Accueil > Les pendules à l'heure > Enseignants : il fallait vivre sur une autre planète pour croire que la « paie au mérite » récompenserait autre chose que l’appartenance politique
Vu de l’intérieur, j’aimerais amener quelques éléments de réflexion. Le gauchisme des professeurs, souvent exagéré à droite, est lui aussi une conséquence, et non une cause. D’abord, la profession s’est beaucoup dépolitisée ces dernières décennies. Ensuite, d’après les sondages, 25% des enseignants votent RN, ce qui n’est pas rien. Les causes profondes demeurent institutionnelles.
1) La loi de 89 est le moment fondateur. Elle refonde entièrement l’école, en changeant sa finalité. Depuis cette loi, notre école n’est plus une institution vouée à la transmission de savoirs, mais un instrument d’ingénierie sociale.
2) Dans le sillage de cette loi vient le code de l’éducation, lui aussi rédigé par les socialistes. Lisons en particulier l’article L111-1, qui fixe les objectifs du système scolaire. Il est d’une confusion extrême, mais le premier objectif fixé est formulé ainsi : « Il [le système éducatif] contribue à l’égalité des chances et à lutter contre les inégalités sociales et territoriales en matière de réussite scolaire et éducative ». La première mission institutionnelle de notre école n’est pas d’instruire la jeunesse. Elle est de lutter contre les inégalités. C’est à dire que, dans sa structure légale même, notre système scolaire est fondé sur les bases du communisme.
3) Sous Hollande, 2013, mise en place des « parcours éducatifs », qui sont un doublon des programmes. Ils permettent un magnifique coup de Jarnac : si les programmes sont neutres, ces parcours, eux, sont complètement politisés. Les macroniens les ont utilisés à fond. La loi climat et résilience, pour résumer, fait du programme EELV une part des programmes scolaires. Un prof qui ferait la promotion du nucléaire, de l’industrialisation, serait hors la loi. L’éducation à la sexualité, plus récente, est un autre exemple de ces « parcours », qui permettent de contourner la neutralité des programmes.
4) Et c’est sur ce point que j’aimerais attirer l’attention des libéraux : le PPCR (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations), à l’éducation nationale, constitue une victoire décisive, et je le crains définitive, pour la gauche. L’idée était de payer les profs au mérite. Bonne idée, tout le monde s’est-il exclamé. Sauf qu’à l’éducation nationale, le mérite ne connaît qu’un seul critère : le degré de gauchisme. Le PPCR fut un cadeau en or massif des macroniens aux réseaux de gauche, qui tiennent tous les centres de décision. Le clientélisme politique a explosé, les profs de gauche se remplissent les poches, les profs de droite sont marginalisés. Croit-on sérieusement que, lorsqu’un inspecteur de l’UNSA visite un professeur de l’UNSA, son évaluation s’opère sur de stricts critères professionnels ? Il fallait vivre sur une autre planète pour croire que cette « paie au mérite » récompenserait autre chose que l’appartenance politique.
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16 réponses
Que les jeunes votent plus à goche que les autres segments de la population est une constante française notamment chez les bourgeois qui produisent beaucoup de révolutionnaires en peaux de lapins
De la à en déduire que ce fait provient d un endoctroctrinement massif des élèves relève d une construction idéologique qui ne repose sur rien de concret
D autre part les jeunes votent peu
Une baudruche qui se dégonfle bien vite
La fausse droite française est largement responsable. Ques les gauchistes agissent en gauchistes ça ne surprend personne. mais que la droite qui a été au pouvoir de nombreuses années n’ai rien fait pour extirper le gauchisme à l’école (et ailleurs) est une véritable trahison.
Je me suis contenté de parler de la gauche mais, en tant qu’électeur de droite depuis mes 18 ans, effectivement, c’est la droite qui m’a fait le plus de mal. Que les socialistes soient socialistes, c’est dans l’ordre des choses. Je ne leur en veux pas. Les électeurs ont voté en toute connaissance de cause. Mais, la droite, à l’incompétence, a rajouté la trahison.
J’étais doctorant au moment de la commission Thélot, en 2004. Tous les indicateurs étaient déjà dans le rouge. Les intellectuels de droite tiraient toutes les sonnettes d’alarme possibles. Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin les ont trahis. Ils ont exclu Laurent Lafforgue et Alain Finkielkraut de la commission, afin de laisser toute la place à la gauche pédagogiste. C’est bien la droite, à ce moment, qui a fait perdre 25 ans à la France. Préférer Philippe Meirieu à Laurent Lafforgue, pour des gens qui se prétendaient de droite, c’était inexcusable, inqualifiable. C’était la marque d’une véritable haine de l’intelligence de leur part.
Vint ensuite Nicolas Sarkozy, que j’avais soutenu, sur son programme de droite. François Fillon, Xavier Darcos, étaient parmi les rares à comprendre les questions scolaires. Patatras, nouveau coup de poignard dans le dos, Nicolas Sarkozy place Richard Descoings sur le devant de la scène. Descoings, l’un des précurseurs du wokisme, le principal responsable de la déchéance de Sciences Po.
La droite la plus bête du monde, vraiment, et surtout la droite honteuse d’elle-même, qui venait pitoyablement quêter l’absolution de la gauche sur toutes les questions scolaires et intellectuelles.
Voilà un enseignement de la part d’un enseignant qui vaut son pesant d’or !
Quoiqu’en disent et pensent nos élus, bien des citoyens sont conscients de la manipulation de masse opérée dans bien des domaines, mais ce qui est grave c’est de laisser faire au sein de l’éducation nationale de telles propagandes et idéologies politiques pour de l’argent, car ce sont nos enfants et petits-enfants qui en sont et en seront les victimes. Le réveil n’en sera que plus brutal !
« La première mission institutionnelle de notre école n’est pas d’instruire la jeunesse. Elle est de lutter contre les inégalités. »
La dégringolade de notre enseignement était toute inscrite dans cette affirmation idéologique.
Il en est ainsi de toute l’administration française où tout est dans les mains des socialistes: du conseil constitutionnel, au conseil d’état, la cour des comptes et l’Arcom qui cherche à supprimer Cnews!
Merci pour cet article. Il dit clairement que notre Éducation Nationale n’est plus qu’ un vaste système de propagande. On le savait déjà mais il est bon de connaître le chemin qui nous y a menés et ses promoteurs. Ce ne fut pas aussi brutal que la révolution culturelle chinoise, mais plus pervers et pernicieux. Le résultat est peut être pire. Rejouissons nous cependant, la Chine a pu rebondir et comment ! Alors nous pourrons le faire aussi.
Quelle que soit la volonté de redressement du prochain gouvernement, le ferment de la décadence est bien installé, comme la pourriture dans un fruit. Le redressement, à la condition de persévérance, ne pourra advenir avant 50 ans environ. A condition que la mémoire ne défaille pas . Gardons-nous des intellectuels promus par les médias de la bien pensence.
Je dirais que ce texte contient 30 % de diagnostic intéressant et 70 % de surinterprétation idéologique.
La critique de l’évolution de l’école vers davantage de missions sociales est recevable et fait l’objet d’un vrai débat intellectuel.
En revanche, les formules
« endoctrinement »,
« fondé sur le communisme »,
« le mérite ne connaît qu’un seul critère : le degré de gauchisme »,
sont davantage des affirmations militantes que des conclusions établies.
Autrement dit, c’est est utile pour comprendre une sensibilité politique et un malaise présent chez une partie du corps enseignant, mais il ne me paraît pas constituer une démonstration rigoureuse de l’existence d’un système organisé d’endoctrinement.
C’était une réaction. Je n’avais pas de prétention à l’objectivité ni à l’analyse approfondie. Pour le reste, je me contenterai de répondre par l’analogie.
En ce moment, sur Radio France, les personnels lancent une campagne tous azimuts, relayés par tout ce que la gauche compte d’intellectuels militants, et pour quoi ? Parce que la direction envisage d’accorder deux minutes d’antenne hebdomadaires à quelqu’un de droite. Tout ça pour deux minutes.
L’avantage de ce genre d’actions tapageuses, lorsqu’elles concernent les médias, est que tout le monde est au courant. Quand cela se passe dans un jury de recrutement, lors d’un entretien d’inspection, pendant une formation pédagogique, entre les murs bien fermés d’un rectorat, sous l’autorité d’une hiérarchie soucieuse de maintenir le couvercle, là, il n’y a plus de témoins. Les gens s’effacent. Ils sont réduits au silence dans l’indifférence, partent, ne sont pas recrutés, on n’essaient même plus de postuler.
Les responsables ont bien lu leur petit Bourdieu, celui des habitus. Ils excellent dans les déconstructions, les décodages, la recherche obsessionnelle et paranoïaque des liens de domination cachés, qui certifient le « réac », le « facho », qu’on pourchassera pour se donner une bonne conscience de résistant et se protéger soi-même. Pour eux, employer l’enseignement explicite, ou la méthode syllabique, et militer à l’extrême-droite ne sont que deux barreaux d’une même échelle. Je n’exagère pas. Lorsque j’ai débuté, j’ai été traité d’ « enseigneur de la race ». Heureusement, l’inspecteur qui m’a titularisé, je lui en serai à jamais reconnaissant, a seulement vu la qualité des cours. C’était sa dernière année avant la retraite. Il m’a fait comprendre qu’il en profitait, en me disant que ses collègues plus jeunes n’auraient pas la même ouverture d’esprit.
La crise du recrutement n’est pas seulement due au salaire. Elle est également due à cette chappe de plomb idéologique qui étouffe les professeurs et, au fond, étouffe le pays tout entier. Nous avons tous besoin de respirer, sans être traités de nazis parce qu’on aime les barbecues, la grammaire, Saint-Exupéry et la recette du pain perdu.
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16 réponses
Que les jeunes votent plus à goche que les autres segments de la population est une constante française notamment chez les bourgeois qui produisent beaucoup de révolutionnaires en peaux de lapins
De la à en déduire que ce fait provient d un endoctroctrinement massif des élèves relève d une construction idéologique qui ne repose sur rien de concret
D autre part les jeunes votent peu
Une baudruche qui se dégonfle bien vite
La fausse droite française est largement responsable. Ques les gauchistes agissent en gauchistes ça ne surprend personne. mais que la droite qui a été au pouvoir de nombreuses années n’ai rien fait pour extirper le gauchisme à l’école (et ailleurs) est une véritable trahison.
Je me suis contenté de parler de la gauche mais, en tant qu’électeur de droite depuis mes 18 ans, effectivement, c’est la droite qui m’a fait le plus de mal. Que les socialistes soient socialistes, c’est dans l’ordre des choses. Je ne leur en veux pas. Les électeurs ont voté en toute connaissance de cause. Mais, la droite, à l’incompétence, a rajouté la trahison.
J’étais doctorant au moment de la commission Thélot, en 2004. Tous les indicateurs étaient déjà dans le rouge. Les intellectuels de droite tiraient toutes les sonnettes d’alarme possibles. Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin les ont trahis. Ils ont exclu Laurent Lafforgue et Alain Finkielkraut de la commission, afin de laisser toute la place à la gauche pédagogiste. C’est bien la droite, à ce moment, qui a fait perdre 25 ans à la France. Préférer Philippe Meirieu à Laurent Lafforgue, pour des gens qui se prétendaient de droite, c’était inexcusable, inqualifiable. C’était la marque d’une véritable haine de l’intelligence de leur part.
Vint ensuite Nicolas Sarkozy, que j’avais soutenu, sur son programme de droite. François Fillon, Xavier Darcos, étaient parmi les rares à comprendre les questions scolaires. Patatras, nouveau coup de poignard dans le dos, Nicolas Sarkozy place Richard Descoings sur le devant de la scène. Descoings, l’un des précurseurs du wokisme, le principal responsable de la déchéance de Sciences Po.
La droite la plus bête du monde, vraiment, et surtout la droite honteuse d’elle-même, qui venait pitoyablement quêter l’absolution de la gauche sur toutes les questions scolaires et intellectuelles.
Voilà un enseignement de la part d’un enseignant qui vaut son pesant d’or !
Quoiqu’en disent et pensent nos élus, bien des citoyens sont conscients de la manipulation de masse opérée dans bien des domaines, mais ce qui est grave c’est de laisser faire au sein de l’éducation nationale de telles propagandes et idéologies politiques pour de l’argent, car ce sont nos enfants et petits-enfants qui en sont et en seront les victimes. Le réveil n’en sera que plus brutal !
« La première mission institutionnelle de notre école n’est pas d’instruire la jeunesse. Elle est de lutter contre les inégalités. »
La dégringolade de notre enseignement était toute inscrite dans cette affirmation idéologique.
Tres intéressant. WoW. Eyes opening. À creuser s’il vous plait.
C’est glaçant !
Bon courage au RN s’ils arrivent au pouvoir pour réformer ce mammouth.
Il en est ainsi de toute l’administration française où tout est dans les mains des socialistes: du conseil constitutionnel, au conseil d’état, la cour des comptes et l’Arcom qui cherche à supprimer Cnews!
Hollande….. « …. un magnifique coup de Jarnac… » mais c’est une spécialité de la maison…..!!
Bravo !!!
Merci pour cet article. Il dit clairement que notre Éducation Nationale n’est plus qu’ un vaste système de propagande. On le savait déjà mais il est bon de connaître le chemin qui nous y a menés et ses promoteurs. Ce ne fut pas aussi brutal que la révolution culturelle chinoise, mais plus pervers et pernicieux. Le résultat est peut être pire. Rejouissons nous cependant, la Chine a pu rebondir et comment ! Alors nous pourrons le faire aussi.
Quelle que soit la volonté de redressement du prochain gouvernement, le ferment de la décadence est bien installé, comme la pourriture dans un fruit. Le redressement, à la condition de persévérance, ne pourra advenir avant 50 ans environ. A condition que la mémoire ne défaille pas . Gardons-nous des intellectuels promus par les médias de la bien pensence.
Je dirais que ce texte contient 30 % de diagnostic intéressant et 70 % de surinterprétation idéologique.
La critique de l’évolution de l’école vers davantage de missions sociales est recevable et fait l’objet d’un vrai débat intellectuel.
En revanche, les formules
« endoctrinement »,
« fondé sur le communisme »,
« le mérite ne connaît qu’un seul critère : le degré de gauchisme »,
sont davantage des affirmations militantes que des conclusions établies.
Autrement dit, c’est est utile pour comprendre une sensibilité politique et un malaise présent chez une partie du corps enseignant, mais il ne me paraît pas constituer une démonstration rigoureuse de l’existence d’un système organisé d’endoctrinement.
On comprend tout de suite que vous êtes bien contaminé…
C’était une réaction. Je n’avais pas de prétention à l’objectivité ni à l’analyse approfondie. Pour le reste, je me contenterai de répondre par l’analogie.
En ce moment, sur Radio France, les personnels lancent une campagne tous azimuts, relayés par tout ce que la gauche compte d’intellectuels militants, et pour quoi ? Parce que la direction envisage d’accorder deux minutes d’antenne hebdomadaires à quelqu’un de droite. Tout ça pour deux minutes.
L’avantage de ce genre d’actions tapageuses, lorsqu’elles concernent les médias, est que tout le monde est au courant. Quand cela se passe dans un jury de recrutement, lors d’un entretien d’inspection, pendant une formation pédagogique, entre les murs bien fermés d’un rectorat, sous l’autorité d’une hiérarchie soucieuse de maintenir le couvercle, là, il n’y a plus de témoins. Les gens s’effacent. Ils sont réduits au silence dans l’indifférence, partent, ne sont pas recrutés, on n’essaient même plus de postuler.
Les responsables ont bien lu leur petit Bourdieu, celui des habitus. Ils excellent dans les déconstructions, les décodages, la recherche obsessionnelle et paranoïaque des liens de domination cachés, qui certifient le « réac », le « facho », qu’on pourchassera pour se donner une bonne conscience de résistant et se protéger soi-même. Pour eux, employer l’enseignement explicite, ou la méthode syllabique, et militer à l’extrême-droite ne sont que deux barreaux d’une même échelle. Je n’exagère pas. Lorsque j’ai débuté, j’ai été traité d’ « enseigneur de la race ». Heureusement, l’inspecteur qui m’a titularisé, je lui en serai à jamais reconnaissant, a seulement vu la qualité des cours. C’était sa dernière année avant la retraite. Il m’a fait comprendre qu’il en profitait, en me disant que ses collègues plus jeunes n’auraient pas la même ouverture d’esprit.
La crise du recrutement n’est pas seulement due au salaire. Elle est également due à cette chappe de plomb idéologique qui étouffe les professeurs et, au fond, étouffe le pays tout entier. Nous avons tous besoin de respirer, sans être traités de nazis parce qu’on aime les barbecues, la grammaire, Saint-Exupéry et la recette du pain perdu.
Le boulot n’est pas terminé. Maintenant il faut s’occuper du corps des inspecteurs…