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vendredi 29 mai 2026

France : croissance revue à la baisse et intentions de recrutement des entreprises en chute

Temps de lecture : 2 minutes

Tout arrive ! Le gouvernement français a annoncé mardi un plan d’économies de six milliards d’euros destiné à tenir l’objectif de réduction de déficit public en 2026 face au coût engendré par la guerre au Moyen-Orient.

Environ quatre milliards d’euros de dépenses de l’Etat pourraient être gelées cette année et deux milliards au titre des dépenses sociales, a annoncé le ministre chargé des Comptes publics, David Amiel, à l’issue d’un comité d’alerte des finances publiques réunissant ministres, parlementaires, élus locaux et partenaires sociaux concernés par les finances publiques. Certes, cela ne représente que 0,3% du total des dépenses publiques et l’équivalent de 4 % du déficit, mais c’est mieux que rien dans une sphère publique qui hurle qu’elle est « à l’os » dès qu’est envisagée une hausse annuelle de ses budgets légèrement inférieure au rythme de l’inflation et alors qu’elle bénéficie des dépenses les plus élevées de la planète en proportion du revenu national.

Plus tôt ce mois-ci, l’exécutif a par ailleurs abaissé à 0,9% sa prévision de croissance pour 2026, contre 1% attendu auparavant, et relevé sa prévision d’inflation à 1,9%, contre 1,3% anticipé précédemment. D’après le gouvernement, la crise a engendré un renchérissement significatif du service de la dette, estimé à 3,6 milliards d’euros. Le rendement de l’OAT française à dix ans évoluait mardi à 3,60% contre 3,21% avant le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu devait dévoiler mardi soir un nouveau paquet d’aides ciblées pour le mois de mai. « Pour les secteurs pêcheurs, agriculteurs, transporteurs routiers, clairement, il y aura sans doute besoin de poursuivre les aides sous une forme ou sous une autre et on s’interroge sur l’opportunité d’élargir ces aides à d’autres gros rouleurs », a indiqué Roland Lescure. Reste à savoir s’il s’agira de subventions, ou d’un allègement des charges. Bien sûr, l’exécutif aurai aussi pu décréter une réduction des taxes sur l’essence, équivalentes à 60 % du prix à la pompe, un des niveaux les plus élevés d’Europe, pour compenser la hausse du prix provoquée par la fermeture du détroit d’Ormuz (c’est ce qu’ont décidé les gouvernements italien et allemand), mais cela serait sans doute trop simple pour Bercy…

Cette conjoncture inquiétante s’ajoute à un contexte déjà peu favorable pour les embauches. Selon une enquête réalisée avant le début de la guerre entre les Etats-Unis/Israël et l’Iran, les intentions de recrutement des entreprises en 2026 diminuent de 6,5% par rapport à 2025, la baisse concernant tous les secteurs d’activité et « une grande majorité des métiers », selon une enquête réalisée par France Travail publiée mardi. Le nombre de projets de recrutement chute de 158 000 à 2,27 millions ; soit le plus bas niveau depuis 2018, et de 764 400 par rapport au pic de l’année 2023 (3,04 millions), selon l’enquête réalisée auprès de 1,77 million d’établissements entre octobre et décembre 2025.

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8 réponses

  1. C’est une petite avancée faite sous la contrainte, alors que ces mesures auraient pu déjà être proposées spontanément lors de la préparation du budget.

  2. Baisser les charges est toujours compliqué car cela supposerait de baisser les dépenses en faveur des retraités en sachant que ces derniers constituent les trois quarts de l’électorat de la coalition au pouvoir… Dit autrement, s’en prendre aux retraités quand on est un centriste, c’est mourir politiquement.

    1. Pourquoi cela signifierait-il obligatoirement de leser les retraités, qui rappelons-le ont cotisé selon les règles en vigueur, qu’ils n’ont pas choisies ?
      Baisser les dépenses de l’Etat, c’est fermer les agences inutiles, cesser de donner toujours plus de congés aux fonctionnaires pour cesser d’en recruter toujours plus. Cesser de tirer tous les jeunes vers les études supérieures. Cesser la politique migratoire qui coûte une blinde.
      Baisser les charges est facile, si tant est qu’on a le courage de parler vrai et de s’opposer aux syndicats, dont, déjà, il faudrait lever l’obligation de financement par tous.

    2. Vu le gaspillage généralisé des finances dans ce pays on peut faire des tonnes d’économies sans toucher aux retraites. Des milliards sont déjà claqués dans les énergies intermitentes qui ne servent à rien , les subventions à des milliers d’associations inutiles se chiffrent en milliards, etc… Agnès Verdier-Molinié en a dressé une liste de 100 milliards réalisable immédiatement.

      1. L’essentiel de nos déficits et donc de notre dette est constitué des pensions de retraites et de la quasi gratuité de notre santé
        Le déni de réalité continue de plus bel

  3. Ne rêvons pas, le « plan d’économies » ce sera toujours autant de prélèvements, voire plus, mais moins de reversements = du vol, comme toujours.
    Par exemple : on paie toujours plus pour la Sécu, mais elle rembourse toujours moins (sauf les protections hygiéniques, faut pas plaisanter non plus) ou le changement récemment pour les cadres qui cotisent toujours autant chaque mois à l’assurance chômage, mais dont les droits ont été réduits.
    Le montant de l’AME sera-t-il réduit ? Mais non voyons. L’aide publique au développement ? Non plus voyons. Faire la chasse à la fraude des centenaires étrangers ? Non plus ! Il y a tellement de sujets d’économies substantielles possibles, mais non…

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