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samedi 14 février 2026

Ségolène Royal en roue libre

Temps de lecture : 2 minutes

Le 29 janvier, Ségolène Royal s’est rendue en Algérie pour rencontrer le journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme après un reportage sur un club de foot kabyle. À cette occasion, l’ancienne ministre, aujourd’hui présidente de l’association France-Algérie, a estimé que la France devrait faire un « geste de reconnaissance » envers l’Algérie, notamment par « la restitution des biens culturels ». Elle a également déclaré devant la presse algérienne : « Il y a sept millions de Français qui sont liés de près ou de loin à l’Algérie. C’est beaucoup. En ce moment, ils ont peur parce que l’algérophobie et l’islamophobie sont atrocement instrumentalisés. Je leur dis : n’ayez pas peur (…) ». Interrogée sur sa position dans La Matinale TF1 le 2 février, elle s’est défendue de vouloir opposer les deux pays.

À quoi joue Ségolène Royal ? Dans un contexte de fortes tensions diplomatiques avec l’Algérie – pays qui a détenu arbitrairement l’écrivain Boualem Sansal pendant plusieurs mois – elle se fait désormais la porte-parole du président Tebboune. Ses postures, loin d’apaiser la situation, donnent le sentiment d’une complaisance assumée envers un régime autoritaire, prompt à instrumentaliser les relations bilatérales.

Faut-il y voir une tentative de récupération de la diaspora algérienne pour assouvir ses ambitions électorales ? L’ancienne ministre s’en est défendue, là encore, bien que le doute soit permis tant sa communication paraît avant tout guidée par le besoin d’exister médiatiquement. De professionnelle de la politique, Mme Royal serait-elle devenue une professionnelle du spectacle ? Ambassadrice aux pôles de 2017 à 2020, elle a été limogée de son poste en raison de ses prises de position sur la politique du gouvernement. « Mère de la nation », elle n’a jamais hésité à sortir un argument imparable : il faut voter pour elle parce qu’elle est une femme. Après être arrivée au second tour de l’élection présidentielle de 2007, après avoir cumulé les postes de ministre, on pourrait s’attendre à ce qu’elle passe à autre chose, mais non : elle s’obstine et s’accroche, envers et contre tout. Comme beaucoup de ceux qui ont connu la célébrité, elle ne se considère pas comme usée, et se résigne encore moins à être oubliée. Mais comme beaucoup aussi, elle ne distingue plus très bien les lignes qui séparent un vrai rôle d’un rôle secondaire, puis d’un figurant. Sortir par la porte pour rentrer par la fenêtre en jouant la provocation afin de se faire encore remarquer n’est peut-être pas une excellente tactique…

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21 réponses

  1. Ségolene est un trop joli prénom pour une dinde. Vraiment un des pires exemples de politocard. J’ai même honte d’avoir perdu mon temps à faire un commentaire à son sujet.

  2. Que ne ferait pas l’ambassadrice des pingouins pour accéder à une gamelle ?
    On ne sait plus quoi en faire, alors on l’envoie en Algérie, pays sensible, où elle ne peut dire que des âneries, quelle légèreté !

    1. Pas sûr. On gagnerait a faire sans.
      Penser qu’elle est arrivée en finale de la présidentielle en dit long sur la stupidité de l’électeur. Nous ne sommes pas bien placés pour critiquer les USA.

  3.  » En ce moment, ils ont peur parce que l’algérophobie et l’islamophobie sont atrocement instrumentalisés »
    Qu’est ce que cela signifie ? Que la détestation des Français envers l’Algérie de Tebboune et l’islam barbare va permettre à une droite véritable d’accéder enfin au pouvoir ? Mais c’est l’espoir des sept millions de Français liés de près ou de loin à l’Algérie Mme Royal.

  4. Pour faire plaisir à Mademoiselle Royal le meilleur geste de reconnaissance que l’on pourrait faire est de restituer les algériens à l’Algérie.

  5. Quand un politique cesse d’être soutenu par ses électeurs, ou il devient inutile ou il devient nuisible. Mme Royal fait partie de le seconde catégorie.

  6. On se souvient que Segogolène avait été recasée comme ambassadrice des pôles, au titre des Ambassadeurs « Thématiques », nommés au bon vouloir du pouvoir sur des emplois + ou- bidons, mais bien payés (17.000€/mois). Peut-être fait-elle comme Mélenchon, de la retape auprès des algériens en vue d’une éventuelle candidature à la présidentielle de 2027 ? On lui rappellera donc que les électeurs lui ont envoyé un double message : d’abord face à Sarkozy, puis quand elle s’était auto-parachutée à La Rochelle pour des élections législatives (elle se voyait, paraît-il, déjà au perchoir). La devise de cette ville, c’est « Belle et Rebelle », et les rochelais, rebelles, ont voté pour Falorni !

  7. A l’enterrement de Castro elle a fait un discours apologétique sur ce dictateur criminel. Elle est donc une habituée féroce du soutient aux dictateurs!

  8. « Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile.
    Être une femme libérée tu sais, c’est pas si facile  »
    Cookie dingler

  9. Agée de 72 ans, Enarque, Ségolène ROYAL a toujours occupé des fonctions dont certaines « exotiques » : pingouins etc.
    Elle a toujours vécu grâce à nos impôts. Elle n’est pas le seule. Elle a largement atteint l’âge de la retraite. Comment se fait-il qu’elle obtiennent encore des postes qui lui permettent de continuer à vivre aux frais des contribuables Français ?

  10. Malheureusement, la sénilité, ou plutôt la démence, nommée plus couramment la « maladie d’Alzheimer », ne regarde pas le sexe ni l’âge de ceux qui en sont frappés. La preuve…

  11. Si elle a été virée de son poste d’ambassadrice des pôles c’est qu’elle n’y mettait jamais les pieds.
    Plutôt que de faire de la politique de café du commerce, elle aurait dû rendre visite aux manchots, peut être l’auraient ils applaudie…

  12. Elle doit être en train de viser la présidence de l’IMA. Elle participe en ce sens a la dénonciation bien opportune de Jack Lang.

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