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mardi 15 septembre 2026

Incendies : contrairement à ce que l’on pourrait croire, les feux de forêt sont moins nombreux qu’avant

Temps de lecture : 2 minutes

Enormes incendies en France, en Espagne et au Portugal. En Grèce aussi. De même, des incendies ont fait des ravages au Canada et aux Etats-Unis. Les dégâts sont considérables, il est vrai. Cela dit, en réalité, les données (rappelées par Bjorn Lomborg dans un récent article) montrent qu’il y a moins de feux que durant les années passées.

Au Canada par exemple, le décompte officiel publié le 9 juillet faisait état de 1,4 million d’hectares brûlés, contre 4,6 millions à la même date l’an dernier. Et le communiqué officiel  mentionne le fait que « l’activité des feux demeure sous la moyenne quinquennale ».

Pareil dans le reste du monde. Le 5 août, les données satellitaires hebdomadaires de l’Union européenne concernant les surfaces brûlées, placent l’Océanie 14 % sous sa moyenne 2012-2025, l’Europe 35 % en dessous, l’Asie 41 %, l’Afrique 44 %, les États-Unis 20 %. Les deux Amériques enregistrent leur plus bas niveau depuis 2012. À l’échelle du globe, 2026 s’annonce comme l’année avec le moins d’incendies depuis le début des relevés satellitaires en 2001. Au début du XXe siècle, près de 4 % des terres émergées brûlaient chaque année, soit presque le double du taux actuel. Aux États-Unis, la superficie brûlée annuellement dans les années 1930 était environ cinq fois supérieure à celle d’aujourd’hui. De plus, avec la diminution des incendies, le taux de mortalité annuelle due à la pollution atmosphérique liée aux feux a considérablement baissé depuis 2000, selon une étude publiée dans The Lancet en 2024. Compte tenu de la population mondiale actuelle, cela signifie que la pollution due aux incendies tue environ 1,6 million de personnes, soit 400 000 de moins (rapporté à la population actuelle).

Les images des incendies sont terribles, voire apocalyptiques. Par leur violence, et aussi parce qu’elles sont diffusées en boucle, elles donnent l’impression que le monde n’a jamais autant brûlé. Alors que c’est faux. Les données, elles, sont beaucoup moins spectaculaires mais beaucoup plus fiables.

Si les feux sont plus fréquents en France c’est peut-être parce qu’une certaine criminalité y est supérieure et les moyens de lutte contre l’incendie moins importants.

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16 réponses

  1. Un autre élément de l’exception française est bien le rapport des institutions à l’écologisme, qui prône de laisser la nature en l’état, et pas là même de favoriser les incendies

  2. La charte de Munich pour les journalistes consiste à livrer une information fiable et vérifiée.Sous entendre que la criminalité est la cause des incendies n est pas du journalisme.
    Quand au reste de l article il n a pour but que de soutenir votre thèse.

    Le journalisme n est pas de chercher des informations qui alimentent le sens de ma pensée. Or c est à peu près ce que vous faites chaise jour

      1. D’après l’observatoire de la forêt, en France métropolitaine, 9 feux 10 sont d’origine humaine, l’unique cause naturelle étant la foudre. Dans 70% des cas, ces feux ont pour origine une activité économique (chantiers de BTP, activités agricoles, réseaux électriques…) ou une activité du quotidien (mégots de cigarettes, barbecues ou feux de camps, incendie de véhicule ou de poubelle…). Les 30% des feux d’origine anthropique restants sont dus à des actes de malveillance.
        https://observatoire.foret.gouv.fr/themes/les-causes-des-incendies-de-foret-et-de-vegetation-en-france
        On est très loin de vos 99%

    1. C’est pourtant la vérité. Un feu ne se déclenche pas parce qu’il fait chaud, c’est déjà une évidence quand même. Il faut qu’un inconscient jette sa cigarette ou qu’un véhicule prenne feu au bord de la route comme récemment, ou que quelqu’un ait la volonté pathologique de lancer un feu.
      Même dans les journaux télévisés grand public de 20h il arrive qu’on trouve un journaliste respectant la charte de Munich, qui donc le dise, c’est rare il n’est donc pas évident d’être devant son poste au bon moment, mais j’ai eu cette chance.
      Oui les feux de forêt sont d’origine humaine à 99%, tout comme on ne donne pas un 20/20 sur un devoir de philo, certainement on n’ose pas dire 100% (et non d’origine-réchauffement-climatique-du-à-l’homme comme vous voulez le penser ?).
      Quand à la propagation, elle est bien sûr due aux sols ultra secs, et surtout au vent, mais aussi au refus persistant de ramasser ce qui est tombé à terre et de débroussailler, ainsi qu’il a été expliqué, références à l’appui, dans un article récent que je ne prends pas le temps de rechercher.

      1. le réchauffement est dû à l’homme à 100%, c’est FRANCE INFO qui le dit, je l’ai entendu…Donc c’est forcément la vérité vraie

  3. Dans l’article que vous consacrez aux incendies de forêts (Contrepoints de ce mardi 25 août), une phrase me laisse pantois : « Si les feux sont plus fréquents en France c’est peut-être parce qu’une certaine criminalité y est supérieure et les moyens de lutte contre l’incendie moins importants ». Là, vous en dites soit trop, soit trop peu. Votre édition d’aujourd’hui, qui reprend un article publié par le Wall Street Journal le 12 août dernier, est intitulée : « Incendies : contrairement à ce que l’on pourrait croire, les feux de forêt sont moins nombreux qu’avant ». C’est étonnant, mais vrai. Dès lors, pourquoi cette phrase sur la France ? Avez-vous des indications comme quoi, pour les incendies de forêts, la criminalité est supérieure (supérieure à quoi ?) et les moyens consacrés de lutte contre l’incendie moins importants (moins importants que quand ?). Merci déjà pour votre réponse et pour la qualité générale de vos informations.

  4. C’est bien gentil le quantitatif mais il est insensible et donne une vue peu pertinente, et desséchée, de la réalité humaine. Allez donc voir dans les Landes ou le Var les maisons des gens brûlées, le paysage calciné tout autour d’une habitation détruite.
    Je n’ai rien contre le climatoscepticisme mais comparer les seuls hectares brûlés du Canada désert au Landes (ou à Fontainebleau) ne tient aucun compte des répercussions du drame sur les personnes et pour peu leur vie chamboulée.
    Il y a des gens qui perdent leur maison construite en univers boisé parce que beaucoup de conducteurs fument, le cendrier dans la voiture est devenu depuis longtemps en option, et plus automatiquement de série (!) et qu’ils jettent leur mégot par la fenêtre.
    Plus de 400 auteurs de feu on été arrêtés, pyromanes ou imprudents. Comment remédier ? Ce serait plus intéressant que les hectares abstraits.

  5. en juin, le GIEC a renoncé à ses scenarii les plus pessimistes… l’information a été brièvement relayée par la grande presse… avant que le mois de juillet ne se passe sur l’air des incendies… même le Tour de France semblait passé au second plan ! … alors on nous parlait de réchauffisme au moment même où le GIEC lui-même (qu’on ne taxera pas de climatoscepticisme) modérait ses prévisions. Merci pour ces infos.

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