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mardi 22 septembre 2026

La mairie de Berlin passe à la gauche radicale : Merz dans la tourmente

Temps de lecture : 2 minutes

Trente-sept ans après la chute du Mur de Berlin, les Berlinois devraient, au vu du scrutin de dimanche, porter à la mairie Elif Eralp, tête de liste de Die Linke, parti héritier des communistes est-allemands. Il y a de quoi être effaré, ou scandalisé, à moins que cela ne révèle une tendance observée à New York, qui a élu l’an dernier un maire se réclamant du socialisme démocratique : la radicalisation à gauche des grandes métropoles occidentales, sous l’influence à la fois de l’immigration dans ces mégapoles et d’une forte production de diplômés de sciences humaines à vulgate marxiste, frustrés sans logement ni emplois décents.

Toujours est-il que la CDU, le parti de centre droit au pouvoir en Allemagne depuis mai 2025, a subi un nouveau revers humiliant dans la capitale allemande. Les chrétiens-démocrates du chancelier Friedrich Merz ont aussi vu leur soutien s’effondrer dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, sur la côte baltique, dimanche, n’obtenant que 4,9 % des voix, sous le seuil de 5 % nécessaire pour entrer au Landtag, tandis que l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), le parti anti-migrants et pro-Kremlin, remportait sa deuxième victoire régionale consécutive. Il avait déjà frôlé la majorité absolue deux semaines auparavant dans le Land de Saxe-Anhalt, où il avait doublé son score en cinq ans. La CDU y avait perdu près de 20 points sur le même laps de temps. L’AfD pourrait y diriger le premier gouvernement régional d’extrême droite depuis 1945, si l’Alliance Sahra Wagenknecht (BSW) accepte de s’allier avec elle.

Friedrich Merz, à l’impopularité record, a précisé dès dimanche soir, dans une déclaration à la presse organisée à la dernière minute peu après la fermeture des bureaux de vote, qu’il resterait en place et poursuivrait son agenda de réformes en tant que chancelier et président de la CDU. Même s’il a reconnu un « désastre », le chancelier a écarté ce qui s’annonçait comme le plus grand défi à sa direction jusqu’ici, alors que le parti analyse les conséquences d’un scrutin qui l’a exclu d’un parlement régional pour la première fois de son histoire. Même si la réunion de la direction du parti, lundi, a été tendue, aucun appel à la démission de Merz n’a été lancé. Surtout, le partenaire minoritaire de la grande coalition, le parti social-démocrate SPD, a annoncé qu’il lui maintenait son soutien. Le chancelier a déclaré qu’il était déterminé à poursuivre son effort de refonte des systèmes de retraite, de santé et fiscal de l’Allemagne. Pourquoi pas, mais le sujet n’est plus là ; il s’agit de savoir comment juguler l’immigration de masse, en provenance surtout de Turquie et du Proche-Orient, qui nourrit le vote protestataire, et la désindustrialisation en raison de la concurrence chinoise. Tout un symbole, le géant automobile allemand Volkswagen est en mauvaise posture.

Manuela Schwesig, ministre-présidente SPD du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, qui s’apprête à former un nouveau gouvernement dans le Nord-Est, a déclaré que les commentaires post-électoraux de Merz montraient qu’il était déconnecté et « se méprend sur la situation » et ce que ressentent les citoyens locaux.

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