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vendredi 23 janvier 2026

Dépenses publiques en France : 10 points de plus que l’Allemagne et que la moyenne européenne

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Les dernières données Eurostat (2019) sur les dépenses publiques viennent de sortir. La France est toujours championne, avec 55.6 % du PIB contre une moyenne de 47,0 % dans la zone euro, soit un écart de 8,6 points. Par rapport à l’Europe des 28 et par rapport à l’Allemagne, l’écart est respectivement de 9.8 et, 10.4 points. Les dépenses de protection sociale ont augmenté de 4,5 points de PIB en France contre 2,9 points en moyenne dans la zone euro, ce qui tient surtout aux retraites.

Les dépenses publiques consacrées à la protection sociale s’élèvent à 31,9 points de PIB en France en 2019, contre 27,0 points dans la zone euro. Les dépenses publiques de la France sont passées de 51,7 % du PIB en 2001 à 55,6 % en 2019, soit + 3,9 points, alors que la moyenne de la zone euro n’a quasiment pas varié (46,9 % du PIB en 2001 et 47,0 % en 2019, soit + 0,1 point). La France est imbattable pour ce qui est des dépenses et elle veut toujours faire la course en tête. Avec les conséquences (et les résultats) que l’on connaît.

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Une réponse

  1. Dépenses publiques en France
    Pour la neutralité du raisonnement, il conviendrait de comparer ce qui est vraiment comparable: la France a en effet choisi (??) un système de santé monopolistique et obligatoire d’Etat qui concentre la quasi totalité des dépenses de santé primaires (hors complémentaires), quand nos voisins ont un système de base plus ouvert, et par conséquent un système complémentaire volontaire plus important. Il est donc évident que les dépenses de santé du système obligatoire français pèsent davantage que celui de nos voisin ! Le sens de l’article est donc de signaler que l’intervention étatique française est beaucoup plus importante qu’ailleurs en matière de santé, mais les chiffres cités n’indiquent pas que ce système est plus coûteux que celui (ceux) de nos voisins, et bien que ce soit probablement vrai au regard du manque d’efficience chronique de tous les systèmes gérés par l’Etat français. C’est ce différentiel d’efficience qu’il conviendrait de chiffrer, sans doute de l’ordre de 20 à 30 %, surcoût classique de la bureaucratie administrative française.

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