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mercredi 27 mai 2026

Europe : le poids des taxes sur le carburant fragilise le marché automobile

Temps de lecture : 2 minutes

Selon une étude publiée le 23 février 2026 par la Tax Foundation, les taxes sur les carburants en Europe atteignent des niveaux élevés cette année. L’Union européenne fixe un minimum de 0,36 euro par litre pour l’essence (bien supérieur à la taxe sur l’essence la plus élevée aux Etats-Unis !) et 0,33 euro pour le diesel.

Rares cependant sont les États qui s’en tiennent à ces seuils. Si Malte applique le minimum pour l’essence, la Bulgarie est à 0,36 euro et la Hongrie à 0,41 euro. À l’opposé, les Pays-Bas culminent à 0,84 euro par litre, le Danemark à 0,72 euro et l’Italie à 0,71 euro. La moyenne européenne s’établit à 0,57 euro pour l’essence et 0,47 euro pour le diesel. La France, avec 0,68 euro par litre d’essence, se classe au 6e rang des pays les plus taxés. Elle dépasse largement le minimum européen et se situe nettement au-dessus de la moyenne de l’UE. À ces montants s’ajoute la TVA, comprise entre 17 % au Luxembourg et 27 % en Hongrie, ce qui alourdit encore le prix final payé par l’automobiliste.

Pourtant, la majorité des nouvelles immatriculations reste dépendante des carburants traditionnels. En 2025, environ 60 % des véhicules neufs étaient hybrides, 27 % entièrement à essence et 9 % des diesel.

Sans surprise, le poids de ces taxes continue d’affaiblir le marché européen. Selon l’association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), en janvier 2026, les immatriculations de voitures neuves dans l’UE ont diminué de 3,9 % par rapport à l’année dernière, marquant un début d’année difficile, tout comme en 2025. Les voitures à essence ont chuté de 28,2 %, dont -48,9 % en France, et le diesel poursuivait sa baisse avec -22,3 % des immatriculations.

Les taxes élevées censées « accélérer » la transition n’ont donc pas suffi et l’Europe n’a pas eu d’autre choix que de reporter la date butoir pour le tout électrique, initialement prévue en 2035. Cette situation montre les limites de la solution fiscale pour imposer le changement. Le marché libre, représenté par les vendeurs et les acheteurs, est en réalite le seul moteur de prospérité, pour le plus grand bien du marché automobile, si précieux en Europe.

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9 réponses

  1. Personnellement j’avais voté pour l’Europe, aujourd’hui je suis contre cette Europe là, la France ferait mieux garder et d’employer l’argent versée à cette Europe et tous ces fonctionnaires et députés Européens au peuple français et diminuer les impôts!
    Toute cette argent qui fait des allés et retour pour employer des gens à rien faire, ça suffit, nous commercions avant avec les autres pays, nous ferons du commerce après sans nourrir toute cette ribambelle de gens qui se moque des peuples de tous les pays que l’Europe est sensée représenter.

  2. Pensez vous que dire « Il y a .
    0,68€ de taxes dans un litre d’essence plus la TVA » soit significatif pour un citoyen? Ne participez pas à cet enfumage et dites clairement les choses sous la forme que le peuple comprend:
    « En France le carburant est taxé de 100% à 150% ».

  3. « La majorité des nouvelles immatriculations reste dépendante des carburants traditionnels. En 2025, environ 60 % des véhicules neufs étaient hybrides, 27 % entièrement à essence et 9 % des diesel. »

    Total de 96% mais il manque 20% de voitures électriques ?? A moins que les « véhicules » englobent les camions ?

    1. Dans l’étude de la Tax Foundation, qui s’appuie sur un rapport de l’ACEA, les « hybrid vehicles » englobent aussi les véhicules électriques. Dans ce rapport, il est indiqué qu’environ 16 % des nouvelles immatriculations sont des voitures électriques, et 44 % sont des voitures hybrides. Au final, plus de 80 % dépendent toujours des carburants traditionnels, ce qui reste un niveau élevé.

  4. Trop d’impôt tue l’impôt, vérité pourtant ancienne, popularisée par Miterrand, l’un des leurs, que les gauchos bornés ignorent pour satisfaire leur ambition de plus d’argent donc plus de pouvoir. Quand la vache à lait des contribuables bien rackettés chancellera, ils inventeront une niche fiscale pour retarder l’échéance ou accuseront le capitalisme ou l’extrême droite. L’échéance, c’est la faillite catastrophique de la France, elle ne fait plus de doute, ce n’est qu’une question de quand.
    Le rackett fiscal sur les carburants n’est pourtant pas nouveau, rappelons nous le PDG de ELF qui disait « Quand l’essence baisse à la pompe, l’État pompe la baisse » C’est toujours d’actualité, l’État vient de profiter de la baisse du brut ces derniers mois pour rajouter 5 centimes de taxe sur les carburants. Le client moyen n’y a rien vu.

  5. Taxes sur les carburants + Taxes sur l’électricité ! LES VACHES A LAIT DE l’ETAT dont l’unique souci est « de remplir le tonneau des Danaïdes de la dépense publique ».
    Incompréhensible quand on sait que ces énergies sont indispensables pour TOUT LE MONDE : entreprises, administrations, citoyens etc. etc.
    Tout cela au nom d’une coûteuse « écologie » dont on ne voit pas les effets si on en juge par les évènements météorologiques dans le monde !
    Des taxes bien présentes dans les coûts de production Français de la baguette de pain aux équipements les plus lourds etc. des taxes qui grèvent la compétitivité de nos entreprises et rognent le pouvoir d’achat des Français.

    1. Si on en juge par les événements météorologiques dans le monde, on peut conclure en effet que l’utilisation des carburants fossiles n’a que peu d’effet sur le climat. L’augmentation de la teneur en dioxyde de carbone de l’atmosphère semble être une conséquence d’un certain réchauffement et non une cause (et encore moins la principale cause).

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