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lundi 26 octobre 2026

Islamophobie : une définition qu’aucun fait ne peut démentir

Temps de lecture : 2 minutes

Le 23 octobre, à Trappes et à La Verrière, un homme a tiré depuis sa voiture : Pengo Bossio Wangi, 26 ans, est mort, cinq personnes ont été blessées dont une fillette de douze ans. Le suspect, Kévin T., 39 ans, visait expressément, il l’a dit lui-même, des personnes noires et arabes, et le parquet national antiterroriste a retenu la circonstance aggravante de mobile racial ou ethnique. Il y a eu des appels pour des rassemblements contre «  le racisme et l’islamophobie  », la mairie de Trappes accolant elle-même les deux termes. Or la victime était chrétienne : sa sœur jumelle et son oncle l’ont dit publiquement. C’est donc peut-être un crime raciste, mais pas islamophobe !

« L’information n’a rien changé au cadrage, constate Florence Bergeaud-Blackler, chargée de recherches au CNRS et spécialiste du frérisme. Comment l’expliquer ?  C’est un habile subterfuge comme savent le faire les fréristes et leurs complices néoantiracistes. Leur définition de l’islamophobie est la suivante : une « attitude d’hostilité, de rejet, de peur ou de haine envers l’islam, les musulmans ou les personnes perçues comme telles ». « Perçues comme telles » permet de maintenir la qualification même lorsque la victime n’est pas musulmane. La définition permet d’absorber TOUS les actes racistes dans la catégorie d’ISLAMOPHOBIE. Même si le jeune homme n’était pas musulman, la thèse de l’islamophobie attribue au tueur la croyance qu’il l’était. Et le tour est joué. »

À l’échelle européenne, le procédé est désormais bien analysé : des réseaux liés aux Frères musulmans ont obtenu l’accès au Conseil de l’Europe, y ont porté des campagnes sur le voile, et utilisent les financements de lutte contre les discriminations comme levier d’influence. La fonction de la définition large est là : rendre juridiquement indiscernables la critique d’une religion et le racisme envers des personnes. L’objection n’est du reste pas l’apanage d’un camp. Salman Rushdie, Manuel Valls et Caroline Fourest ont tous relevé que le terme finit par protéger l’islam de la critique, comme on l’avait vu lors des dérapages de la manifestation de 2019.

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