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vendredi 17 juillet 2026

La Banque de France s’inquiète de la capacité des entreprises à rembourser leur dette

Temps de lecture : 2 minutes

En 2025, la capacité de remboursement des entreprises françaises s’est dégradée. Telle est la conclusion du dernier bulletin sur la situation financière des PME (de 10 à 249 salariés) et des ETI françaises (de 250 à moins de 5000 salariés), publié par la Banque de France.

Chaque année, l’institution financière évalue la capacité des entreprises à faire face à leurs engagements à un horizon d’un à trois ans. Le bulletin, daté du vendredi 17 juillet 2026, montre que la capacité de remboursement des entreprises s’est particulièrement dégradée l’année dernière pour les ETI.

La part d’entre elles qui présentent les meilleurs cotes – de « 1+ : Excellente + + » à « 4+ : Bonne + » – diminue en effet de 4,5 points de pourcentage par rapport à l’année 2024. La baisse n’est que de 2,9 points pour les PME et de 3,2 points pour les TPE (moins de 10 salariés).

Si l’on prend en compte la période 2022-2025, on observe que la part des « meilleures cotes » est passée de 66% à 59% en 2025 pour les TPE, de 66% à 58% pour les PME, et de 68% à 58% pour les ETI. C’est donc cette dernière catégorie qui voit sa situation se dégrader le plus.

En se concentrant sur les « mauvaises cotes » (allant de « 6 : Menacée » à « 8 : Fortement compromise ») qui regroupent les situations les plus critiques avant la cessation de paiement, on constate que la proportion de PME et ETI fragiles a augmenté en 2025 pour la cinquième année consécutive. Avec, là encore, une dégradation un peu plus marquée pour les ETI que pour les PME.

Ce bilan est préoccupant à deux titres. Premièrement, parce qu’il a été réalisé alors que la guerre contre l’Iran n’était pas encore déclarée. Par conséquent, il est à craindre que la situation se détériore encore en 2026.

Deuxièmement, parce que ce sont les ETI qui sont les plus atteintes. Or, comme l’a noté France Stratégie dans l’une de ses dernières notes, cette catégorie d’entreprises est le « fer de lance de l’économie française depuis trente ans ». Ce sont elles qui créent des emplois et de la valeur ajoutée. Toute mauvaise nouvelle les concernant est, par conséquent, inquiétante pour notre pays.

 Réduire les impôts et les réglementations qui écrasent les entreprises – les ETI comme les autres – s’avère de plus en plus urgent si l’on veut qu’elles continuent à investir, croître et embaucher.

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