en arrêtant l’immigration (suffit de supprimer les aides et elle se tarira naturellement d’ailleurs).
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8 réponses
Le jeu de bonneteau est une grande spécialité franchouillarde
La TVA sociale en est un des nombreux exemples
C est la politique de la rustine plutôt que de faire une réforme structurelle sur la fiscalité et donc la redistribution qui alimente notre tonneau des danaïdes
Tout d’abord, oui le vrai débat est effectivement celui de la maîtrise et de l’efficience des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires, comme l’affirme Patrick Martin dans des propos antérieurs, et comme il le rappelle aussi dans ses derniers propos que vous citez ici.
Une fois qu’on a dit cela, que ce soient les charges sociales ou la TVA sociale, les payeurs en dernier lieu sont les consommateurs, puisque ces deux types de prélèvements, au même titre que toutes les charges des entreprises, se retrouvent intégralement dans les prix, que seule la concurrence est capable de faire baisser.
Les différences entre les charges sociales et la TVA, c’est que les charges sociales ont une assiette plus restreinte, en pénalisant uniquement les entreprises françaises, et donc tous leurs composants : salariés en premier, mais aussi investissements, capitaux, etc … je ne comprends pas du tout cette critique de la TVA sociale.
C est un joli tour de passe passe qui ne change strictement rien au niveau de notre fiscalité merci le bon vieux bonneteau
Nous devons impérativement faire baisser le niveau de nos prélèvements obligatoires actuellement à 45%
Retraite par capitalisation et ouverture à la concurrence de la secu en donnant aux .mutuelles les mêmes droits
Baisse des impôts de production en supprimant en parallèle toutes les aides
Oui pour le reste, mais non pour le bonneteau :
https://www.fipeco.fr/commentaire/La%20TVA%20sociale%20:%20avantages%20et%20inconv%C3%A9nients
Au passage, on notera le mensonge hier du ministre du travail pour refuser la TVA sociale. Selon lui il faudrait 2 points de TVA pour compenser 1 point de charges sociales : le rapport est de 0,8 et non de 2, ce qui s’explique par la différence citée dans mon commentaire précédent.
Le système ne changera jamais, on concentre trop les charges sur la production et les gens qui travaillent, je pense que le pourcentage des charges doit commencer des le moindre salaire et être moins important sur l’ensemble des salaires pour avoir une meilleur répartition et évitera peut-être la trappe au SMIC.
C’ est comme les impôts locaux que l’on a supprimés, là aussi tous les locataires utilisent les biens publiques qui sont mis à leurs dispositions, la sécurité sociale profite aussi aux bas salaires, donc la charge doit être répartie de le même pourcentage sur les revenus, cela est valable pour les fonctionnaires et les politique et les professions libérales.
Décision venue de quekqu’un qui n’a jamais été confronté au besoin de création de valeur par le travail, ayant lui-même toujours vécu aux frais des conrtibuables, c’est à dire des entreprises et de leurs salariés, seuls contributeurs.
Tant que le cumul salarié de l’état (direct ou indirect) vs élu ne sera pas interdit, nosu serons confronté à des décisions prises par ceux qui vivent de l’impot aux faris de ceux qui generent et payent l’impot.
Je m’étonne une foi de plus que ce monsieur nous parle du salaire brut qui est un tour d’illusionniste. Est il complice ou ignorant?
Quand on parle de salaire on doit ajouter au brut la soi disant « part patronale » qui est financée également par le fruit du travail du salarié. Vous en doutez? Alors expliquez moi pourquoi quand le salarié quitte l’entreprise le patron cesse de verser sa « part »?
Mais ce n’est qu’in exemple des nombreux « complots d’état » pour leurrer le peuple et lui faire passer l’inacceptable. D’ailleurs l’invention de l’anathème « complotiste » en fait partie ! En somme, les comploteurs ont inventé le « complotisme »… étonnant, non?
Rien que le fait qu’ils utilisent le mot « social » prouve que cette proposition se révèlera mauvaise.
De toutes façons il est temps d’arrêter de chercher des impôts ou taxes à tous les étages du pays : il est temps de baisser les dépenses. Et pas dans les remboursements de soins, mais dans la masse des fonctionnaires administratifs d’une part, qui ne cesse de croître alors que l’informatisation est partout et que les entreprises font de plus en plus de tâches relevant autrefois de ces fonctionnaires, d’autre part en supprimant les agences de l’Etat et autres agences déguisées dont les emplois sont créés artificiellement (DPE, AMO, experts en tout genre) et surtout, surtout en supprimant l’aide publique au développement et l’AME et en arrêtant l’immigration (suffit de supprimer les aides et elle se tarira naturellement d’ailleurs).