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mardi 15 septembre 2026

Javier Milei fait reculer la pauvreté. Cela ne plaît pas à Mathilde Panot qui dit le contraire.

Temps de lecture : 2 minutes

Invitée du « 8h30 franceinfo », mardi 15 septembre, Mathilde Panot a  annoncé que son groupe censurerait le budget 2027 « quoi qu’il arrive », et qu’il n’avait « rien à discuter, rien à négocier ». À l’appui de sa démonstration contre la rigueur budgétaire, la présidente du groupe LFI a ressorti son argument… argentin : la politique de Javier Milei aurait plongé cinq millions d’Argentins dans la pauvreté.

Ce n’est pas la première fois. À l’automne 2025 déjà, répondant à l’économiste Philippe Aghion qui mettait en doute le sérieux du programme économique de La France insoumise, elle écrivait : « J’invite M. Aghion à venir débattre avec nous sur le sérieux de notre programme économique plutôt que de jeter des anathèmes. Et je l’invite à la prudence : Javier Milei, dont il vante le programme économique, a plongé en quelques mois 5 millions d’Argentins dans la pauvreté. »

Le problème c’est que Mathilde Panot, malgré son bel aplomb, n’a pas tout à fait raison…  Voici les données officielles : le taux de pauvreté au second semestre 2023 (avant l’élection de Milei) était de 41,7 %. Au second semestre 2025, il est tombé à 28,2 %, son plus bas niveau depuis 2018 (le ministère argentin du Capital humain l’estimait même à 26,9 % au troisième trimestre 2025, un plancher inédit depuis 2010). Parallèlement, on a assisté à une chute spectaculaire du taux d’extrême pauvreté (c’est-à-dire de la proportion des ménages dont les revenus sont insuffisants pour couvrir un panier alimentaire de base calculé dans 31 agglomérations urbaines concentrant environ les deux tiers de la population) : il est passé de 8,2 % au 2e semestre 2024, à 6,9 % au 1er semestre 2025, puis 6,3 % au 2e semestre 2025, au plus bas depuis sept ans, et il est même estimé à 5 % aujourd’hui !

Milei a hérité d’une inflation mensuelle de 25 % en décembre 2023, d’une dette publique passée de 82 % du PIB en 2022 à 155 % en 2023, et d’un peso ayant perdu les cinq sixièmes de sa valeur face au dollar depuis 2019. Ses réformes mises en place, l’inflation mensuelle est retombée à 1,9 % en août 2025, les dépenses publiques ont baissé d’un tiers, et le FMI attend 5 % de croissance en 2026. Mathilde Panot n’est pas encore au courant.

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