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samedi 17 janvier 2026

Gabriel Zucman ou les délires d’un économiste d’extrême gauche

Temps de lecture : 2 minutes

russie

La France est le pays des fromages et… des économistes d’extrême gauche. Invité par François Ruffin à l’Assemblée le 5 février, Gabriel Zucman a multiplié les énormités.

Le député vert-rouge François Ruffin avait concocté une réunion au Palais-Bourbon le 5 février sur le sujet « Peut-on encore réinsérer les riches ? ». A ceux qui répondraient à cette question en se référant à une baisse des impôts, disons tout de suite qu’ils auraient tort. François Ruffin a donné lui-même la bonne réponse : « On sauvera les riches par la démocratie et par l’impôt » (« sauver » n’est donc en fait qu’un paravent puisqu’il s’agirait d’une disparition…).

L’invité phare de cette réunion était Gabriel Zucman, économiste d’extrême gauche très apprécié de nombreux médias français, ceci expliquant cela. Nous rappellerons que cet économiste est un normalien qui a fait sa thèse sous la direction du communiste Thomas Piketty. Il s’est fait connaître par la « taxe Zucman » à la suite d’un rapport rendu au G20, à savoir l’imposition plancher de 2 % sur le patrimoine des plus riches au plan mondial.

A vrai dire, nous avons hésité sur le titre à donner à cette pendule tant Gabriel Zucman a dit de bêtises aussi grosses que lui. En voici un florilège.

  • « La France est un paradis fiscal pour milliardaires ». « On a tous des idées différentes sur le degré de progressivité » des impôts, première manifestation du caractère arbitraire de sa pensée. Il s’est étouffé devant le fait que les milliardaires ne payaient que 25 % d’impôts quand « tout le monde » en payait 50 % (mais alors pourquoi ne pas abaisser le taux de manière proportionnelle à 25 % pour tout le monde ?…).
  • « Si vous êtes devenu riche en France, c’est un peu grâce à l’école, aux services publics ». Cependant, un « riche » n’est pas forcément passé par l’école publique et même si c’est le cas, sa famille a dû payer des services publics aussi abondants que défectueux sans disposer d’une liberté de choix. Gabriel Zucman a poursuivi en considérant que si les riches partaient dans un paradis fiscal, la France devrait « continuer à les taxer, peut-être pas toute une vie, mais 5 ans, 10 ans ». Seconde manifestation d’arbitraire.
  • « Il faut organiser la mondialisation pour la rendre compatible avec la justice économique, climatique ». Pour ce faire, il faut instaurer la « taxe Zucman » de 2 % qui rapporterait à notre pays 20 milliards d’euros. Evidemment, il n’est pas venu à l’esprit de notre économiste que la matière fiscale, si tant est qu’elle existe la première année à cette hauteur, s’évanouirait à partir de la seconde…
  • « La question fiscale est la question démocratique par excellence ». Traduction : la majorité numérique écrase fiscalement les minorités.
  • Devant la contre-offensive « oligarchique » des Milei, Trump et autres Musk, « il faut mettre en Å“uvre un protectionnisme anti-oligarchique ». C’est là où Gabriel Zucman s’est surpassé : « Il faut conditionner l’accès aux marchés français et européen au fait d’avoir payé un minimum d’impôt, au fait que Musk paye un impôt de 2 % minimum sur sa fortune. Ca, c’est très puissant », a-t-il conclu. Autrement dit, vous ne pourriez plus commercer, vous ne pourriez plus exporter, si vous ne démontriez pas avoir préalablement payé au minimum la « taxe Zucman » ou son équivalent !

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19 réponses

  1. Zucman, d’extrême gauche ? On parle d’un fils de médecin qui fait de l’économie à la sauche keynesienne… Ces préceptes qui ont apporté à l’occident sa plus grande période de prospérité. Vous avez déjà ouvert un livre ? Pour le reste, cet article est truffé de non sens :
    -si la France divisait par deux son niveau total d’imposition, elle serait au niveau d’un pays du tiers-monde ;
    -la plupart des écoles privées sont sous contrat et largement organisées par l’État, de manière générale de nombreux aspects de la vie seraient impossibles à quiconque sans l’environnement social dont il bénéficie ; et puis la main d’oeuvre bien éduquée et bien soignée, c’est aussi grâce à la société dans laquelle vous évoluez ;
    -non, la matière fiscale ne disparaîtrait pas avec la taxe Zucman… 2% prélevés là où le taux de rendement du capital est entre 7% et 8%, cela laisse une croissance du capital de 5% par an : on ralentit juste le phénomène en cours d’extrême concentration du capital ;
    -rappelons que l’obligation proposée par Zucman concerne les milliardaires, soit une infirme proportion de la population, à laquelle il serait bien aventureux de s’identifier.

    Cher JPF, je ne sais pas où vous avez trouvé vos diplômes mais faites en sorte de vous en montrer un peu digne !

    1. Merci pour votre commentaire d’une rare élégance. Vous connaissez les droits de l’homme?
      Me Jean-Philippe Feldman

    2. Je ne sais pas si j’ai bien compris, mais vous ne voulez tout de même pas suggérer que c’est l’impôt qui crée la richesse et qu’il faut punir ceux qui réussissent et récompenser les médiocres? … odeur nauséabonde de l' »inversion des valeurs », combine de gauche qui ruine notre pays.
      J’ai entendu récemment une « élite »(?) reprocher a un patron, qui avait commit l’erreur de réussir, le montant de sa rémunération. Il trouvait « immoral » qu’il puisse toucher plus du salaire de 200 smicards. Ce géni de la pensée a trouvé la solution: remplacer chaque patron par 200 smicards et le tour est joué…
      Je sens que je vais passer une journée « venère »!

      1. Le patron est indéniablement un facteur clef et difficilement remplaçable,
        MAIS les 200 salariés sont aussi un facteur clef.
        Certes il est plus facile de remplacer une ou des personnes parmi les 200 que de remplacer le patron, mais cela n’enlève rien à l’apport essentiel des 200 à la réussite de l’entreprise. (en supposant qu’ils aient tous été efficaces dans leurs propres taches)
        En cas de réussite, le patron est a féliciter autant que les 200 ou réciproquement et cette équité dans la réussite (comme dans l’échec) n’est pas toujours respectée.
        Ceci ne veut absolument pas dire que les 200 sont capables individuellement ou collectivement d’assurer les fonctions d’un patron. A chacun sa place.
        Quand à définir la limite raisonnable, 10x, 20x, 50x, 100x … le smic, c’est discutable.
        Cependant si le patron a des primes et/ou des augmentations, la réussite de l’entreprise est autant due à lui qu’à TOUS ceux qui ont correctement travaillé. A ce titre, ils méritent tout autant une primes et/ou une augmentation, or c’est loin d’être le cas.

    3. Vous devriez prendre des cours d’économie sérieuse et comparez les élucubrations socialistes avec la réalité. De nombreux pays ont réduit la fiscalité ce qui a boosté leur économie, donc leur rentrés fiscales: Suède, Canada, Nouvelle Zélande, etc…

    4. Et quels sont les diplômes de « Piotr » ? Zucman est effectivement très à gauche et le fait qu’il soit « fils de » ne détermine rien a priori.
      L’essentialisation est un mauvais réflexe des gauchistes qui « savent » qu’ils sont « le bien » et qui se permettent les pires incongruités. Notre « excellent système public » a bien produit le prodige élyséen…

    5. Monsieur, vous êtes l’incarnation même de l’esprit Français. Ce mal Français incarné par la gauche et l’extrême gauche qui, même avec des gouvernances de droite, arrive quand même a imposer sa philosophie mortifère.
      Devant ce mur de dettes, nous n’avons entendu que deux choses ! Suspendre la réforme des retraites, autrement dit travailler moins et taxer les riches. Ceci est le signe d’une France malade, une France qui s’effondre jour après jour et vous êtes là pour le coup de grâce, la mise à mort.
      Votre solution ? Prendre l’argent de ceux qui ont bien réussi, pour le donner à ceux qui ont moins bien réussi. Au lieu de faire en sorte que ceux qui ont bien moins réussi, réussissent beaucoup mieux. Evidemment, ça demande plus d’effort !
      Monsieur, vous prenez le problème à l’envers. Il faut réenchanter le travail, par de meilleurs salaires, de meilleures conditions de travail. Favoriser la participation au capital, aux bénéfices de l’entreprise etc… Mais ce n’est pas par l’impôt que l’on sort un pays en crise, c’est par l’investissement productif, l’innovation, le travail.
      Quant à Keynes, ne vous trompez pas. Lui-même disait « qu’en cas de lutte des classes, vous me trouverez toujours à droite ». Sa politique dont vous parlez, n’est pas du tout celle à laquelle vous faites allusion. Ce n’est qu’en cas de crise majeure que l’état devait intervenir, d’où son fameux «coefficient multiplicateur de Keynes », par lequel il démontrait, pour chaque pays quel niveau d’investissement productif il fallait faire pour apporter tant de croissance supplémentaire. On en revient toujours à la notion de création de richesse croissante et pas de prélèvement d’impôts croissants.
      Quant aux riches, que je ne suis pas, ils paient peut-être moins d’impôts que les autres en %, mais beaucoup plus en valeur absolue.
      Sortez donc du Néandertal, nous sommes dans une guerre économique internationale, l’aigreur n’est pas une solution. Ne jouez pas contre la France et les français, réjouissez-vous de nos riches qui contribuent assez à la réussite de notre pays et à l’effort national.

  2. Comment diriger un pays où il existe 258 fromages « G.De.Gaule »,et autant d’imposteurs politiques;effets secondaires de la macronie aigu.Zucman ne serait-il pas autiste,au vu de sa tête de chien qui a perdu son maître?

  3. « La question fiscale est la question démocratique par excellence ».
    Pour le coup, je suis d’accord avec Zucman.
    Le seul sujet, c’est que mes conclusions sont assez différentes des siennes…
    Un pays dont le taux de prélèvements obligatoires est aussi élevé a un véritable problème démocratique.

  4. De nos jours, pour se faire connaître, ou élire, pour obtenir un poste ou une subvention, il faut faire le buzz, dire des choses intelligentes ou utiles ne sert plus à rien. Il faut choquer, provoquer des commentaires en racontant plus ou moins n’importe quoi, exagérer des faits insignifiants, proposer des changements inapplicables ou grotesques, et on parle de vous, on vote pour vous. Observez Sandrine Rousseau, Marine Tondelier ou Fabien Roussel, qui interviennent en permanence, et essayez de découvrir une analyse pertinente ou une proposition intelligente de leur part parmi leur verbiage ?

  5. De grâce, celui la gardez le il est si drôle ! Mais attention , appliquez sa théorie en lui servant un salaire universel !
    Peut-être qu’il changera d’avis .
    La France , le pays aux 258 fromages? Mais non , c’est bien de 259 dont il faut parler , on oublie toujours la politique.

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