Lors des élections présidentielles de 2022, Valérie Pécresse a été éliminée au premier tour avec seulement 4,78 % des voix. Son programme, que nous avions critiqué plusieurs fois lors de la campagne électorale, était un mélange de quelques mesurettes de bon sens et de propositions qui impliquaient encore plus d’interventionnisme étatique, plus de réglementations et d’aides sociales. Nous l’avions mise en garde à propos de cette incohérence. Pas la peine de voter pour un candidat de droite avec un tel programme, autant voter à gauche ou pour Macron. Ce n’est donc pas étonnant de voir Mme Pécresse proposer aujourd’hui un smic plus élevé en Ile-de-France. Selon elle, « Le coût de la vie c’est 8,8 % de plus en Île-de-France. Si on voulait la parité de pouvoir d’achat dans toutes les régions, le smic devrait être à 9% ou 8,8% de plus en Île-de-France ». Il passerait de 1747,20 euros brut mensuels aujourd’hui à 1904,45 euros. Mme Pécresse reprend en fait une proposition de la gauche qui réclame régulièrement une hausse du smic. Une élue de droite, pourtant, devrait au moins avoir lu les nombreuses études (et livres) économiques qui démontrent qu’un salaire minimum élevé est un frein à l’emploi et à l’ascension salariale. La hausse régulière du smic depuis 1970 a entraîné des effets pervers : une smicardisation de la France et un tassement des autres salaires.
De plus, Mme Pécresse sait sûrement qu’en l’Île-de-France, première région en nombre d’emplois, les salaires dans le secteur privé sont plus élevés qu’ailleurs. Selon l’INSEE, la moitié des salariés franciliens perçoivent en effet plus de 2 265 euros nets par mois en équivalent temps plein, soit près de 400 euros de plus qu’au niveau national.
Enfin, la présidente de la région pourrait se demander si une hausse imposée de 9 % du salaire minimum ne va pas entraîner aussi une hausse des prix. Oui, les prix sont déjà plus élevés en Ile-de-France qu’ailleurs mais les salaires aussi. Augmenter artificiellement ces derniers aura forcément un impact sur les prix et le coût de la vie.
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4 réponses
C’est la fausse droite ! Il ne faut plus voter pour elle et pour tous ces amis !
Si la pression fiscale due au coût exorbitant de la fonction publique ne siphonait pas la richesse créée par le privé, on ne serait pas obligé d’entendre ce genre de propos. Les français recevraient la juste rémunération du fruit de leur travail.
Quant aux dégâts sur l’inflation de l’indexation des salaires sur les prix, même Giscard ne l’avait pas comprise… alors Mme Pecresse !
Si l’on devait conserver le SMIC, et tout laisse à penser que ce sera le cas, il vaudrait mieux néanmoins le régionaliser car les conditions de vie ne sont pas les mêmes en RP ou dans la Meuse. Il est absurde d’avoir le même salaire minimum dans toute la France. Les régions sous peuplées et désindustrialisées du centre de la France pourraient retrouver une attractivité industrielle avec des coûts salariaux plus bas, et j’y vois un élément de rééquilibrage du territoire. En effet, toutes les niches fiscales, notamment dans l’immobilier, contribuent à favoriser la concentration des activités dans les zones déjà saturées comme l’Ile de France et les métropoles.
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4 réponses
C’est la fausse droite ! Il ne faut plus voter pour elle et pour tous ces amis !
Le mot « décentralisation » existe dans le dictionnaire
Si la pression fiscale due au coût exorbitant de la fonction publique ne siphonait pas la richesse créée par le privé, on ne serait pas obligé d’entendre ce genre de propos. Les français recevraient la juste rémunération du fruit de leur travail.
Quant aux dégâts sur l’inflation de l’indexation des salaires sur les prix, même Giscard ne l’avait pas comprise… alors Mme Pecresse !
Si l’on devait conserver le SMIC, et tout laisse à penser que ce sera le cas, il vaudrait mieux néanmoins le régionaliser car les conditions de vie ne sont pas les mêmes en RP ou dans la Meuse. Il est absurde d’avoir le même salaire minimum dans toute la France. Les régions sous peuplées et désindustrialisées du centre de la France pourraient retrouver une attractivité industrielle avec des coûts salariaux plus bas, et j’y vois un élément de rééquilibrage du territoire. En effet, toutes les niches fiscales, notamment dans l’immobilier, contribuent à favoriser la concentration des activités dans les zones déjà saturées comme l’Ile de France et les métropoles.