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lundi 19 janvier 2026

La nouvelle Commission européenne penche à droite avec une quinzaine de portefeuilles sur 27

Temps de lecture : 2 minutes

grève France

Le Parlement européen a adoubé à Strasbourg, sans surprise, la nouvelle équipe de la Commission européenne, qui va entrer en fonction début décembre sur fond de vives turbulences économiques et géopolitiques. L’exécutif européen a obtenu 370 voix (282 contre, 36 abstentions). Le deuxième mandat d’Ursula von der Leyen va pouvoir démarrer. A une cinquantaine de jours de l’investiture de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, qui promet une guerre commerciale et dont on ignore s’il est prêt ou non à lâcher l’Ukraine, ce qui serait un cadeau monumental au Kremlin et un désastre pour la sécurité du continent.

L’Europe n’a « pas de temps à perdre » a mis en garde la présidente de la Commission, érigeant en priorité la compétitivité pour « combler » le fossé avec les Etats-Unis et la Chine. En matière de défense, Ursula von der Leyen a ensuite insisté sur la nécessité de faire davantage pour rivaliser avec les dépenses militaires russes. « La Russie dépense jusqu’à 9% de son PIB dans la défense. L’Europe dépense en moyenne 1,9%. Il y a quelque chose qui ne va pas dans cette équation ».

Malgré ces enjeux, le Parlement européen aura peiné avant d’approuver la nouvelle Commission. Les groupes se sont affrontés sur la vice-présidence accordée à l’Italien Raffaele Fitto (Cohésion des territoires), membre du parti nationaliste Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni, alors que la gauche réclamait le maintien d’un « cordon sanitaire ». Après plusieurs jours de bras de fer, le PPE (droite), les centristes de Renew et les sociaux-démocrates avaient fini par sceller un accord pour approuver l’ensemble des commissaires proposés, une première depuis vingt ans.

Parmi les nouveaux visages : l’ancienne Première ministre estonienne Kaja Kallas devient la nouvelle cheffe de la diplomatie de l’UE, le centriste français Stéphane Séjourné obtient une vice-présidence dotée d’un large portefeuille sur la stratégie industrielle, et la socialiste espagnole Teresa Ribera sera vice-présidente à la Transition écologique et à la concurrence. Cette nouvelle Commission penche à droite avec une quinzaine de portefeuilles, sur 27, attribués au PPE (droite), première force politique du Parlement.

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6 réponses

  1. Ce gouvernement est « green deal » comme le précédent et rien ne changement dans le déclin de la France et de l’Europe en particulier au niveau industriel

  2. L’impérieuse nécessité de sortir des âneries décroissantistes et suicidaires du « Green Deal » n’est cependant pas encore à l’ordre du jour !
    Le suicide industriel et agricole est en cours malgré les insondables bêtises des énergies dites « renouvelables », de véhicules électriques obligatoires et de tous les plans verts parfaitement débiles et irréalistes comme le zéro émissions en 2050 qui n’est faisable que par la fermeture de toutes les unités industrielles déjà étouffées par le « marché carbone » et par les prix prohibitifs des énergies (près de quatre fois plus élevés qu’aux USA).
    C’est véritablement désespérant.
    C’est désolant.

  3. Séjourné à la « stratégie industrielle » alors qu’il n’a jamais travaillé et jamais fréquenté un site industriel de toute sa minable vie de fonctionnaire congénital socialiste…
    Le suicide est assuré avec un pareil pantin.

  4. Votre titre est trompeur. Cette commission ne penche guère à droite ! Ne serait-ce que Mme Ribera pour la transition écologique et la concurrence, ça nous promet encore bien des décisions idéologiques !

  5. Malheur  » le centriste français Stéphane Séjourné obtient une vice-présidence dotée d’un large portefeuille sur la stratégie industrielle, » Il ne connait rien à rien , mais macron est passé par là .

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