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vendredi 23 janvier 2026

La hausse de la fiscalité sur l’aérien pénalise les voyageurs, les entreprises et l’emploi

Temps de lecture : 2 minutes

La loi de Laffer, qui démontre irréfutablement qu’à partir d’un certain niveau de pression fiscale l’activité économique, en réaction, s’effondre (en gros, vous seriez prêt à travailler, ou prendre des risques si vos gains étaient taxés à 99 % ? Nous non plus), connaît une énième illustration ce  vendredi 28 novembre avec les évaluations divulguées par l’Union des aéroports français (UAF).

Lors de son congrès annuel, elle a estimé que la hausse de la fiscalité sur l’aérien avait incité des compagnies, notamment Easyjet et Ryanair à supprimer des milliers de vols de leurs programmes d’hiver et d’été, et que plus d’1,3 million de passagers allaient ainsi manquer à l’appel. La France a instauré depuis mars un triplement de la « taxe de solidarité sur les billets d’avion » (TSBA). Le surcoût est de 4,77 euros par billet d’avion sur les vols intérieurs ou européens au départ de la France, et jusqu’à 120 euros par trajet long-courrier en classe affaires.

Ces données excluent toutefois les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, des plateformes qui ont vu passer en 2024 la moitié des 205 millions de passagers aériens recensés en France. « En 2024, le trafic passagers en France n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant-crise, accusant une diminution de 4% par rapport à 2019 », a déploré le président de l’UAF, Thomas Juin.

Un manque de passagers qui nuit évidemment à l’emploi, mais aussi aux recettes fiscales, via la TVA sur les activités des aéroports, mais qui réjouira les écologistes ; en effet, un des objectifs de cette taxe est de dissuader les gens de prendre l’avion pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Sauf que ces attaques incessantes sur notre mode de vie, nos activités économiques, bien au-delà de l’aérien, sont absurdes ; quand bien même, dans un élan de vertu écologique névrotique, les Français décideraient de disparaître, la situation en matière de rejet de C02 par l’humanité serait sans aucun changement un an plus tard par le seul fait de la hausse des rejets de la seule Chine, ou de l’Inde. Et puis, rendre les gens pauvres, malheureux et sans emploi s’avère totalement contre-productif pour la cause écologique ; non seulement cela détourne les Français de cette cause qui, quand elle n’est pas punitive ou culpabilisante, est légitime, mais cela sert aussi de repoussoir pour les pays étrangers.

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5 réponses

  1. Avec le rejet de l’avion, on touche du doigt l’absurdité des mantras écolos.
    C’est vrai qu’à titre individuel, prendre l’avion pour aller disons aux Antilles, c’est l’équivalent d’un an de voiture (15000 km). C’est énorme.
    A titre collectif, il en va tout autrement : si demain plus un seul avion ne circulait, on éviterait à peine 2-3 % des émissions mondiales de CO2. Autrement dit, que dalle.
    Mais quelle perte pour nos économies !

  2. Tout est prétexte à taxes. L’écologie est devenue un repoussoir à force de nous pourrir la vie et ils sont les idiots utiles pour taxer encore et encore. Ils sont bien pré somptueux en imaginant sauver le monde …. En représentant 1% de la planète …. Orgueil et bêtise sont de bien mauvais conseillers….

  3. Cette fiscalité est d’autant plus idiote qu’il n’est pas certain que le trafic aérien réchauffe le climat. En effet d’une part il y a une importante émission de CO2 dont l’action ne fait pas consensus, et d’autre part une modification de l’albédo qui provoque un refroidissement.
    Il est donc possible que cela engendre plutôt une baisse de la température, c’était d’ailleurs une inquiétude sérieuse pour l’Atlantique nord dans les années 70, époque heureuse ou la science n’était pas encore trop idéologique.

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