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jeudi 9 juillet 2026

Les ressortissants étrangers s’intègrent moins bien au marché du travail français qu’ailleurs en Europe

Temps de lecture : 2 minutes

En 2024, l’intégration des immigrés dans le système économique français était un échec, selon les données de l’OCDE. En 2025, les difficultés d’intégration persistent.

Afin de comprendre pourquoi la France rencontre des difficultés à intégrer les ressortissants étrangers, il faut regarder trois indicateurs : le taux de chômage, le taux d’emploi ainsi que le taux de participation à la population active.

Selon Eurostat, les indicateurs d’intégration sur le marché du travail montrent que la France reste à la traîne en Europe. Le taux de chômage des personnes vivant en France mais ayant la citoyenneté d’un autre pays de l’Union européenne s’élève à 7,9 %, contre une moyenne de 7,0 % dans l’Union européenne. L’écart est plus important pour les personnes résidant sur le territoire français mais possédant la citoyenneté d’un pays situé hors de l’Union européenne : le taux de chômage de cette catégorie de personnes est de 15,9 %, contre 12,3 % en moyenne au sein de l’Union européenne. En Europe, parmi les pays ayant fourni leurs résultats respectifs, seules l’Espagne (16,7 %), la Finlande (20,7 %) et la Suède (22,8 %) présentent un taux de chômage supérieur à celui de la France.

Les résultats sont assez similaires en ce qui concerne le taux d’emploi : le taux d’emploi des ressortissants d’un autre pays de l’Union européenne résidant sur le territoire est de 73,8 %, contre une moyenne de 77,3 % au sein de l’Union européenne. L’écart est, là aussi, encore plus marqué pour les ressortissants de pays hors Union européenne : leur taux d’emploi en France est de 58,7 %, contre une moyenne européenne de 65,2 %, soit un écart de 6,5 points de pourcentage. Seules la Belgique (51,6 %), la Bulgarie (52,7 %) et la Finlande (57,5 %) font pire.

Le taux de participation à la population active (ou taux d’activité) représente le pourcentage de la population active (en emploi ou au chômage) par rapport à la population en âge de travailler. Là aussi, la France ne figure pas parmi les meilleurs : le taux d’activité des ressortissants européens y est de 80,1 %, contre une moyenne de 83,2 % au sein de l’Union européenne. Pour ce qui est des ressortissants non européens, le taux en France est de 69,5 %, contre une moyenne européenne de 74,3 %, soit un écart de 4,8 points de pourcentage. Au sein de l’UE, seules la Belgique (60,8 %), la Bulgarie (54,8 %) et la Roumanie (67,5 %) ont un taux d’activité moins important que la France.

En clair, l’intégration des immigrés sur le marché du travail n’est pas réussie, et ceci est encore plus marqué chez les ressortissants d’un pays hors Union européenne. Ces chiffres montrent bien les difficultés du modèle français à transformer l’immigration en véritable force économique. Au-delà du nombre d’arrivées, c’est bien la réussite de l’intégration professionnelle qui détermine l’impact réel de l’immigration sur l’économie.

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