La délégation sénatoriale à la prospective a présenté mercredi un rapport, rédigé par Sylvie Vermeillet, sénateur UC du Jura et par Eric Bocquet, sénateur communiste du Nord, éclairant sur l’avenir et la soutenabilité des dettes publiques.
L’endettement de la France représentait 20% de son PIB en 1980, 40% au début des années 90, 60% au début des années 2000, avant de monter à 80% suite à la crise financière de 2008, de frôler les 100% avant la crise sanitaire pour crever le plafond avec celle-ci et atteindre les 115% (soit 2 740 Mds$) que nous connaissons.
Seul des pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas ont réussi le tour de force de faire baisser leur dette publique. Celle-ci99/ atteint 260% du PIB au Japon et 125% aux Etats-Unis (qui conservent toutefois leur capacité de faire tourner la planche a billet), soit 28 000 Mds€.
En revanche, en raison de taux d’intérêts particulièrement bas, la charge de la dette s’est allégée. Le rapport note qu’une reprise de l’inflation aurait un effet ambivalent sur la dette publique : dans un premier temps, elle rognerait la valeur réelle de celle-ci et ferait baisser les taux d’intérêts réels mais dans un second temps l’on s’exposerait à un durcissement de la politique monétaire et à une remontée des taux, renchérissant alors le coût de l’endettement.
Clairement, chaque crise – récession de 1993, crise financière de 2008, crise du covid – fait monter d’un cran le niveau de la dette au-delà du rythme normal. La conjoncture, une fois de plus, ne fait que révéler les défauts de la structure.
Plusieurs solutions sont envisagées : la mutualisation de la dette au niveau européen (ce qui suppose d’avoir l’accord de l’Allemagne), sa monétisation, pour l’heure interdite par les traités européens, et même le défaut.
Les deux sénateurs concluent en espérant qu’une croissance forte, des taux d’intérêts bas et une maîtrise des comptes publics permettront de stabiliser la dette. A aucun moment, ils n’envisagent la réduction de celle-ci. C’est pour le moins inquiétant, pour ne pas dire irresponsable.
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Une réponse
En 40 ans, la dette publique est passée de 20% à 115% du PIB La question de la dette publique est une question d’Etat. En effet la dette en elle même n est pas mauvaise, c est qu il en est fait qui pose généralement problèmes. Comme le disait Hamilton, « la dette est une bénédiction nationale ». Alors même s’il est vraie que la dette française a atteint des proportions importantes depuis les années 80, force est également de constater qu’elle a été bien utilisée car le niveau de croissance s est nettement amélioré, le filet de sécurité social est bien ficelé. Il est vrai également que ce niveau de la dette français dépasse celui fixé par les critères de convergences. Au delà de cet état des choses, le gouvernement peut davantage mettre sur pieds des stratégies pour une meilleure utilisation et même une réduction de cette dette. Car faut pas perdre de vue la règle d’or de la dette, laquelle stipule qu’on endette pour investir.
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En 40 ans, la dette publique est passée de 20% à 115% du PIB
La question de la dette publique est une question d’Etat. En effet la dette en elle même n est pas mauvaise, c est qu il en est fait qui pose généralement problèmes. Comme le disait Hamilton, « la dette est une bénédiction nationale ». Alors même s’il est vraie que la dette française a atteint des proportions importantes depuis les années 80, force est également de constater qu’elle a été bien utilisée car le niveau de croissance s est nettement amélioré, le filet de sécurité social est bien ficelé. Il est vrai également que ce niveau de la dette français dépasse celui fixé par les critères de convergences. Au delà de cet état des choses, le gouvernement peut davantage mettre sur pieds des stratégies pour une meilleure utilisation et même une réduction de cette dette. Car faut pas perdre de vue la règle d’or de la dette, laquelle stipule qu’on endette pour investir.