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lundi 13 juillet 2026

La politique économique de Meloni a fait baisser le chômage en Italie

Temps de lecture : 2 minutes

Le taux de chômage a atteint un nouveau record à la baisse en Italie au mois de mai, à 5% de la population active, selon une première estimation publiée jeudi par l’Institut national des statistiques (Istat). Soit un recul de 1,5 points.

Avec 399.000 chômeurs en moins sur un an, l’Italie confirme sa place en dessous de la moyenne européenne (5,9% en mai), malgré la faiblesse structurelle démographique du pays, un de ceux à la plus faible natalité du monde – au total, un Italien sur trois est inactif.

Un succès pour la politique économique libérale, quoique de manière mesurée, de la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, à base de réduction sélective des dépenses sociales, d’allègement fiscal et d’encouragement au secteur privé, dans un cadre budgétaire orthodoxe. Comme quoi on peut réduire le périmètre de l’Etat et notamment des dépenses sociales sans pour autant provoquer une hausse du chômage, bien au contraire ! Depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2022 à la tête d’une coalition de droite (elle devrait donc battre début septembre le record de durée en un seul mandat, porté à 1450 jours par Silvio Berlusconi) Georgia Meloni a fixé comme priorité la discipline budgétaire tout en introduisant des mesures libérales classiques : baisses d’impôts, incitations à l’investissement privé et assouplissement du marché du travail. Ce qui a permis une réduction spectaculaire du déficit public, de 7,2 % du PIB en 2023 à environ 3,3-3,8 % en 2024-2025. Cette performance s’explique par des coupes dans certaines dépenses, notamment la réforme du revenu minimum jugé trop permissif et désincitatif au travail. Son gouvernement a également vendu des participations étatiques et limité la progression des dépenses courantes.

Sur le plan fiscal, le budget 2026 a prévu 15 milliards d’euros de baisses d’impôts et de cotisations sociales, notamment pour les salaires jusqu’à 40 000 € et des incitations au réinvestissement des bénéfices des entreprises (baisse de l’IS conditionnelle de 24 % à 20 %).

Ces mesures visent à soutenir le pouvoir d’achat des classes moyennes et à stimuler l’emploi et l’investissement privés. Sur le marché de l’emploi, le gouvernement a assoupli les contrats à durée déterminée, réintroduit les ‘vouchers’ pour les secteurs saisonniers (tourisme, agriculture) et réduit les charges sociales pour les embauches, dans une logique de flexibilisation du marché du travail.

Ces orientations reflètent un libéralisme « enraciné » : confiance dans l’initiative privée, baisse de la pression fiscale et réduction des transferts sociaux jugés passifs, au profit d’une incitation au travail et à l’entrepreneuriat. Le discours pro-entreprises et la volonté de simplifier les normes s’inscrivent dans une tentative de réduire le poids bureaucratique de l’État. Elle n’a toutefois pas engagé de privatisations massives ni une dérégulation profonde des professions protégées (taxis, plages, etc.). En revanche, les réformes structurelles promises (concurrence, justice, administration) avancent lentement, freinées par les contraintes européennes et les équilibres de coalition.

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10 réponses

  1. le chaumage stagne en France et baisse en Italie essentiellement à cause de l’effondrement démographique. pas vraiment de quoi se réjouir…

      1. Oui mais déjà le nombre d entrants sur le marché du travail baisse tous les ans en France ce qui a facilité la diminution du chômage a partir de 2017 avant de repartir récemment à la hausse avec la fin des PGE

        1. Un facteur important dans la baisse du chômage avait été la loi de 2018 en faveur de l’apprentissage. Elle avait embelli les chiffres du chômage, mais dans le même temps dégradé ceux de la productivité des entreprises et coûté un pognon de dingue à l’Etat qui est en train de fermer le robinet car les aides ont engendré une prolifération d’écoles privées bidon ciblant les recalés de Parcoursup, la Ministre du travail de l’époque siégeant au conseil d’administration d’un des poids lourds du secteur, ce qui sent le trafic d’influence à plein nez…

  2. « Cette performance s’explique par des coupes dans certaines dépenses, notamment la réforme du revenu minimum jugé trop permissif et désincitatif au travail. »
    Un domaine dont nos politiques de « droite » devraient prendre de la graine (les autres sont irrécupérables). Mme Meloni est une femme politique remarquable qui plane à cent lieues au dessus de nos minables (Mme Borne en particulier) qui hurlaient au retour de Mussolini après sa victoire électorale !

    1. Suite à l’élection de madame Meloni, madame Borne déclarait : « nous serons attentifs. », ça laisse rêveur quand on connait le bilan de madame Borne !

  3. Dès qu’il aura retrouvé sa liberté (et nous aussi…) McRond va pouvoir partir faire un stage chez Meloni pour apprendre tout ce qu’il ne sait pas… et y’en a des choses qu’il ne sait pas, boudiou !…. ou alors il nous les a bien caché…

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