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jeudi 12 février 2026

Climat : 150 entreprises appellent à réduire les émissions de l’UE d’au moins 90 %

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Mardi 27 mai, plus de 150 entreprises ont adressé une lettre ouverte au Conseil européen, à la Commission européenne et aux eurodéputés, appelant l’UE à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 90 % d’ici 2040, par rapport au niveau de 1990. Il s’agirait d’un objectif minimal à atteindre au nom du « risque climatique ».

Comment y parvenir ? Elles se gardent bien de le préciser. Comme toujours, ces appels au dirigisme économique sous couvert de protection de l’environnement n’ont aucun ancrage dans la réalité. L’UE représente moins de 7 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2023, tandis que la Chine émet davantage que tous les pays de l’OCDE réunis. D’autres pays, comme l’Inde, sont en phase d’industrialisation rapide et ont donc besoin de croître avant d’investir dans des technologies bas carbone. Les signataires de cette lettre ne se sont visiblement pas posé la question suivante : est-il souhaitable d’exiger des pays développés une conversion quasi immédiate au tout-bas carbone, quand les pays en développement n’ont même pas eu le temps d’atteindre un niveau de vie suffisant ? Le réchauffement climatique est un phénomène global. Tout porte à croire qu’une stratégie exclusivement centrée sur l’UE ne changera pas substantiellement les choses.

Nous l’écrivions dans un précédent article : les énergies renouvelables ne sont pas adaptées pour satisfaire la demande croissante d’énergie dans le monde, notamment dans les pays du sud. Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, avait rappelé avec lucidité, lors d’une commission d’enquête sénatoriale, que 80 % de l’énergie consommée à échelle mondiale était d’origine fossile en 2019. Si l’UE décidait demain de réduire ses émissions de CO2 de 90 % et de forcer des entreprises comme Total à ne plus investir dans les énergies fossiles, ce ne serait pas un progrès écologique, mais une désorganisation du marché mondial dont il résultera une flambée des prix et une pénurie pour des millions de personnes. Encore une fois, les signataires de la lettre en ont-ils conscience, ou préfèrent-ils sombrer dans le virtue signalling (vertu ostentatoire) pour redorer leur image de marque et quémander des subventions ?

Réduire de 90 % les émissions de l’UE en quinze ans implique un bouleversement total de nos modes de production, qui risque fort d’être catastrophique s’il est imposé  par le haut. S’il doit y avoir une transition énergétique, elle ne se décrètera pas depuis Bruxelles : elle se construira dans la liberté économique et ce qu’elle implique (liberté d’entreprendre, liberté des prix), en laissant émerger des solutions adaptées aux contextes propres à chaque pays.

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14 réponses

  1. Ce serait interessant de connaître le profil des entreprises signataires…
    Pari tenu qu’ils sont jugés et parties impliquées dans le renouvelable….

  2. Par « Entreprise », j’imagine qu’il faut entendre dirigeant d’entreprise et personne ne les empêche de mettre en œuvre cette réduction dans leur propre entreprise pour commencer et montrer l’exemple. Cet appel est donc parfaitement inutile.

  3. Les projections des modèles numériques reposent sur l’hypothèse non prouvée que les émissions anthropiques de CO2 réchauffent l’atmosphère. Voyons ce qu’en dit le GIEC (SPM 2021) : « Chaque 1000 Gt d’émissions cumulées de CO2 génère un réchauffement de 0, 45°C. Chaque tonne de CO2 ajoute au réchauffement climatique. » Les émissions annuelles de l’Europe sont de 2, 7 Gt CO2. Si les objectifs du Green Deal, soit zéro émissions européennes en 2050, étaient atteints, la réduction des émissions cumulées de l’UE à la fin du siècle serait de 200 Gt et donc la réduction de la température terrestre serait de 0, 09°C (0, 45. 200/1000), donc non significative. Donc réduire nos émissions de CO2 est absurde, inutile mais destructeur de l’économie européenne.

    1. Simple hypothèse qui nécessite d’être prouvée. C’est agacant de voir que le GIEC ne respecte pas la méthode scientifque dont pourtant il se vante! Concernant l’Europe c’est complètement idiot vu que le reste du monde continue d’en émettre!

    2. Jean-Pierre Bardinet reprend un raisonnement comme si c’était établi et vrai que le CO2 de l’air est responsable du réchauffement global. Donc même si cette hypothèse était vraie, les mesures sont ridicules, inefficaces et donc inutiles. Mais pour moi c’est un raisonnement par l’absurde, car les émissions de CO2 ne sont pas la cause ni du réchauffement de l’atmosphère, ni a fortiori, de l’océan. Par ailleurs, si l’océan chauffe parce qu’il absorbe mieux ou plus de lumière du soleil, il peut non seulement chauffer l’air mais libérer du CO2 et le tout se met à l’équilibre.
      Les chiffres du GIEC sont basés sur l’hypothèse qu’il y a une relation causale entre la part de CO2 dans l’air et la température globale de la terre. Il inverse les effets et les causes. S’engager à faire une réduction de CO2 pour obtenir une réduction non significative des températures, c’est plus bête encore qu’un serment d’ivrogne.

  4. Non seulement nous sommes sensé baisser notre consommation en « carbone fossile » , dont vient d’être démonter qu’une partie n’est pas issu de carbone biogénique, mais bien de pétrole géochimique ( pas encore quantifié) , de limiter les engrais NPK soit-disant pour « coincer » l’économie de guerre russe, mais surtout pour détruire en Europe une agriculture contrôlée ($,€) par les lobbies de l’agrobusiness. On nous demande (au CNRS) par ex. de manger moins de viandes (SIC!) …… Les modèles climatique sont fabriqués pour exagérer volontairement les températures futures afin d’ assujettir les populations par du bourrage de crâne médiatique. Moralité: de quoi sont morts les bobos de l’écolo-business: comme les dinosaures, fous de faim! Pas de CO2 = pas production vivrière.

  5. La liste de ces 150 entreprises mérite d’être publiée.
    Il s’agit sans doute, comme vous le suggérez, de chasseurs de subventions…

  6. Le PICCa (Panel Intergouvernemental pour le Changement Climatique ANTHROPIQUE, vrai nom statutaire du giec) n’a pas le choix. Ses fonctionnaires ne peuvent subsidier des unifs que pour des travaux qui prédisent qu’un réchauffement catastrophique « va arriver » ET que la bête humaine en est responsable.
    Les conclusions sont écrites d’avance.
    « Ils » n’ont pas le choix… (sauf d’en partir, ce que certains courageux ont fait)

  7. « …les signataires de la lettre en ont-ils conscience, ou préfèrent-ils sombrer dans le virtue signalling (vertu ostentatoire) pour redorer leur image de marque et quémander des subventions ? »

    Quémander des subventions est la réponse évidente. Tous les escologistes et leurs séides sont des quémandeurs de subventions. Leur but est de s’engraisser en faisant payer leurs chimères par le bon peuple.

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