Israël a commémoré l’attaque menée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas qui a fait plus de 900 victimes, avec actes de barbarie, en sus de la capture de 240 otages, dont encore une soixantaine entre ses mains, soit le troisième attentat le plus meurtrier de l’histoire du terrorisme. Pendant que le pays se recueillait autour des familles endeuillées et des proches d’otages retenus à Gaza, des frappes israéliennes ont visé le territoire palestinien et des cibles du Hezbollah au sud Liban, où le mouvement islamiste allié du Hamas a affirmé qu’Israël, « un cancer », devait être « éliminé » à terme.
Lors d’une cérémonie à Jérusalem, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël changeait « la réalité » sur le terrain pour qu’il n’y ait plus d’attaque semblable à celle du 7 octobre. Ce qui devrait se traduire dans les jours, voire les heures qui viennent, par des raids israéliens en riposte aux tirs de 200 missiles balistiques iraniens. Téhéran a affirmé avoir lancé ces missiles, dont 32 ont frappé les alentours d’une base aérienne, avec, semble-t-il, un seul « coup au but », en représailles à l’élimination par Isräël du chef du Hamas, Ismaël Haniyeh, fin juillet dans la capitale iranienne, et le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, il y a dix jours à Beyrouth. Le successeur de Nazrallah a été tué à son tour vendredi.
La question clé, parallèlement à l’offensive israélienne contre le Hezbollah, touche aux sites qu’Israël va viser en Iran et avec quelle efficacité. Les scénarios plausibles concernent des raids sur des installations pétrolières, ce qui serait très contre-productif car ralliant la population iranienne autour d’un régime qu’elle déteste pourtant, et faisant flamber le prix du baril, ou bien des raids sur des installations abriant des missiles balistiques, des frappes de décapitation du régime, ou, enfin, du complexe nucléaire. L’Iran est un pays dit « du seuil », c’est-à-dire possédant assez d’uranium enrichi à 60 % en isotope 235 pour produire une bombe atomique en quelques semaines. Il faudrait toutefois encore quelques étapes de miniaturisation pour obtenir une arme nucléaire.
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Une réponse
1200 victimes et 250 otages