Le régime des mollahs semble tenté par une répression féroce face à une révolte qui prend de l’ampleur chaque jour. Le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a menacé vendredi à la télévision les manifestants qualifiés de « vandales et mercenaires », tandis qu’un procureur évoquait le recours à la peine de mort. Mais les cortèges se font de plus en plus amples et devaient s’avérer énormes vendredi soir, notamment à la suite de l’appel à manifester… du fils du Shah déposé en 1979, Reza Pahlavi, 65 ans. Le nom de ce dernier est désormais scandé par de nombreux manifestants, dont beaucoup n’ont aucune sympathie pour la monarchie (les trois quarts des Iraniens n’étaient pas nés quand la république islamique à pris le pouvoir il y a 47 ans presque jour pour jour) mais voient en lui une rare figure d’unité nationale.
Se pose toutefois la question de l’efficacité de la répression qui s’annonce. Sera-t-elle tellement sanglante qu’elle terrorisera les manifestants qui resteront alors chez eux ? Ou bien, cette perspective de bain de sang va-t-il rudement tester la loyauté des forces de répression, dont certains ont des proches parmi les manifestants. Tous les régimes tombent, finalement, de la même manière, quand le nombre et la détermination des révoltés deviennent tels que, par effet domino, les professionnels de la matraque, de la grenade lacrymogène, voire du fusil anti-émeute abandonnent leur uniforme et se font porter en congé maladie auprès de leur chef…
Le juge de paix pourrait être soit Donald Trump, s’il ordonne un raid décisif sur un centre névralgique du pouvoir qui déclencherait un soulèvement général, soit la chute de la devise (elle s’échange à 1.45 million pour un dollar, contre 1.1 million en septembre) qui alimenterait l’hyper inflation et jetterait dans la rue encore plus de monde. Les jours qui viennent seront décisifs et pour l’heure on ne peut qu’être étonné de la tiédeur de la réaction de l’exécutif français, qui s’est contenté d’appeler les forces de répression à la retenue ; cognez si vous voulez, mais pas trop. Pas à la hauteur des enjeux d’un évènement géopolitique peut être majeur, puisque pouvant entrainer la disparition de la république islamique qui depuis 47 ans déstabilise le Proche-Orient, essaye de se doter d’armes nucléaires et finance le terrorisme, y compris en France jadis. Dans le monde occidental, seul Washington, eh oui, avec Donald Trump menaçant Téhéran s’il tue des manifestants, et Londres, qui a appelé à une transition démocratique, assument une position de principe estimable.
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6 réponses
« Dans le monde occidental, seul Washington, eh oui, avec Donald Trump menaçant Téhéran s’il tue des manifestants, et Londres, qui a appelé à une transition démocratique, assument une position de principe estimable »
C’est tout à leur honneur. Par comparaison, chez nous, toute une frange islamogauchiste est prête à « comprendre » que la république islamique d’Iran enclenche une répression féroce des manifestations des Iraniens « réactionnaires ».
A part les anglo-saxons, le monde occidental rêve toujours de faire gazou gazou……
Rien a cirer des iraniens venezueliens soudanais congolais nigerians syriens ukrainiens…..
Il appartient aux seuls Iraniens – lesquels font preuve d’un grand courage en se soulevant contre l’abominable théocratie des mollahs – de décider de leur sort. Toute interférence de l’empire étasunien, évidemment due à l’hubris et à la rapacité  » pétrolomane  » de ses dirigeants, serait contre-productive et ferait le jeu de ce régime aux abois qui cherche à déconsidérer toute opposition.
L’Iran est une vieille et fière nation qui ne supportera pas un retour de  » l’affaire Mossadegh « , dirigeant nationaliste renversé en 1953 suite aux manipulations de la CIA : ce pays est potentiellement trop puissant (cf. notamment le nombre de ses habitants et l’existence d’une élite instruite) pour être brutalisé comme une république bananière.
L anti americanisme primaire est une valeur sûre en France sur tout le spectre politique
En oubliant que ces vilains américains sont venus libérer la France en 44 45 tout en armant les soviétiques qui avaient pourtant pactises avec les nazis entre 39 et 41
La narcissique bienpensance gauloise est une calamité
Marrant d’être autant anti-USA dans une discussion libérale. Les mollahs ne sont pas là par « la volonté du peuple » et il me semble légitime d’agir contre une dictature théocratique criminelle moyenâgeuse.
L’histoire de Mossadegh, en pleine guerre froide, n’est pas celle d’un « dirigeant nationaliste » mais bel et bien celle d’un homme politique qui allait faire de l’Iran un satellite de l’URSS.
En résumé, la CIA a évité à l’Iran la peste communiste mais pas le choléra islamique.
Sincères salutations et bonne année 2026 (sans Maduro, et, je le souhaite sincèrement, sans mollahs, sans Poutine, sans Kim, sans Xi et consorts).
Comment pouvons-nous se dire pour la liberté, la démocratie, la justice, l’égalité homme femme et laisser des dictatures politiques ou religieuses. Nous avons laissé tuer, torturer, violer… les peuples pour certainement des raisons économiques mais aussi parce que notre culture judo chrétienne nous empêche d’être violent pour la liberté…. notre violence pour combattre le nazisme et le Japon, nous est encore reprochée, surtout japon.