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mardi 9 décembre 2025

La nationalisation d’ArcelorMittal n’aura pas lieu

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Réclamée à cor et à cri par la gauche, la nationalisation des usines françaises du sidérurgiste ArcelorMittal n’aura pas lieu. Le président de la République s’y est opposé lors de son grand show télévisuel du 13 mai 2025. Même si cette décision ne dépend pas de lui, Emmanuel Macron a le mérite d’avoir été clair sur le sujet.

Dès qu’une entreprise souhaite licencier parce qu’elle connaît des difficultés économiques, la gauche brandit la menace de la nationalisation, son arme fatale. Ce fut dernièrement le cas avec Vencorex, une entreprise chimique de l’Isère, avec la Fonderie de Bretagne, un sous-traitant de Renault installé dans le Morbihan, avec Atos, la multinationale de services du numérique, et donc maintenant avec ArcelorMittal.

La gauche a indéniablement la mémoire courte. Elle ne se souvient pas qu’elle a essayé cette politique lorsqu’elle était au pouvoir et que ce fut un échec patent. En 1981, François Mitterrand et ses alliés communistes ont nationalisé Usinor et Sacilor. Et, entre 1982 et 1995, les effectifs de la sidérurgie française passèrent de 95 000 à 39 000, soit une perte de 56 000 emplois en une douzaine d’années. Un beau bilan assurément.

Bizarrement, nous n’avons pas entendu les élus du PS, du PCF, de LFI ou des Écologistes réclamer la nationalisation de STMicroelectronics, une entreprise d’importance vitale puisqu’elle conçoit, fabrique et commercialise des puces électroniques. Elle vient pourtant d’annoncer la suppression d’environ 1 000 postes en France d’ici la fin de 2027 (et 2 800 dans le monde). Si une telle annonce n’a pas vu toute la gauche réclamer la nationalisation de la société, c’est peut-être parce qu’elle s’est rendue compte que c’était déjà fait. Les États italiens et français (via Bpifrance) détiennent en effet, à eux deux, 50% du capital de STMicroelectronics.

Manifestement être une entreprise publique n’empêche pas de licencier. Si ses produits ou services ne trouvent pas de clients à un prix lui permettant de gagner de l’argent, qu’elle soit privée ou publique, une entreprise n’a pas vraiment d’autres choix que d’ajuster ses effectifs. Ça, la gauche ne l’a toujours pas compris !

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3 réponses

  1. Merci bien pour cet article rappelant les évidences. Seul bémol, la fin : la gauche sait parfaitement que si une entreprise perd de l’argent il lui faut licencier. Il n’y a pas plus escroc et menteur qu’un politicien de gauche. Elle veut juste de l’audience, faire payer aux riches les nationalisations, puis insulter ceux qui partiront et les rendre responsables de la déroute du pays.

  2. Si ce n’était que sur le sujet des entreprises ! La sainte GÔCHE ne sait que gueuler, gueuler, et encore gueuler !
    Leur unique religion !!!

  3. Ben la gauche a compris qu’il n’y avait pas trop de billes CGT chez ST alors que chez Arcelor Mittal il y en a encore… Non ?

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