La déclaration était attendue dans le microcosme des banquiers et des financiers. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a annoncé l’arrêt du rachat de dette souveraine et la remontée des taux d’intérêt direct pour début juillet. Les Etats européens qui s’étaient endettés au-delà du raisonnable, sans frais, durant le covid vont désormais se réhabituer au retour du réel. C’est un vrai basculement puisque les taux directeurs de la BCE étaient négatifs depuis la crise de la dette en 2011 dans la zone euro. Du jamais vu dans l’histoire de la finance.
La remontée des taux devrait s’étaler sur plusieurs mois pour limiter les effets sur l’économie réelle. La BCE a ainsi prévuune hausse de 25 points de base en septembre si l’inflation dépasse 2,1% dans la zone euro. Une limite déjà dépassée depuis plusieurs mois. L’institution a, dans les traités, l’obligation de maintenir l’inflation en dessous des 2%.
Les gouvernants français ne semblent guère préoccupés par la mesure. Ils continuent à distribuer des chèques et indexent les retraites et les prestations sociales sur l’indice des prix, ce qui alimente l’inflation. Sans compter que toutes ces dépenses creusent notre déficit public et augmentent la dette. La fin de l’argent magique va-t-elle leur faire prendre conscience que la dette coûte et qu’il est urgent de réformer ?
De leur côté les banques commerciales ont déjà commencé à remonter leurs taux d’intérêt à court, moyen et long termes. Alors qu’il était possible d’obtenir un crédit immobilier à 0,85% il y a un an, les taux approchent aujourd’hui les 2%.
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2 réponses
C’est vraiment la foire du siècle. Tout le monde (enfin, ceux qui savent encore que deux plus deux font quatre) savait que ces taux étaient complètement ubuesques (comme toute la politique européenne et française). Comme disait « Coluche » : « un jour ou l’autre les oiseaux s’arrêtent de voler »; et bien voilà qu’ils atterrissent. Les taux vont remonter entre 4 et 5 % assez vite (dans les 24 mois à venir) et enfin se stabiliser de manière décente. Par contre, bonjour la France à de tels taux. On va payer le quoi qu’il en coûte, mais surtout le reste de toutes ces dépenses dispendieuses et irréalistes du dernier quinquennat. Les français paieront au moins jusqu’aux arrières petits-enfants. Bon avenir et demain votez bien et surtout pas comme à la présidentielle…
Mauvais diagnostic de la part de la BCE. L’inflation ne trouve pas son origine dans un excès de la demande intérieure, mais dans une insuffisance de l’offre extérieure liée à l’épidémie Covid en Chine ou la guerre entre l’Ukraine et la Russie sans parler des disfonctionnements climatiques. La hausse des taux d’intérêt va freiner l’investissement productif, détériorer la compétitivité déjà faible de nos entreprises et freiner la transition écologique des entreprises et des ménages ; tout au plus freinera-t-elle quelques entreprises à accorder des augmentations de salaires ; sans mentionner le renchérissement du coût de la dette abyssale de l’état français et son impact négatif sur le déficit budgétaire déjà voué à augmenter.
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C’est vraiment la foire du siècle. Tout le monde (enfin, ceux qui savent encore que deux plus deux font quatre) savait que ces taux étaient complètement ubuesques (comme toute la politique européenne et française). Comme disait « Coluche » : « un jour ou l’autre les oiseaux s’arrêtent de voler »; et bien voilà qu’ils atterrissent. Les taux vont remonter entre 4 et 5 % assez vite (dans les 24 mois à venir) et enfin se stabiliser de manière décente. Par contre, bonjour la France à de tels taux. On va payer le quoi qu’il en coûte, mais surtout le reste de toutes ces dépenses dispendieuses et irréalistes du dernier quinquennat. Les français paieront au moins jusqu’aux arrières petits-enfants. Bon avenir et demain votez bien et surtout pas comme à la présidentielle…
Mauvais diagnostic de la part de la BCE. L’inflation ne trouve pas son origine dans un excès de la demande intérieure, mais dans une insuffisance de l’offre extérieure liée à l’épidémie Covid en Chine ou la guerre entre l’Ukraine et la Russie sans parler des disfonctionnements climatiques. La hausse des taux d’intérêt va freiner l’investissement productif, détériorer la compétitivité déjà faible de nos entreprises et freiner la transition écologique des entreprises et des ménages ; tout au plus freinera-t-elle quelques entreprises à accorder des augmentations de salaires ; sans mentionner le renchérissement du coût de la dette abyssale de l’état français et son impact négatif sur le déficit budgétaire déjà voué à augmenter.