La confusion confinant au baroque continue de régner à l’Assemblée nationale, au risque de continuer à accabler la majorité des citoyens. Les députés ont approuvé jeudi à la surprise générale la suppression de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), le RN ayant repris à son compte un amendement « d’appel » d’un député Renaissance, destiné à ouvrir le débat, mais qu’il ne souhaitait pas voir adopté.
Le député Charles Sitzenstuhl a déposé cet amendement de suppression de cet impôt de production dans le cadre de la discussion sur le budget de la Sécurité sociale. Le rapporteur général du texte, Thibault Bazin (LR), a dit « comprendre » l’intention du député, mais l’a invité à retirer son amendement, en raison de son coût, 5,4 milliards d’euros.
Demande également formulée par le ministre au banc, David Amiel, qui a dit partager le souhait de M. Sitzenstuhl de baisser ces impôts, même si le gouvernement a dû « choisir un combat » compte tenu des contraintes budgétaires, et a privilégié la suppression accélérée de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Le RN, favorable à la mesure, a repris l’amendement du député du Bas-Rhin après son retrait. Il a finalement été adopté par 117 voix contre 113, la majorité des députés LR ayant voté pour, de même qu’une poignée de députés MoDem et Renaissance. Une seconde délibération sur cet amendement a été demandée par le président de la commission des Affaires sociales Frédéric Valletoux (Horizons), approuvée par M. Amiel. Elle sera organisée à la fin des débats sur la partie « recettes » du budget dans le courant de la semaine.
Encore une fois, donc, les députés n’auront pu se résoudre, au prix d’alliances entre ennemis, à baisser un impôt ; la France en compte à peu près autant que de jours de l’année pour une pression fiscale totale considérée comme la plus élevée de la planète, en proportion du revenu national, à égalité avec la Belgique.
Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral
Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
2 réponses
Je demande que l’on fasse passer le bon vieux certificat d’études à tous les députés et que l’on révoque ceux qui auront échoué… Ca devrait en réduire le nombre de façon drastique !
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel
Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
2 réponses
Je demande que l’on fasse passer le bon vieux certificat d’études à tous les députés et que l’on révoque ceux qui auront échoué… Ca devrait en réduire le nombre de façon drastique !
surtout si le C.E.P. ressemble à ce qu’il était dans les années 50 lorsque je l’ai passé !