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jeudi 17 septembre 2026

Décrochage de la productivité française par rapport aux États-Unis : la faute au numérique

Temps de lecture : 2 minutes

Cocorico ! Le champion français de l’intelligence artificielle (IA), Mistral AI, vient de lever 3 milliards d’euros (Md€). Il s’agit de la plus importante levée de fonds en capital jamais réalisée par une entreprise technologique européenne, trois ans après sa création. Par ailleurs, selon l’étude que viennent de publier le fonds Asgard Capital et le cabinet Roland Berger, Paris figure dans le Top 10 mondial des villes comptant le plus de startups IA. Avec 73 sociétés, la capitale française est loin derrière San Francisco (596), Londres (211) ou Tel Aviv (189), mais elle fait jeu égal avec Los Angeles (73) ou Shanghaï (77).

Ces deux réussites ne doivent cependant pas cacher le fait que la France reste un nain en matière d’investissements dans les startups, y compris dans celles spécialisées dans l’IA. Cela aura nécessairement des conséquences sur l’économie française, si l’on en croit les effets qu’a eu son retard en matière de technologies numériques sur la productivité.

Une note de la direction générale du Trésor montre clairement qu’entre 1997 et 2019, la productivité horaire a progressé en moyenne de 0,6 point de plus par an aux États-Unis qu’en France. Un écart qui s’explique en totalité par une productivité plus faible des secteurs numériques en France, qu’ils soient producteurs de technologies numériques (fabrication d’ordinateurs et de composants, télécoms, centres de données, édition de logiciels et applications, conseil informatique…) ou utilisateurs intensifs de ces technologies (commerce, services financiers, etc.).

Entre 1997 et 2019, la valeur ajoutée en volume des secteurs producteurs de technologies numériques a été multipliée par 2,8 en France et par 5,3 aux États-Unis, contre respectivement 1,4 et 1,7 pour l’ensemble de l’économie. En 2025, seulement 61% des entreprises françaises utilisaient au moins une technologie numérique avancée (internet des objets, IA…), contre77% en moyenne dans l’Union européenne (UE) et 78% aux États-Unis, d’après la Banque européenne d’investissement (BEI).

S’appuyant sur ces données, la Direction générale du Trésor affirme que le développement et la diffusion de l’intelligence artificielle constitue un enjeu crucial pour la croissance future en France et en Europe. A cet égard, elle se réjouit de la mise en place de politiques publiques à même de pallier le retard des acteurs français et européens sur toute la chaîne de valeur : France 2030, Osez l’IA ou encore le paquet sur la souveraineté technologique proposé par la Commission européenne.

Mais faut-il vraiment plus d’argent public pour combler notre retard avec les Etats-Unis ? Ne serait-il pas plus pertinent d’agir sur l’inflation normative, la lourdeur des prélèvements et la rigidité du marché du travail ? Et ne conviendrait-il pas de créer des fonds de pension pour aider les entreprises à lever les capitaux nécessaires à leur croissance ?

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4 réponses

  1. Tant que les franchouillards passeront leur temps à pleurnicher lâchement sur leur sort ( le pouvoir d achat, le prix des hydrocarbures…) en demandant de nouvelles aides à l état nounou en faillite au lieu de couragement se retrousser les manches pour redresser la situation rien ne changera dans la lente et inexorable descente du pays
    2027 un remake de 2022????

    1. Ils faudrait surtout qu’ils votent différemment. Les politiques promettent ce qui leur donne le pouvoir et s’y maintiennent à coup d’aides et d’allocations. Un politicien qui promettrait « du sang et des larmes » à la Churchill, ou plutôt du travail et des efforts pour coller à la réalité française, n’a aucune chance d’être élu. Une Tondelier qui promet des conģés menstruels, ou des congés climatiques, assortis de toutes sortes d’allocations pour ceci ou cela, sait très bien où chercher quelques voix supplémentaires pour justifier sa candidature. Promettez la retraite à 65 ans (comme elle était il y a encore 50 ans) et la semaine de 42 heures comme en Suisse, c’est la voie vers la richesse, mais vous ne serez pas élu. Les politiciens, qui ne font que refléter la masse des électeurs ne sont pas en cause. Le suicide économique est en route mais le peuple l’ignore ou ne veut pas s’en préoccuper tant que l’estomac est plein et qu’il y a la télé et les réseaux sociaux pour se divertir.

  2. On sait très bien ce que donne comme résultat les plans du gouvernement. On la constaté avec le fameux plan CALCUL sensé faire de la France un champion numérique!

  3. On sait très bien ce que donne comme résultat les plans du gouvernement. On l’a constaté avec le fameux plan CALCUL sensé faire de la France un champion numérique!

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