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vendredi 28 août 2026

France : croissance à l’arrêt au deuxième trimestre et la note Fitch dans la balance

Temps de lecture : 2 minutes

La croissance en France a été nulle au deuxième trimestre, a l’Insee annoncé vendredi dans ses résultats détaillés, revoyant en baisse sa première estimation d’une croissance de 0,2 % entre avril et juin. L’Insee a aussi révisé en baisse ses chiffres pour le premier trimestre. Le PIB a reculé de 0,2 %, a indiqué l’Institut, qui donnait jusque-là une baisse de 0,1 % sur les trois premiers mois de l’année. Au final, sur le premier semestre, le PIB se contracte d’environ 0,2 % en cumulé. Rappelons que techniquement une récession correspond à un recul du PIB, même minime, durant deux trimestres consécutifs.

Cette conjoncture atone n’est guère étonnante étant donné les inquiétudes géopolitiques, notamment dues à la fermeture du détroit d’Ormuz, ainsi que les incertitudes autour du vote du budget 2027 dans quelques semaines, qui pèsent sur l’entrain des investisseurs tout comme des consommateurs.

Ces révisions « s’expliquent par la prise en compte de la situation encore plus dégradée de la production agricole par rapport aux informations disponibles fin juillet, ainsi que des prix dans les services marchands qui n’étaient pas intégralement connus fin juillet » a précisé l’Insee.

Dans ce contexte dégradé, les investisseurs devaient scruter attentivement l’agence de notation Fitch, qui devait annoncer en soirée sa nouvelle évaluation de la qualité de la dette de l’État français. Fitch attribue pour l’heure la note A+ à la France, soit une dette de « qualité moyenne supérieure ». Cette note est assortie d’une perspective stable, ce qui signifie qu’il est peu probable – mais pas impossible – que l’agence de notation la modifie à moyen terme.

Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG, estime que « si Fitch souhaite dégrader la note de la France, elle a des arguments pour le faire ». Autre difficulté pour le gouvernement : les taux d’emprunt de l’État français, au plus haut depuis près de 20 ans, qui pèsent mécaniquement sur le coût de la dette.

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