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lundi 24 août 2026

Incendies : contrairement à ce que l’on pourrait croire, les feux de forêt sont moins nombreux qu’avant

Temps de lecture : 2 minutes

Enormes incendies en France, en Espagne et au Portugal. En Grèce aussi. De même, des incendies ont fait des ravages au Canada et aux Etats-Unis. Les dégâts sont considérables, il est vrai. Cela dit, en réalité, les données (rappelées par Bjorn Lomborg dans un récent article) montrent qu’il y a moins de feux que durant les années passées.

Au Canada par exemple, le décompte officiel publié le 9 juillet faisait état de 1,4 million d’hectares brûlés, contre 4,6 millions à la même date l’an dernier. Et le communiqué officiel  mentionne le fait que « l’activité des feux demeure sous la moyenne quinquennale ».

Pareil dans le reste du monde. Le 5 août, les données satellitaires hebdomadaires de l’Union européenne concernant les surfaces brûlées, placent l’Océanie 14 % sous sa moyenne 2012-2025, l’Europe 35 % en dessous, l’Asie 41 %, l’Afrique 44 %, les États-Unis 20 %. Les deux Amériques enregistrent leur plus bas niveau depuis 2012. À l’échelle du globe, 2026 s’annonce comme l’année avec le moins d’incendies depuis le début des relevés satellitaires en 2001. Au début du XXe siècle, près de 4 % des terres émergées brûlaient chaque année, soit presque le double du taux actuel. Aux États-Unis, la superficie brûlée annuellement dans les années 1930 était environ cinq fois supérieure à celle d’aujourd’hui. De plus, avec la diminution des incendies, le taux de mortalité annuelle due à la pollution atmosphérique liée aux feux a considérablement baissé depuis 2000, selon une étude publiée dans The Lancet en 2024. Compte tenu de la population mondiale actuelle, cela signifie que la pollution due aux incendies tue environ 1,6 million de personnes, soit 400 000 de moins (rapporté à la population actuelle).

Les images des incendies sont terribles, voire apocalyptiques. Par leur violence, et aussi parce qu’elles sont diffusées en boucle, elles donnent l’impression que le monde n’a jamais autant brûlé. Alors que c’est faux. Les données, elles, sont beaucoup moins spectaculaires mais beaucoup plus fiables.

Si les feux sont plus fréquents en France c’est peut-être parce qu’une certaine criminalité y est supérieure et les moyens de lutte contre l’incendie moins importants.

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