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vendredi 5 juin 2026

En 2024, les salaires de la fonction publique d’État ont progressé trois fois plus vite que les salaires du privé

Temps de lecture : 2 minutes

L’INSEE a publié ses statistiques concernant les salaires au sein des trois catégories de la fonction publique pour l’année 2024 (fonction publique d’Etat, fonction publique territoriale et fonction publique hospitalière). Le moins que l’on puisse dire, c’est que 2024 a été une année plutôt positive pour les agents de la fonction publique !

Dans la fonction publique d’État (FPE), le salaire net moyen progresse de 2,6 % en euros constants, pour atteindre 3 018 euros en moyenne en équivalent temps plein (EQTP). Cette hausse est différente selon les catégories. Les agents de catégorie A, qui regroupent les emplois de conception, de direction et d’encadrement supérieur, enregistrent une progression de 3,4 % en euros constants. La catégorie B connaît une hausse de 2,1 %, tandis que la catégorie C enregistre une baisse de 2,6 %.

Dans la fonction publique territoriale (FPT), le salaire net moyen s’établit à 2 317 euros par mois en EQTP, avec une augmentation de 1,3 % en euros constants sur l’année. Du côté de la fonction publique hospitalière (FPH), les salaires progressent également, mais de façon moins importante, avec une hausse de 0,7 % en euros constants, pour atteindre 2 896 euros en moyenne en EQTP.

Si l’on compare avec le secteur privé, force est de constater que ce dernier affiche une dynamique plus faible. En 2024, le salaire net moyen en équivalent temps plein s’élève à 2 733 euros par mois en EQTP, avec une progression de seulement 0,8 % en euros constants sur l’année. Autrement dit, en moyenne, un agent de l’État gagne environ 285 euros de plus qu’un salarié du secteur privé par mois, mais surtout, ses rémunérations progressent plus de trois fois plus vite sur l’année 2024. Et cette tendance ne se remarque pas que sur l’année 2024. En 2023, les salaires du privé reculaient davantage (-1,0 %) que ceux de la fonction publique d’État (-0,4 %).

L’écart est encore plus marqué pour les agents de catégorie A, dont les salaires augmentent de 3,4 %, soit plus de quatre fois le rythme dans le privé. Quant à la fonction publique hospitalière, ses agents gagnent plus que dans le privé (+163 euros en moyenne), avec une augmentation de leur salaire globalement similaire à celle du secteur privé sur l’année 2024.

Une progression générale des salaires publics nettement supérieure à celle du secteur privé, surtout au sein de la FPE, est problématique. La soutenabilité et de l’équilibre à long terme de ce modèle ne peut pas résister aux dynamiques actuelles. Au-delà du fait qu’il faut réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires, il faut aussi supprimer le statut de la fonction publique et développer une réelle rémunération au mérite, système qui est déjà installé dans la plupart des pays de l’OCDE.

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17 réponses

  1. Une hausse qui ne s’est certainement pas répercutée sur les retraites corrrespondantes. Ou alors j’ai explosé les barêmes d’imposition, ou alors les retraites n’ont pas suivi le mouvement, mais il m’est versé moins qu’avant.

  2. Auxquels salaires il faut rajouter tous les avantages. Ce n’est pas compliqué, embauchez une personne de manage et payez le ou la mieux que ce que vous gagnez et regardez combien de temps cela peut durer.

  3. L’Etat a toujours été un bien piètre employeur !
    Mauvais gestionnaire du temps, incapable d’obtenir un travail suivi, manque de motivation et achat financier de la paix sociale… 

  4. Mais qu’on remette les éléments de rémunération au mérite, qui ont été supprimés dans certaines directions! Eh oui cela coûtait trop cher par in fine les agents étaient méritants.
    Il serait intéressant de faire une distinction dans la catégorie A qui comprend également les les hauts gradés, le niveau de traitement entre un « petit » A et un « grand » est très différent. Quant aux suppressions d’emplois rassurez vous on la subit de plein fouet. A la place on engage des contractuels « experts » qui coûtent une blinde.

    1. Cela n’a pas été supprimé parce que cela coûtait trop cher, mais parce que les syndicats y étaient totalement opposés, on sait pourquoi. Marylise Lebranchu a fait ce cadeau aux syndicats en échange d’une 4è année de gel du point d’indice.
      En effet, ce serait bien de remettre la rémunération au mérite, tout comme les 3 jours de carence, pour que les agents méritants s’y retrouvent face aux incompétents et planqués qui, forcément, tirent tout le monde vers le bas.
      Vous ne subissez aucune suppression d’emploi, puisque les contractuels remplacent ceux qui partent, vous le dites vous-mêmes. Contractuels qui coûtent nettement moins cher sur toute une vie, retraite comprise, c’est bien pour cela qu’il faut continuer de remplacer les fonctionnaires « au statut » par des contractuels.
      Par ailleurs, le fait que le nombre de fonctionnaires augmente chaque année est parfaitement documenté, malgré l’énorme informatisation de tous les secteurs et le transfert de nombre de tâches vers les entreprises privées.
      Oui, il est grand temps que le fonctionnariat, tout comme l’audiovisuel public, cesse de nous ruiner. Mais ce ne sera pas fait, le gouvernement en a trop besoin pour abaisser les chiffres du chômage.

  5. Bonjour désolé mais c’est faux , mon épouse cadre A fonction publique , + 0.5 % de net imposable , et c’est comme ça depuis 10 ans , échelon bloqué et garantie du pouvoir d’achat c’est tout , sa base de calcul pour la retraite n’a augmentée que de 6 % depuis 2012 ………

      1. L’INSEE va donner des moyennes masquant des disparité et les fonctionnaires ayant systématiquement les meilleures évaluations se retrouvent « au taquet » dès 35/40 ans, les système d’évaluation remontant à une époque de plein emploi et où il n’y avait pas comme aujourd’hui des bataillons de cadres et d’ingénieurs postulant aux concours pour se sortir du chômage, d’où accessoirement un effet d’éviction ayant conduit à la création du RSA pour les profils les moins compétitif à défaut de pouvoir les déchoir de leur citoyenneté française et de les expulser au nom de la réduction des coûts.

  6. Je suis bien d’accords avec vous. Malgré toutes ces informations sur les salaires de la fonction publique d’Etat, je n’ai pas vu mon traitement augmenté!
    Les contractuels embauchés pour diminuer les emplois de fonctionnaires sont bien mieux rémunérés que les focntionnaires ce qui crée de tensions dans les services.

      1. Les contractuels sont de droit privé et ça a pu donner lieu à des dérives sur certains profils critiques, en particulier des médecins hospitaliers démissionnant de la fonction publique pour se faire réembaucher en tant qu’intérimaires à des salaires bien plus élevés. Ca a été au point que le gouvernement a fini par légiférer pour plafonner la rémunération des contractuels car cette dérive était en train d’assécher les budgets des hôpitaux, dont les primes pour les titulaires méritants.

  7. Supprimons le statut de la fonction publique et récentrons l état sur ses missions régaliennes défense sécurité justice et diplomatie
    Ce qui revient à passer de près de 6 millions à 600 000 fonctionnaires
    Malheureusement les propositions de D Lisnard reste très éloignées de ces grandes réformes structurelles

    1. Le statut a été accordé à de multiples corps de métiers car sinon, plus personne ne voudrait les exercer ou alors à des salaires qui pousseraient les Français à se soigner ou à aller à l’école, en sachant qu’un jeune sortant du système éducatif sans diplôme est en perspective un fardeau pour la collectivité et si on gérait le pays comme une entreprise, il faudrait idéalement les déchoir de leur nationalité française et les expulser, mais on créerait alors des apatrides, ce qu’interdit le droit français à moins de toucher à la constitution.

      1. On se demande bien comment font tous les pays autour de nous, qui tous s’en sortent bien mieux question fonctionnariat, aussi bien en nombre de fonctionnaires qu’en efficacité de fonctionnement ! Sans parler du coût bien moindre pour les dépenses publiques.
        Rien qu’à voir nos résultats scandaleux aux tests scolaires, la nullité de notre justice, le sous-équipement de nos policiers, les délais médicaux à rallonge (quand il ne faut pas faire une cagnotte pour pouvoir acheter un scanner !) : il est évident qu’il faut supprimer le « statut » et transférer tout le non régalien au privé,
        Ah idéologie, quant tu nous tiens et nous fait dire n’importe quoi (déchoir les chômeurs de leur nationalité ??) pour justifier le grand n’importe quoi entraîné par un « statut » devenu fardeau pour la collectivité.

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