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vendredi 29 mai 2026

En France, on recule l’âge de départ à la retraite, en Allemagne, on le repousse à 67 ans

Temps de lecture : 2 minutes

Le contraste avec la paralysie parlementaire et les surenchères dépensières en France ne saurait être plus clair ; les députés allemands ont réussi in extremis à trouver un compromis, quoique très critiquable en raison du poids qu’il fait peser sur les générations futures, pour adopter vendredi la réforme controversée des retraites. Un soulagement pour le chancelier Merz après la rébellion d’un groupe de jeunes conservateurs qui menaçaient de torpiller ce projet jugé coûteux.

Avec 318 voix sur 598 exprimées, la coalition des conservateurs et sociaux-démocrates a obtenu la majorité absolue escomptée par le chancelier Friedrich Merz, après avoir tremblé pendant plusieurs semaines. M. Merz promet désormais une réforme plus fondamentale des retraites, qui assurera un « Etat social financièrement viable, performant et équitable entre les générations ».

Ces propositions, qui pourraient notamment repousser l’âge de départ à la retraite (66 ans actuellement et 67 ans à partir de 2031), seront sur la table dès le deuxième trimestre 2026, a indiqué la CDU. Le texte du jour, projet phare de la coalition, prévoit entre autres la stabilisation du niveau des retraites à 48% du revenu moyen actuel en Allemagne jusqu’à 2031, ligne rouge des sociaux-démocrates (SPD). Les débats s’étaient cristallisés sur une clause fixant les retraites à un niveau plus élevé après 2031, ce qui aurait coûté plus de 120 milliards d’euros d’ici 2040 selon la Junge Union. Ce maintien des pensions profiterait davantage aux retraités les plus aisés, avaient également pointé des économistes.

« Vous avez durablement sapé la confiance des gens dans le système de retraite public et surtout dans la politique », a dénoncé Ulrike Schielke-Ziesing, députée de l’extrême droite AfD, principal parti d’opposition, soulignant qu’un quart du budget allemand est dédié aux retraites.

Si on peut saluer le sens des responsabilités des députés allemands, qui ont repoussé le départ à la retraite à un âge, 67 ans donc, qui paraitrait absolument intolérable en France, force est de constater que ces réformes ne résolvent pas le problème de fond, qui est l’incapacité du système de retraites par répartition à être viable à terme en raison de l’effondrement de la natalité. Notamment, en Allemagne aujourd’hui on dénombre tout juste 1,35 enfant par femme en âge de procréer, en moyenne.

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8 réponses

  1. Je ne cesserai de répéter que le système par répartition est viable si on arrête de verser une retraite à ceux qui n’ont pas élevé d’enfant!
    Ces derniers ont la capitalisation à leur service.

    1. Ceux que vous voulez priver de retraite ne devraient pas avoir à verser de cotisations, ni personnelles ni patronales. En capitalisant l’économie réalisée ils obtiendraient une rente bien plus généreuse que la retraite perdue.
      L’option pourrait même être ouverte à ceux qui ont des enfants, pour le plus grand bénéfice de leur avenir.

  2. Face à une natalité en berne les pays occidentaux doivent travailler plus, augmenter la dose de capitalisation et investir massivement dans les pays en pleine croissance comme le fait le Japon dans le sud est asiatique!!!!
    Bien loin de l état d esprit de nos franchouillards réactionnaires……
    Sinon c est banqueroute et déclin assurés!!!!!

  3. Le système de retraite par répartition est une fumisterie mise en place par ses pères fondateurs où les derniers sont des laissés pour compte. C’est facile à comprendre que l’on croit ou non à l’apocalypse.
    Seul un système par capitalisation serait juste, encore faut-il avoir le courage de l’avouer et de le mettre en place.

  4. Je pense qu’il faut refuser tout report d’âge de départ pour obliger l’Etat à chercher une vraie solution.
    Les Allemands repoussent à 67 ans ? Et après ? Ce sera 70, puisqu’ils ne changent pas l’origine du problème !
    On voit bien que discuter âge n’est pas une solution, ça ne fait que masquer le problème pendant 1 an et hop, sujet de nouveau sur la table. En refusant tout report, ce raisonnement qui est une impasse sera cassé, et ils seront bien obligés, enfin, de discuter capitalisation.

    1. Tout à fait d’accord avec vous.
      A ce rythme on aura un âge légal à 80 ans dans quelques décennies. C’est une stupidité abyssale. Il faut un fond de retraite abondé par des sources assez connues mais tellement cadenassées par principe

  5. Et si pour une fois les syndicats se montraient intelligents ?
    Deux choses seraient intéressantes , avoir l’avis des syndicalistes français sur ce report que l’on observe dans bien d’autres pays , et savoir pourquoi le taux de cotisation des fonctionnaires est plus faible que dans le privé, pourquoi ils peuvent prendre leur retraite plus tôt et pourquoi leur retraite ne se calcule pas de la même façon que dans le prive.
    En répondant à ces questions on résoudrait le problème . On pourrait même s’offrir le luxe d’une simulation à 65 ans pour tout le monde avec un taux de cotisation homogène de 20% et une retraite à 70% du salaire moyen des 5 dernères années pour tout le monde.
    Pas besoin d’être enarque pour comprendre .

  6. Les Allemands ont raison, et leur sérieux fait contraste avec notre irresponsabilité
    Par contre, je ne comprends pas pourquoi relever l’âge de départ ne compense pas le recul démographique. Mathématiquement c’est au contraire la formule la plus massive pour y faire face.

    On peut rajouter que si il n’y avait aucun enfant, les retraites ne seraient pas la seule chose qui s’effondrerait, quelque soit leur régime

    Je suppose que beaucoup de couples pensent : «Pourquoi avoir des enfants puisque j’aurai une retraite ? » sans se rendre compte de la contradiction

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