Journal d'actualité libéral
|
mercredi 15 avril 2026

La Confédération paysanne demande une « politique de l’eau », mais combat ardemment les retenues d’eau

Temps de lecture : < 1 minute

L’été fut sec, l’occasion pour la Confédération paysanne de demander à l’Etat d’intervenir. Ce syndicat agricole de gauche, minoritaire, réclame « la mise en place d’un fonds mutuel et solidaire où l’ensemble de la filière serait partie prenante ». Pour Thomas Gibert, maraîcher et porte-parole national de la Confédération paysanne, toutes les parties prenantes du secteur agricole devraient y participer, « les fournisseurs d’engrais, de semences, l’agro-industrie, la grande distribution ». Il déplore le fait que les agriculteurs soient « les premiers touchés du dérèglement climatique » et estime nécessaire d’instaurer « une politique de l’eau avec une meilleure répartition de la ressource ».

Pourtant, la Confédération paysanne, aux côtés des écologistes et militants d’extrême-gauche, milite ardemment contre les retenues d’eau qui sont un des atouts pour une agriculture plus résiliente face aux sécheresses. Syndicat de José Bové, la Confédération est farouchement opposée aux cultures OGM qui réduiraient pourtant beaucoup la consommation d’eau.

La Confédération paysanne, comme les autres syndicats agricoles, devrait militer pour un assouplissement réglementaire concernant l’usage et le stockage de l’eau en milieu agricole, le cadre français étant très restrictif. Comme en Espagne ou en Italie, il serait peut-être envisageable de réutiliser les eaux usées traitées et dépolluées, pratique peu répandue chez nous tant la législation est contraignante.

Plutôt que de demander un fond pour assurer les pertes liées à la sécheresse, il faudrait limiter ces pertes en permettant un usage et un stockage de l’eau moins réglementés.

Illustration de couverture ©Freepik

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


3 réponses

  1. et surtout que l’argent ne se mange pas! quelle folie de demander toujours plus d’argent public sans réfléchir aux solutions pour continuer de produire dans un contexte de transition environnementale et climatique

  2. Ils ne veulent que de l’argent, toujours. S’ils pouvaient être des fonctionnaires agricoles aux 32 heures, ils seraient heureux. C’est le but de leur demande : créer un fonds alimenté par un maximum de contributeurs, pour être certains qu’il y ait assez d’argent pour en vivre.

  3. Bonjour. Il est inimaginable que l’on puisse considérer que la France serait en manque d’eau. Deux exemples de la mauvaise gestion de la ressource devraient faire réfléchir :
    1. Le volume des fuites dans les réseaux d’adduction : 20% de l’eau potable produite s’échappe, via des fuites sur le réseau. Selon les chiffres de l’Office français de la Biodiversité, cela représente 937 millions de mètres cubes d’eau perdus chaque année, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 18 millions d’habitants.
    2. Les canaux comme le canal EDF de la Durance déversent l’eau directement dans l’étang de Berre, provoquant sa désalinisation et le gaspillage de millions de mètres cubes d’eau. Pourquoi pas un aqueduc vers le Roussillon et la Catalogne ?

    Et ces imbéciles qui s’opposent à tout stockage, sans discernement, ajoutent encore au n’importe quoi qui règne au pays de Veolia et de Suez…
    Que l’Espagne ou le Moyen-Orient manquent d’eau, d’accord, mais la France, elle, manque de volonté politique et subit une gestion désastreuse de l’eau.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.