Le président libéral radical de l’Argentine, Javier Milei, a fait franchir mercredi soir une étape importante de son projet-clé de dérégulation du marché du travail avec l’adoption de sa réforme au Sénat. Le texte, qui doit encore passer à la Chambre des députés d’ici mars, vise à rendre le marché plus flexible : elle facilite les licenciements, ce qui incite les employeurs à embaucher sans crainte (raisonnement proscrit dans les pays de forme hexagonale), réduit les plafonds d’indemnités de chômage afin d’inciter à retrouver rapidement un travail et limite le droit de grève en élargissant la liste des services jugés essentiels. Les syndicats sont, évidemment, fortement opposés. Couplés à une réduction de charges sociales pour l’employeur, ces mesures devraient inciter à régulariser une grande partie des emplois au noir, qui représenteraient près de 40 % du total des actifs.
Alors que les sénateurs débattaient, de brefs mais violents affrontements ont eu lieu aux abords du Parlement entre quelques dizaines d’individus, beaucoup cagoulés ou masqués, et la police, à coups de pierres et cocktails Molotov contre lacrymogènes et balles en caoutchouc. Lors du débat à la Chambre haute, un sénateur important du camp pro-Milei, Joaquin Benegas Lynch, a appelé à rompre avec « un schéma étatiste, corporatiste et de prébendes qui a fait fuir les investissements, détruit des emplois et appauvri des millions d’Argentins ». La cure radicale imposée à l’économie argentine, qui se dirigeait tout droit il y a deux ans vers une deuxième banqueroute, un quart de siècle après une première, dramatique puisque fonctionnaires et retraités ne recevaient plus de revenus du jour au lendemain, a permis de diviser par dix l’hyperinflation, de sortir le pays des doubles déficits budgétaires et commerciaux et de voir le taux de pauvreté retomber à un niveau sans précédent depuis le début du siècle.
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Un libéral au Vatican
4 réponses
Vivement que l’on s’inspire de sa politique.
Je n’ai pas bien vu, en France, de candidats vouloir s’inspirer de ses réalisations
( il y a bien sur Reconquête qui s’en rapproche, si je ne me trompe pas, mais je ne saisis pas si le RN par exemple souhaite ou non s’en inspirer).
Pouvez vous nous aider a y voir un peu plus clair, merci
David Lisnard
Reconquête ou le RN sont des partis nationalistes et anti- libéraux. J’ai du mal à comprendre l’admiration qu’ont les nationalistes pour des libertariens comme Milei alors que tout les opposent. Nationalisme et libéralisme c’est sociétés fermées contre sociétés ouvertes.
Monsieur Lisnard est un libéral dont le discours et l’action sont concordantes. Une application de nombre de ses idées serait salutaire pour notre pays, notamment celle de la réduction des dépenses de l’Etat avec une méthode fiable : chaque départ occasionne un réexamen des missions et on ne remplace que si les missions le nécessitent.
Avec un objectif de départ de non remplacement systématique.
J’ajouterais de travailler avec des gens honnêtes, ce qui devient presque irréaliste (cf. Ferrand, Moscovici, de Monchalin et consorts. Et sans idéologie écolo débile et malthusienne, etc.
J’arrête car la conclusion est que je rêve éveillé…
Reste le FMI