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mardi 9 décembre 2025

La concurrence sur le marché des télécommunications a permis les tarifs les plus bas pour la téléphonie et l’internet

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Rappelez-vous ! Lors des débats sur l’ouverture à la concurrence des télécommunications, en 1996, Ségolène Royal soutenait que l’application du principe de rentabilité des communications téléphoniques allait augmenter leur coût et priver les plus pauvres, et notamment les personnes âgées, de leur usage. Vingt-sept ans après, c’est exactement le contraire qui est arrivé. Rappel des faits.

Le 1er janvier 1998, le monopole de France Télécom sur les communications fixes a été supprimé : depuis cette date, le marché a été libéralisé et, au dire de la direction générale du Trésor, l’introduction de la concurrence a permis de baisser les tarifs de la téléphonie et de l’internet tout en maintenant un niveau soutenu d’investissement.

Dans un premier temps les opérateurs ont utilisé le réseau cuivre de France Télécom puis ont développé leur propre réseau de fibre optique : la règle étant que chacun, moyennant finances, puisse se servir du réseau de son concurrent, évitant ainsi le risque de dupliquer inutilement les infrastructures.

Quatre opérateurs se partagent le marché : Orange (ex-France Télécom), Bouygues, SFR et Free. Jusqu’à l’arrivée de Free en 2012, le niveau de concurrence demeurait insatisfaisant, les trois premières sociétés citées ayant même été condamnées pour entente sur les prix en 2005.

Grâce à l’ouverture à la concurrence et par l’agressivité de son offensive, Free va conquérir 15 % du marché en à peine deux ans et ainsi permettre de diviser les prix par deux – le secteur des communications d’entreprise étant le seul à conserver des barrières à l’entrée plus importantes.

En 2019, comme le montre le graphique suivant, la France faisait ainsi partie des pays où le prix d’une offre de très haut débit fixe (35 € par mois) était le moins élevé :

Pendant la même période (2010-2021), les investissements des quatre grandes compagnies sont également demeurés extrêmement dynamiques, augmentant de 7,3 à 15,5 Mds€.

Rappelons que la libéralisation des télécommunications est le fruit d’un lent et progressif mouvement normatif européen, qui avait d’ailleurs, au moment de sa transcription en droit interne, suscité la plus vive opposition de la gauche.

En somme, la politique d’ouverture à la concurrence, après des débuts difficiles, s’est révélée être un succès complet. Deux principaux secteurs, théoriquement concurrentiels, manquent encore à l’appel : l’énergie et les transports. Poursuivre dans cette voie, par la privatisation de la SNCF notamment, serait donc une idée à creuser dans les années à venir.

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