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vendredi 5 décembre 2025

France Télévisions : vers la faillite programmée 

Temps de lecture : 2 minutes

Le dernier rapport de la Cour des comptes dresse un constat sans appel : France Télévisions s’enfonce dans une crise financière « non soutenable ». En huit ans, les capitaux propres du groupe se sont effondrés, passant de 294 millions d’euros en 2017 à seulement 179 millions fin 2025, soit une perte sèche de 115 millions. Depuis 2021, ils sont inférieurs à la moitié du capital social, seuil critique pour la survie de toute entreprise.

Les déficits se sont accumulés année après année. Entre 2017 et 2024, ils atteignent 81 millions d’euros, malgré une réduction des effectifs de plus de 10 % sur la période. Pour 2025, le déficit net attendu grimpe déjà à 40 millions d’euros, tandis que la situation de la trésorerie est jugée « particulièrement préoccupante » par la Cour des comptes. Autrement dit, le groupe audiovisuel public vit désormais au bord du gouffre.

À ces difficultés structurelles s’ajoutent des anomalies dans la gestion. La Cour des comptes souligne ainsi que « Certains niveaux de salaires chez France Télévisions étonnent au regard de la disponibilité des personnes concernées dans l’entreprise ». Autre point marquant : les frais liés aux déplacements, missions et réceptions, loin de diminuer, n’ont cessé d’augmenter. Ils sont passés de 43,2 millions d’euros en 2017 à plus de 46 millions en 2023, ce qui laisse perplexe au regard de la situation financière.

« Certains niveaux de salaires chez France Télévisions étonnent au regard de la disponibilité des personnes concernées dans l’entreprise »

Le modèle économique de France Télévisions ne fonctionne plus. Si la Cour propose de réformer l’organisation interne et appelle à fixer une trajectoire financière réaliste, l’IREF rappelle que la véritable solution est la privatisation de France Télévisions, que nous réclamons depuis des années pour mettre fin au gaspillage massif de l’argent public. D’autant plus que l’emprise idéologique de la gauche sur cette maison est de plus en plus évidente, comme l’a d’ailleurs montré ce que l’on nomme l’affaire Legrand-Cohen, du nom des deux journalistes de France Inter pris en flagrant délit de collusion avec des dirigeants du parti socialiste.

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8 réponses

  1. Personnellement j’écoute les informations uniquement avec Delahousse et le conditionnement des gens par l’intermédiaire du journal de la météo au réchauffement de la terre est insupportable, je préfère regarder TF1, LCI, Cneuws, pour les informations. Moins de chaines publiques et des journalistes avec des orientations politiques divers seraient bienvenues.

  2. Quand on voit l’indécence de l’émission « C à Vous » d’Anne-Elisabeth Lemoine chaque année lors du festival de Cannes, quand chaque début de soirée lors de son émission, la même équipe dîne à mes frais avec l’argent de mes impôts, je suis écoeuré. Et ce n’est qu’une partie visible de ces gabegies avec ces présentateurs qui sont également producteurs, ces journalistes de terrain qui représentent la même maison mais qui se déplacent à plusieurs car travaillant pour différents canaux de diffusion (France 2. France 3, France Info, France 24 etc…). Le tout sous une idéologie socialo-wokiste en pleine promotion (pas un téléfilm sans son couple d’homosexuels ou lesbiennes soit maltraités ou tellement épanouis avec leurs enfants – plus récemment, la présence multi-chaines publiques de Mr Zucman pour faire la promotion de sa taxe). Stop !

  3. Je suis estomaqué de leurs niveaux de salaire (ernotte 25 kf/mois) et de tous leurs petits avantages, et pour en arriver là !!
    Ils prennent nos impôts pour le tonneau des danaides, idem hidalgo
    Cette gauche caviar a des goûts de luxe inversement proportionnels à leur gestion déplorable
    Ils ne prennent pas de risque comme dans le privé, donc ils peuvent en profiter, il n y pas ou peu de contrôle, hormis celui de la Cour des comptes, mais non exécutoire

  4. Le rapport de la cour des comptes ne fait qu’un constat, il faudrait des sanctions pour mauvaise gestion, comme pour le privé ou le conseil d’administration, les actionnaires peuvent révoquer les dirigeants.
    Dans le privé un président est recruté pour sa Compétence, son Autorité et non pour son appartenance à une organisation politique.
    Un fonctionnaire qui souhaite faire de la politique devrait quitter la fonction publique dénitivement sans jamais pouvoir y retourner, égalité vis à vis des personnes issues du privé.
    Un politique condamné par la justice ne devrait plus jamais pouvoir occuper de fonctions rémunérées ou subventionnées par de l’argent publique.
    Les fautes de gestion commises par de responsables d’organismes recevant de l’argent publiques devaient être interdit de fonctions quelqu’elles soient au sein d’organismes recevant de l’argent publique : Ségolène royale (écotaxe) Anne Lauvergeon (Aéra) …. hélas ils sont malheureusement trop nombreux pour les citer tous.
    Comment peut on admettre que Mme Hidalgo (gestion scandaleuse) puisse se maintenir à son poste alors qu’elle aurait due être démise de ses fonctions pour mauvaise gestion (l’argent publique c’est l’argent des contribuables).

  5. Ces gens de « gauche ? » toujours enclins à montrer du doigt les « riches » qui gagnent trop d’argent ne semblent pas avoir trop de scrupules à dépenser sans compter l’argent qu’ils n’ont pas trop de mal à gagner.

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