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dimanche 18 janvier 2026

La loi Duplomb au secours de l’agriculture française

Temps de lecture : < 1 minute

grève France

La loi Duplomb, du nom du sénateur LR de Haute-Loire qui l’avait proposée, a été définitivement adoptée, mardi soir, malgré les réticences du bloc centriste pro-gouvernemental et les cries d’orfraies habituels des écologistes. Elle a obtenu 316 voix contre 223.

La droite a défendu un texte qui doit venir en aide à une « agriculture à bout de souffle », comme l’illustre, entre autres, le fait que la France jadis premier exportateur mondial de farine en est devenu importateur net selon des données récentes, et « cernée de normes ». La gauche s’est insurgée, entre autres, contre la réintroduction de l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes. Ce dernier, interdit en France en 2018 puis réautorisé aujourd’hui à la demande des filières betterave et noisette, est pourtant autorisé partout en Europe. Même la Ligue du Cancer s’est dit opposée à cette réintroduction, alors qu’aucune étude n’établit de risque clair.

Déjà validée par le Sénat après un accord en commission mixte paritaire (CMP), elle vise à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ». Massivement approuvée par les députés de droite et d’extrême droite, la rédaction finale du texte a néanmoins de nouveau révélé certaines fractures sur l’écologie au sein du bloc central, et notamment dans le groupe des députés Renaissance, dirigé par Gabriel Attal.

Les mesures du texte, fortement attendues par une partie de la profession depuis les manifestations de janvier 2024, attendent désormais les décrets de promulgation pour être effectives.

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2 réponses

  1. Très bonne loi.
    Qui révèle encore que la désinformation vient des journaux télévisuels officiels, car aucun n’a expliqué en quoi c’est une bonne loi, en quoi les néonicotinoïdes ne sont pas dangereux dans la culture de la betterave car répandus en pleine terre, soit là où les abeilles ne vont pas.
    Je me souviens parfaitement de cette explication obtenue à l’époque de son interdiction. Mais ça fait tout de même 7 ans que c’était interdit. Et autorisé partout ailleurs, et on importait des produits cultivés grâce à ce produit… la France d’aujourd’hui…

  2. « Les cris d’orfraies habituels des écologistes » cette phrase est un peu méprisante, si les écologistes ne poussent pas de temps en temps des cris qui le fera ?
    Je regardais encore ce matin les algues vertes sur la plage de mon enfance et j’ai eu envie de pousser un cri d’orfraie, de désespoir, d’impuissance. C’est à pleurer !

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