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mercredi 27 mai 2026

La France est le pays qui taxe le plus les bénéfices en Europe : 57.85 %

Temps de lecture : 2 minutes

Le think tank Tax Foundation Europe vient de publier son comparatif sur l’imposition des bénéfices en Europe. La France y apparaît comme le pays le plus taxateur avec un taux de 57,85% qui s’applique aussi bien aux dividendes qu’aux plus-values. Ses suivants sont l’Irlande (57,13%), le Danemark (54,76%) et le Royaume-Uni (54,50%) pour l’imposition des dividendes ; et le Danemark (54,76%), les Pays-Bas (52,51%) et la Norvège (51,52%) pour les plus-values.

Tous les autres pays sont sous la barre des 50%, la moyenne des 31 pays européens étudiés s’établissant à 39,23% pour les dividendes et à 36,03% pour les plus-values. En bas du classement, on trouve la Lettonie (20%), l’Estonie (22%) et la Hongrie (22,65 %) pour les dividendes ; et Chypre (12,50%), la Roumanie (16,84%), la Bulgarie (19%) et la Suisse (19,61%) pour les plus-values.

Un tel écart s’explique par le fait que la plupart des pays européens imposent les bénéfices deux fois : une fois au niveau de l’entreprise et une fois au niveau de l’actionnaire.Avant que les actionnaires ne paient d’impôt, l’entreprise est d’abord soumise à l’impôt sur les sociétés sur ses bénéfices.Ainsi, lorsque les actionnaires paient leur impôt, ils le font sur les dividendes ou les plus-values distribués à partir des bénéfices nets.

Par exemple, supposons qu’une société française réalise un bénéfice de 100 €. Elle doit payer 36,13 € d’impôt sur les sociétés (en appliquant le taux marginal d’imposition le plus élevé, surtaxe comprise), ce qui lui laisse un bénéfice net de 63,87 €. Si la société distribue ces bénéfices sous forme de dividendes, ces revenus sont imposés une seconde fois au niveau individuel au taux maximal de 34%, ce qui représente 21,72 € d’impôt sur les dividendes. Le revenu net après impôt s’élève donc à 42,15 €, ce qui signifie que les 100 € de bénéfices initiaux sont soumis à un taux d’imposition intégré sur les bénéfices des sociétés de 57,85%. Le même calcul peut être effectué pour les bénéfices des sociétés réalisés sous forme de plus-values.

L’effet Macron, souvent qualifié de pro-business, n’est plus visible. Alors qu’en 2023, la France se classait cinquième pays d’Europe avec un taux de 51,05% en baisse depuis plusieurs années, elle est revenue au premier rang cette année, confirmant qu’elle est bien un enfer fiscal.

Et dire qu’il y a encore des parlementaires qui prétendent que le capital n’est pas assez taxé en France !

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8 réponses

  1. Excellent article qui mériterait d’être communiqué à nos gauchistes qui sont persuadés que les patrons et les actionnaires s’en mettent « plein les poches » alors que c’est l’état le principal bénéficiaire de toute entreprise privée.

  2. Vous avez oublié la CDHR qui porte la taxation des dividendes au niveau de l’actionnaire au taux marginal maximal de 37,2% (+ 1,4%?)
    En ajoutant l’IS à 36,13% la France devrait se détacher des suivants!

  3. C’est vrai mais hélas très insuffisant. Malgré cette ponction championne , la France emprunte dès le 22 de chaque mois pour couvrir ses dépenses surtout « sociales ».

    1. C’est l’Etat qui doit réduire son train de vie, le nombre de ses ministres et conseillers, de parlementaires et de structures redondantes et d’organismes divers perfusés à l’argent public.

  4. La seule chose pour laquelle la gauche est douée c’est pour le mensonge et l’escroquerie, avec l’aide des media!

  5. En imposant unilatéralement un taux aussi proche du confiscatoire, la République Socialiste Française (Injustice Contraintes Inégalités) n’incite t’elle pas les entreprises qui le peuvent (les plus importantes) à recourir à des pratiques dites d’optimisation fiscale et ne fait elle pas fuir celles qui produisaient dans l’hexagone ?
    En base de réflexion, la France et le Grèce sont les deux pays européens ou la part de l’industrie dans le PIB est la plus faible, ce qui représente l’échec patent et un aveu confirmé d’incompétence de la Nomenklatura qui règne sans partage depuis plus de trente ans …..
    Dans les années 1960-70, la France était en effet parmi les trois pays les plus industrialisés du Monde comme le montrent les tableaux de classement des PIB).
    Plus l’état est devenu interventionniste dans l’économie réelle avec l’épisode des nationalisations de 1981, plus le nombre de fonctionnaires d’un niveau supérieur s’est accru, plus le secteur privé s’est contracté pour en arriver ou nous en sommes : des entreprises prétendument privees où l’état détient une participation qui lui permet d ‘imposer ses choix via la présence de ses représentants aux organes dirigeants (exemple des entreprises françaises dont Renault qui ont dû quitter le marché russe en quelques mois) et d’autres dirigées directement par des hauts fonctionnaires qui pantouflent. .
    Quand cesserons nous de nous complaire dans cet état de sujétion et de decheance qui nous conduit inéluctablement au surendettement et à une ruine durable ? Peut être même à une guerre…..

  6. Depuis 10 ans la France est gouvernée par un nullard, un petit coq orgueilleux qui bombe le torse et se prétend « le Mozart-de la Finance » Il nous a ruiné et endetté de milliers de milliards d’€. Le masque est tombé, le Génie Rothschildien n’est qu’un p’tit mec qui se la joue bercé par les louanges de la clique du »Ventre-Mou », ces Centristes, Européistes qui transforment étape par étape notre « Vieux-Pays » en un simple « lander » de l’U.E. Macron est le fossoyeur de la FRANCE.

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