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mardi 22 septembre 2026

Javier Milei sur LCI : « Il n’y a pas de bon socialisme »

Temps de lecture : 2 minutes

« Si on ne prend pas conscience de cette situation, l’Europe va cesser d’être ce qu’elle a représenté pour l’Occident. » Le 21 septembre, sur LCI, Javier Milei a livré à Darius Rochebin une critique particulièrement virulente de l’Europe. Selon le président argentin, le continent cumule les effets d’une immigration mal maîtrisée, du wokisme, d’une fiscalité excessive et surtout d’un État devenu trop important. Il se dit ainsi beaucoup plus optimiste pour l’avenir de l’Argentine que pour celui de l’Europe, qu’il juge confrontée à de graves problèmes politiques, économiques et démographiques.

Pour Milei, le monde s’organise aujourd’hui autour de trois grands blocs : l’Amérique, la Russie et la Chine. Quant à l’Europe, sa capitale devrait, selon lui, être Rome plutôt que Bruxelles, en raison de l’héritage judéo-chrétien, de la philosophie grecque et du droit romain, qui ont façonné la civilisation occidentale. Bruxelles représente au contraire, à ses yeux, « la décadence », le wokisme, l’État-providence et « le long chemin vers le socialisme ». Une évolution qu’il décrit comme « une mort pleine de souffrances, lente et sans courage ».

C’est sur le socialisme que Milei donne le fond de sa pensée et explique les raisons de son rejet viscéral. Darius Rochebin lui demande s’il est possible de distinguer le socialisme idéologique de la social-démocratie, qui chercherait simplement à « corriger le capitalisme ». Réponse de Milei : « On ne négocie pas avec le mal. Le socialisme, c’est le mal absolu. », avant de mentionner les échecs systématiques de cette idéologie sur les plans sociaux, économiques, politiques et culturels partout où elle a été appliquée. « Le socialisme peut vivre seulement dans les cercles académiques, sans jamais avoir fait ses preuves de manière empirique. »

L’exemple de Tony Blair, présenté par Darius Rochebin comme celui d’un social-démocrate ayant pu être un bon gestionnaire, ne convainc pas davantage le président argentin. Celui-ci refuse l’idée d’un socialisme à visage modéré : « Le socialisme, dans toutes ses versions, constitue une erreur théorique et un véritable désastre dans la vie réelle. Il n’y a pas de juste milieu dans le socialisme. Le chemin intermédiaire s’appelle le fascisme, le nazisme. Toutes les variations du socialisme mènent à de mauvais résultats et à des processus totalitaires. »

Interrogé sur la contradiction entre le racisme et le socialisme, Milei a rappelé plusieurs faits historiques : Hitler et Mussolini étaient des socialistes. Le premier admirait le second, dont l’idéologie était profondément antilibérale. Leurs politiques n’étaient que des versions nationalistes du socialisme. Quant aux sociaux-démocrates qui ont été les premières victimes du stalinisme, il y voit une question de lutte interne.

Au fond, son raisonnement tient en une phrase : « Il n’y a pas de bon socialisme. Je veux être libre. Je ne veux pas être un esclave. » Son diagnostic sur l’Europe est indissociable de son rejet : le continent s’est enfermé dans un modèle où l’État intervient toujours plus au nom de l’égalité ou de la « solidarité », jusqu’à affaiblir les libertés qui ont contribué à sa prospérité. L’Argentine est encore loin du niveau de vie européen, mais cela ne suffit pas à écarter le diagnostic de Javier Milei : un pays peut être plus pauvre et avoir identifié certaines erreurs que des pays plus riches continuent de commettre.

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