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mercredi 11 février 2026

Eric Ciotti est contre la « taxe Zucman » au nom de la liberté économique

Temps de lecture : 2 minutes

On ne parle que d’elle et notre site lui a consacré déjà de nombreux papiers : la « taxe Zucman ». Nos hommes politiques ont pour la plupart perdu la raison. A gauche et à l’extrême gauche, c’est une quasi-unanimité qui s’est déclarée en sa faveur. Et lorsque, par exception, certains ne sont pas convaincus, tel François Hollande, c’est pour appeler aussitôt à la « taxation des plus grosses fortunes » et ce, au nom « à la fois (d’)une nécessité budgétaire et (d’)une exigence morale » (Le Figaro, 15 septembre 2015). A droite et à l’extrême droite, la position est souvent proche de celle de l’ancien président de la République : non à la « taxe Zucman », mais oui à un « effort » des plus riches.

Pourtant, nous avons démontré combien la « taxe Zucman » était arbitraire et dangereuse. Il n’est que de lire l’entretien donné par son promoteur à Ouest-France (15 septembre 2025) pour s’en convaincre, et les yeux des personnes assez naïves pour croire que la gauche et la gauche de la gauche s’arrêteront à la taxation de 1.800 personnes se dessilleront peut-être.

En effet, Gabriel Zucman prétend, comme il l’a indiqué plusieurs fois devant les caméras, qu’il serait « impossible de demander de faire des efforts à qui que ce soit tant que les milliardaires ne paieront pas d’impôt sur les revenus ». Comme si ces derniers ne payaient pas cet impôt, mais plus c’est gros et antiscientifique, plus ça passe ! La suite est beaucoup plus intéressante (c’est nous qui mettons en italiques) : « « Avant de taxer davantage des héritages de 500.000 € ou un million, il faut que les milliardaires commencent aujourd’hui à payer des impôts ». La seconde partie de la phrase répète l’inanité de l’absence de paiement d’impôt par les plus riches, mais surtout la première livre l’étape suivante : la spoliation accrue des successions et, peut-on ajouter, des donations.

C’est donc avec plaisir que nous avons lu la tribune de Eric Ciotti dans Le Figaro (16 septembre 2025) puisqu’elle va courageusement dans le sens contraire de la doxa. Nous laisserons de côté quelques maladresses (confusion entre illégalité et inconstitutionnalité, référence à la « justice sociale » et absence de remise en cause de « l’État providence ») pour nous concentrer sur l’essentiel. D’abord, une critique en règle de la « taxe Zucman », qualifiée d’« aberration fiscale aux recettes budgétaires négligeables, voire négatives, mais surtout aux conséquences économiques délétères ». La taxe est qualifiée de « dangereuse illusion », un prétendu remède « sans réforme de structure, sans remise en cause de l’extension permanente du périmètre public, sans sortie du social-étatisme qui ruine la nation ». Ensuite un éloge du libéralisme. Le Président de l’UDR martèle que « le véritable chemin de la prospérité n’est pas celui des impôts idéologiques, mais celui de la liberté économique ». Puisse-t-il convaincre nombre de Français… et en premier lieu Marine Le Pen !

Illustration de couverture ©

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7 réponses

  1. Être contre la taxe Zucman, mise en avant par le PS et les medias complices tous les jours, pour des raisons économiques, c’est une chose… qui porte peu.

    Les gens se foutent un peu de la liberté économique qu’ils assimilent à celle du renard dans le poulailler.

    Le seul argumentaire viable est de dénicher et répéter inlassablement que Zucman s’est trompé dans ses calculs, que la comparaison de son ratio impôts/patrimoine est fausse…

    Les gens détestent les plus riches qu’eux, on ne leur tirera pas une larme sur les misères des riches. Combien de fois j’ai entendu à propos des riches et des chefs d’entreprise : « s’ils partir qu’ils partent » ou « prendre l’argent où il est »… Même chez des individus à haut niveau intellectuel.

    Mais ils détestent encore plus qu’on leur mente. Il fait prouver que Zucman ment, avant de dérouler tout autre argumentaire…

    1. Il ne s’est pas trompé, Il a délibérément falsifié sa démonstration en occultant certains payments pour faire croire que les riches payent moins que les autres!

    2. Cela à deux nom l’un trahison .
      Il a pris la tête de son parti sabns avertir le fait de vouloir le faire absorber par le RNFN.
      Et cela s’appelle aussi  »aller à la gamelle » car lui et ses copains sont passe à travers les gouttes en donnant leurs voix à ce parti .ils sont elus eux.

    1. Si le programme économique du RN se tournerait plus vers un peu de libéralisme, et avec son pilier immigration, il serait élu haut la main.
      Actuellement, c’est juste un partie de centre-droite…

  2. Lorsque les « riches » quittent notre pays, ils font travailler des gens ailleurs qu’en France en dépensant leur argent dans les pays où ils sont bien accueillis ! C’est aussi simple que cela !
    Ces Français qui « n’aiment pas les riches » ont-ils envie (ou besoin) de travailler ? THAT IS THE QUESTION !
    Si on en juge par le nombre de politiciens qui n’ont jamais travaillé : Mélanchon, M. Le Pen et J. Bardella, etc. etc. on ne s’étonne plus !
    Quid des revenus de politiciens : p. ex. F. Hollande ! Et des dépenses somptuaires de professionnels de la politique comme A. Hildalgo !

  3. Vocabulaire:
    – Oxymore – exemple « économiste de gauche »
    – Pléonasme – exemple « fumiste de gauche »

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