En déplacement officiel en Inde, Emmanuel Macron a relancé le débat sur la liberté d’expression en déclarant que « la liberté d’expression, c’est de la pure connerie, si personne ne sait comment on est guidé à travers cette soi-disant liberté d’expression ». Une formule qui s’inscrit dans sa volonté assumée de renforcer l’encadrement des réseaux sociaux. Le chef de l’État a en outre ajouté : « Je veux, d’ailleurs, qu’il y ait une sorte d’ordre public ». Derrière ces mots se dessine une conception plus interventionniste de la régulation des réseaux sociaux, au nom de la lutte contre la désinformation et les « dérives » liées à l’intelligence artificielle. Mais la réponse doit-elle forcément passer par un renforcement du contrôle étatique de l’expression ? Certainement pas.
Car la liberté d’expression constitue un principe fondateur de nos démocraties. L’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme affirme qu’elle « comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière ». De même, l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen rappelle que « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». La liberté d’expression est simplement l’expression du peuple.
Introduire une notion floue « d’ordre public » pour la réguler pose un problème. Qui décidera de ce qui est vrai, acceptable ou digne d’être diffusé ? L’État, qui n’est pas et ne saurait être le garant de la vérité ? Confier à l’autorité publique le rôle d’arbitre ultime de la vérité reviendrait à affaiblir le pluralisme, pourtant condition essentielle d’une société libre.
La désinformation est un défi réel, mais la solution ne réside pas dans une centralisation du contrôle de la parole. Elle passe par la responsabilité individuelle, la transparence des plateformes et surtout par le pluralisme des sources. C’est la confrontation des points de vue, et non leur homogénéisation, qui permet de faire émerger une information de qualité.
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25 réponses
Permettez que je formule humblement (en bêlant presque) trois remarques suite à la Déclaration en Inde du grand président Emmanuel Macron en reprise du vieil adage désuet » que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés » afin de répondre à la remarque attristée d’une dirigeante d’une nation européenne voisine concernant un fait de société ayant causé une mort d’homme , survenu récemment dans l’hexagone.
Les propos de son éminence n’ont évidemment suscité dans la presse aucune analyse sérieuse ni aucune contestation alors que :
1 il y déclare qu’il considére les populations de pays européens (au moins française et Italienne) comme un troupeau de moutons….
Chassez le naturel autoritariste, il revient au galop.
2 Il invoque ouvertement un nationalisme suranné pour empêcher TOUTE remarque ou critique , même verbale, d’un événement dramatique qui survient ou surviendrait dans l’hexagone..
Cela est remarquable dans la bouche d’un europeaniste déclaré qui prétend maintenant mettre en commun l’arme de dissuasion nucléaire que l’état possède seul depuis plus de cinquante ans avec d’autres pays européens sans véritables contreparties.
3 il se mure dans une attitude guerrière de pacotille pour dilapider l’argent public, pour impressionner, critiquer ouvertement les politiques suivies par d’autres gouvernements non socialistes et empêcher TOUT dialogue de fond.
Le comportement de son éminence, visiblement en roue libre depuis début 2024, devient inquiétant compte tenu du nombre de pouvoirs qu’il détient presque seul.
Comment peut il prétendre tenir les rôles ardus de rassembleur à l’intérieur et de négociateur à l’extérieur dans ces conditions défavorables ?
Pauvres (électeurs) français dotés d’un cerveau qui n’en reviennent pas d’être traités ainsi sans raison valable !
Vos remarques sont excellentes et je les ai entendues aussi par des journalistes de CNews. Ce qui m’inquiète beaucoup, en sus de l’incohérence sans cesse répétée, des propos du Président, est son attitude et son regard quand il les tient. Ce regard est celui d’un illuminé. Certes je ne suis pas médecin….Mais certains psychiatres courageux se sont déjà prononcés à son sujet.
La plus odieuse atteinte à cette liberté c’est le principe d’inéligibilité. Un juge, au nom du peuple interdit …au peuple de s’exprimer! Stupide, absurde, mais nos imbeciles à têtes de premiers de la classe l’évoquent sans sourciller !
Quelle plus grossiere atteinte à la démocratie et au bon sens peut on imaginer ?
Certes, mais les deux piliers d’une démocratie sont le droit de vote et la liberté d’expression. Si vous y touchez vous glissez ver le totalitarisme… tentation tellement forte pour ceux qui prétendent détenir la vérité !
Pensez vous qu’un texte de loi à plus de légitimité que le vote d’un peuple?
Comment un président de la république peut-il employer un tel vocabulaire, qui plus est, sur un sujet si fondamental ?
Je suis outrée et j’ai honte qu’une telle personne représente mon pays.
Qu’il reprenne quelques courts auprès de son épouse. Cela ne pourra que lui être bénéfique.
Toucher a la liberté d’expression, quelle que soit sa forme est une atteinte grave à la démocratie… par son corollaire : l’autocensure.
J’y ajouterai l’intimidation qui permet de traîner devant un tribunal n’importe qui pour le ruiner et le faire taire.
… et c’est le président qui ose tenir de tels propos!
L’article est fort urbain envers notre Président. A le voir s’exprimer ainsi je ressens la tentation totalitaire du pouvoir qui voit bien qu’il s’écroule.
Nous y sommes. Relisons « 1984 »,
En Afghanistan, ils ont interdit aux femmes de parler, cela doit inspirer nos ex, anciennes, .. démocraties. Parce que pouvons alors parler de démocratie ?!
Pour aller dans le sens de ses paroles, on devrait commencer par limiter son droit à s’exprimer et à dire des inepties, par exemple en créant un comité Théodule supplémentaire, avec des membres hautement politisés mais qui ne soient pas ses copains, comité qui devrait examiner et autoriser, ou non, toutes ses déclarations avant qu’il ne les fasse. S’il veut limiter le droit d’expression des Français, qu’il commence par lui-même.
Il cause, il cause, il s’entend parler avec ravissement… inconscient de la dangereuse énormité de ses propos. On croirait entendre le personnage Zéro Janvier de » Starmania », homme d’affaires cynique et véreux devenu président, paradant dans sa boîte de nuit, » Le Naziland », qui surmonte son complexe Zéro Janvier : quelle infortune pour ce Mozart de la Finance, de la politique et de la « comm' », ce » young European leader » labellisé larbin par les États-Unis, d’être seulement président d’un pays bien trop petit par rapport à son génie et ses ambitions, pays qu’il méprise et trahit de plus en plus ouvertement. On prétendit que, trouvant Rome indigne de son génie, Néron la détruisit largement : de même, narcissique minable et frustré, Freluquet 1er détruit tout ce qu’il peut dans notre infortunée Patrie…
Il est grand temps que que cet individu – qui se rêve en grands architecte de la police de la pensée et de l’expression, en « oubliant » le rôle des autres pouvoirs (législatif et judiciaire) en démocratie – quitte l’Élysée : entre ses 2 prédécesseurs (Vulgaire 1er, roi de Pipolie et Gros Beignet) et ce Freluquet 1er, la compétition est rude pour obtenir la palme du président le plus néfaste aux intérêts de la France. Qu’il parte ou soit licencié dès que possible !
Il me semble que les critiques se focalise sur des détails et non sur le contenu profond de la déclaration de Macron.
En l’occurrence, la vraie question soulevee par l’intelligence artificielle et son utilisation dans les réseaux, nous la connaissons tous. Elle touche les libéraux bien plus que tous les autres courants de philosophie politique. Il s’agit de la question du libre arbitre.
La question, elle est vite répondue. Ludwig von mises a consacre sa brillante intelligence a démontrer que nous ne pouvons pas remettre en question le libre arbitre par définition car nous aurions besoin du libre arbitre pour poser un tel jugement.
Sommes-nous uniquement des contingences comme les machines de langage arrive à nous le faire croire dans leur imitation presque parfaite parfois des interactions humaines, et sinon, notre prétention à être plus que cela relève-t-elle uniquement de la religion ? (Éventuellement, de la religion d’État ?)
La collectivité étatique qui entend nous défendre de tout un tas de choses, est-elle sensée aussi nous défendre d’une influence néfaste sur nos pensées ?
C’est aller un peu loin!
Macron s’inquiète a juste titre d’une radicalisation provoquée par effet d’algorithme. Cela n’est pas impossible et les derniers sondages en Allemagne révèlent que 30 % de la population (davantage à l’est) considère l’avènement d’un parti unique fort, comme une forme de gouvernement plus efficace et désirable.
Peut-être les algorithmes révèleront-ils bientôt, tout comme ce sondage, que le libéralisme contient des fautes de raisonnement dont le totalitarisme souffrirait beaucoup moins… ? Reste l’idée de Lord Acton que le pouvoir corrompt et qu’ énormément de pouvoir corrompt énormément. Les algorithmes ont-ils trop de pouvoir ? Certainement.
L’état a-t-il essayé d’utiliser ce pouvoir pour maintenir le sien, durant sa gestion de la crise covid par exemple ? C’est là que le bât blesse. Emmanuel Macron est un homme de pouvoir , mais il donne l’impression de ne pas encore l’avoir remarqué.
L’idée que le libre arbitre est indiscutable est une position philosophique, pas une position scientifique. La science est déterministe et nous sommes des êtres physiques et non des dieux.
Néanmoins vous soulevez une question : trop de pouvoir des algorithmes mais refus de l’intervention de l’Etat.
Votre défense de la liberté d’expression est utilitariste. Si les résultats que vous escomptez de la liberté d’expression n’étaient pas aussi positifs que vous l’envisagez, alors, d’un point de vue utilitariste, on pourrait accepter des restrictions à cette liberté. Selon moi, la liberté d’expression doit être totale (ou presque, il y a qques cas de figure où elle peut provoquer des drames) : qui a la légitimité de limiter ce que je dis, lis ou écrit ?
MACRON est un nain à côté des rédacteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme où tout est dit dans l’article 11 : liberté et responsabilité en cas d’abus (par ex propos antisémites, appels au meurtre ou à la violence…). Mais MACRON est tellement imbu de lui-même, d’un narcissisme quasi autistique, qu’il est parfaitement sourd et incapable d’écouter l’écrasante majorité de nos concitoyens qui refusent de sortir du cadre de la Déclaration des Droits de l’Homme. Qui va définir son « ordre public », lui peut-être qui après 10 ans de pouvoir va nous laisser dans la situation catastrophique où se trouve notre pays ? Depuis JUVENAL il y a 2000 ans personne n’a répondu à la question fondamentale : « qui contrôlera les contrôleurs eux-mêmes » ? La liberté d’expression doit être sacrée, elle est, comme la démocratie de CHURCHILL « le pire de tous les systèmes…A l’exception de tous les autres » et le grand danger du macronisme (mais aussi de la Commission de BRUXELLES), est d’instaurer une police de la pensée, de verser dans le délit d’opinion. N’oublions pas ce que disait CLEMENCEAU : « la République vit de liberté » et des débats, même parfois agités, que la liberté des échanges de vues peut provoquer. Enfin on ne peut manquer de citer VOLTAIRE : « je ne partage pas ses idées mais je me battrai pour qu’il puisse les exprimer » !
Non mais pour qui se prend t il ? Aurait il des velléités de dictature ce jeune à qui il manque certainement de la contradiction ? Dans certains cas il serait opportun de se taire plutôt que de proférer des âneries…
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25 réponses
Permettez que je formule humblement (en bêlant presque) trois remarques suite à la Déclaration en Inde du grand président Emmanuel Macron en reprise du vieil adage désuet » que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés » afin de répondre à la remarque attristée d’une dirigeante d’une nation européenne voisine concernant un fait de société ayant causé une mort d’homme , survenu récemment dans l’hexagone.
Les propos de son éminence n’ont évidemment suscité dans la presse aucune analyse sérieuse ni aucune contestation alors que :
1 il y déclare qu’il considére les populations de pays européens (au moins française et Italienne) comme un troupeau de moutons….
Chassez le naturel autoritariste, il revient au galop.
2 Il invoque ouvertement un nationalisme suranné pour empêcher TOUTE remarque ou critique , même verbale, d’un événement dramatique qui survient ou surviendrait dans l’hexagone..
Cela est remarquable dans la bouche d’un europeaniste déclaré qui prétend maintenant mettre en commun l’arme de dissuasion nucléaire que l’état possède seul depuis plus de cinquante ans avec d’autres pays européens sans véritables contreparties.
3 il se mure dans une attitude guerrière de pacotille pour dilapider l’argent public, pour impressionner, critiquer ouvertement les politiques suivies par d’autres gouvernements non socialistes et empêcher TOUT dialogue de fond.
Le comportement de son éminence, visiblement en roue libre depuis début 2024, devient inquiétant compte tenu du nombre de pouvoirs qu’il détient presque seul.
Comment peut il prétendre tenir les rôles ardus de rassembleur à l’intérieur et de négociateur à l’extérieur dans ces conditions défavorables ?
Pauvres (électeurs) français dotés d’un cerveau qui n’en reviennent pas d’être traités ainsi sans raison valable !
Je n’aurais pas mieux dit, merci. Petit ajout : il semblerait que sa liberté de parole à lui ne soit pas concernée
Vos remarques sont excellentes et je les ai entendues aussi par des journalistes de CNews. Ce qui m’inquiète beaucoup, en sus de l’incohérence sans cesse répétée, des propos du Président, est son attitude et son regard quand il les tient. Ce regard est celui d’un illuminé. Certes je ne suis pas médecin….Mais certains psychiatres courageux se sont déjà prononcés à son sujet.
pas lu
La plus odieuse atteinte à cette liberté c’est le principe d’inéligibilité. Un juge, au nom du peuple interdit …au peuple de s’exprimer! Stupide, absurde, mais nos imbeciles à têtes de premiers de la classe l’évoquent sans sourciller !
Quelle plus grossiere atteinte à la démocratie et au bon sens peut on imaginer ?
La démocratie libérale, ce n’est pas la volonté du peuple sans limite : c’est la souveraineté du peuple encadrée par l’État de droit.
Certes, mais les deux piliers d’une démocratie sont le droit de vote et la liberté d’expression. Si vous y touchez vous glissez ver le totalitarisme… tentation tellement forte pour ceux qui prétendent détenir la vérité !
Pensez vous qu’un texte de loi à plus de légitimité que le vote d’un peuple?
C’est vous qui le dite, mzis avec quelle légitimité ?
L’état de droit serait donc une dictature?
Je pense qu’avec de tels propos tenus en 1789 vous auriez rapidement perdu la tête.
Comment un président de la république peut-il employer un tel vocabulaire, qui plus est, sur un sujet si fondamental ?
Je suis outrée et j’ai honte qu’une telle personne représente mon pays.
Qu’il reprenne quelques courts auprès de son épouse. Cela ne pourra que lui être bénéfique.
Toucher a la liberté d’expression, quelle que soit sa forme est une atteinte grave à la démocratie… par son corollaire : l’autocensure.
J’y ajouterai l’intimidation qui permet de traîner devant un tribunal n’importe qui pour le ruiner et le faire taire.
… et c’est le président qui ose tenir de tels propos!
L’article est fort urbain envers notre Président. A le voir s’exprimer ainsi je ressens la tentation totalitaire du pouvoir qui voit bien qu’il s’écroule.
Nous y sommes. Relisons « 1984 »,
En Afghanistan, ils ont interdit aux femmes de parler, cela doit inspirer nos ex, anciennes, .. démocraties. Parce que pouvons alors parler de démocratie ?!
Pour aller dans le sens de ses paroles, on devrait commencer par limiter son droit à s’exprimer et à dire des inepties, par exemple en créant un comité Théodule supplémentaire, avec des membres hautement politisés mais qui ne soient pas ses copains, comité qui devrait examiner et autoriser, ou non, toutes ses déclarations avant qu’il ne les fasse. S’il veut limiter le droit d’expression des Français, qu’il commence par lui-même.
Il cause, il cause, il s’entend parler avec ravissement… inconscient de la dangereuse énormité de ses propos. On croirait entendre le personnage Zéro Janvier de » Starmania », homme d’affaires cynique et véreux devenu président, paradant dans sa boîte de nuit, » Le Naziland », qui surmonte son complexe Zéro Janvier : quelle infortune pour ce Mozart de la Finance, de la politique et de la « comm' », ce » young European leader » labellisé larbin par les États-Unis, d’être seulement président d’un pays bien trop petit par rapport à son génie et ses ambitions, pays qu’il méprise et trahit de plus en plus ouvertement. On prétendit que, trouvant Rome indigne de son génie, Néron la détruisit largement : de même, narcissique minable et frustré, Freluquet 1er détruit tout ce qu’il peut dans notre infortunée Patrie…
Il est grand temps que que cet individu – qui se rêve en grands architecte de la police de la pensée et de l’expression, en « oubliant » le rôle des autres pouvoirs (législatif et judiciaire) en démocratie – quitte l’Élysée : entre ses 2 prédécesseurs (Vulgaire 1er, roi de Pipolie et Gros Beignet) et ce Freluquet 1er, la compétition est rude pour obtenir la palme du président le plus néfaste aux intérêts de la France. Qu’il parte ou soit licencié dès que possible !
On ne saurait mieux dire. Ce type nous fait honte.
Il me semble que les critiques se focalise sur des détails et non sur le contenu profond de la déclaration de Macron.
En l’occurrence, la vraie question soulevee par l’intelligence artificielle et son utilisation dans les réseaux, nous la connaissons tous. Elle touche les libéraux bien plus que tous les autres courants de philosophie politique. Il s’agit de la question du libre arbitre.
La question, elle est vite répondue. Ludwig von mises a consacre sa brillante intelligence a démontrer que nous ne pouvons pas remettre en question le libre arbitre par définition car nous aurions besoin du libre arbitre pour poser un tel jugement.
Sommes-nous uniquement des contingences comme les machines de langage arrive à nous le faire croire dans leur imitation presque parfaite parfois des interactions humaines, et sinon, notre prétention à être plus que cela relève-t-elle uniquement de la religion ? (Éventuellement, de la religion d’État ?)
La collectivité étatique qui entend nous défendre de tout un tas de choses, est-elle sensée aussi nous défendre d’une influence néfaste sur nos pensées ?
C’est aller un peu loin!
Macron s’inquiète a juste titre d’une radicalisation provoquée par effet d’algorithme. Cela n’est pas impossible et les derniers sondages en Allemagne révèlent que 30 % de la population (davantage à l’est) considère l’avènement d’un parti unique fort, comme une forme de gouvernement plus efficace et désirable.
Peut-être les algorithmes révèleront-ils bientôt, tout comme ce sondage, que le libéralisme contient des fautes de raisonnement dont le totalitarisme souffrirait beaucoup moins… ? Reste l’idée de Lord Acton que le pouvoir corrompt et qu’ énormément de pouvoir corrompt énormément. Les algorithmes ont-ils trop de pouvoir ? Certainement.
L’état a-t-il essayé d’utiliser ce pouvoir pour maintenir le sien, durant sa gestion de la crise covid par exemple ? C’est là que le bât blesse. Emmanuel Macron est un homme de pouvoir , mais il donne l’impression de ne pas encore l’avoir remarqué.
L’idée que le libre arbitre est indiscutable est une position philosophique, pas une position scientifique. La science est déterministe et nous sommes des êtres physiques et non des dieux.
Néanmoins vous soulevez une question : trop de pouvoir des algorithmes mais refus de l’intervention de l’Etat.
Chassez le naturel socialiste et il revient au galop!
I mean , Macron speech is pure bullshit . Isn’ t ?
Votre défense de la liberté d’expression est utilitariste. Si les résultats que vous escomptez de la liberté d’expression n’étaient pas aussi positifs que vous l’envisagez, alors, d’un point de vue utilitariste, on pourrait accepter des restrictions à cette liberté. Selon moi, la liberté d’expression doit être totale (ou presque, il y a qques cas de figure où elle peut provoquer des drames) : qui a la légitimité de limiter ce que je dis, lis ou écrit ?
j’espère que les adeptes du « barragisme » finiront par se poser quelques questions…
MACRON est un nain à côté des rédacteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme où tout est dit dans l’article 11 : liberté et responsabilité en cas d’abus (par ex propos antisémites, appels au meurtre ou à la violence…). Mais MACRON est tellement imbu de lui-même, d’un narcissisme quasi autistique, qu’il est parfaitement sourd et incapable d’écouter l’écrasante majorité de nos concitoyens qui refusent de sortir du cadre de la Déclaration des Droits de l’Homme. Qui va définir son « ordre public », lui peut-être qui après 10 ans de pouvoir va nous laisser dans la situation catastrophique où se trouve notre pays ? Depuis JUVENAL il y a 2000 ans personne n’a répondu à la question fondamentale : « qui contrôlera les contrôleurs eux-mêmes » ? La liberté d’expression doit être sacrée, elle est, comme la démocratie de CHURCHILL « le pire de tous les systèmes…A l’exception de tous les autres » et le grand danger du macronisme (mais aussi de la Commission de BRUXELLES), est d’instaurer une police de la pensée, de verser dans le délit d’opinion. N’oublions pas ce que disait CLEMENCEAU : « la République vit de liberté » et des débats, même parfois agités, que la liberté des échanges de vues peut provoquer. Enfin on ne peut manquer de citer VOLTAIRE : « je ne partage pas ses idées mais je me battrai pour qu’il puisse les exprimer » !
Non mais pour qui se prend t il ? Aurait il des velléités de dictature ce jeune à qui il manque certainement de la contradiction ? Dans certains cas il serait opportun de se taire plutôt que de proférer des âneries…