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vendredi 23 octobre 2026

La sécheresse n’est pas nouvelle

Temps de lecture : 2 minutes

La sécheresse qui sévit en France et ailleurs inquiète les agriculteurs et d’autres métiers dépendant de l’eau autant que les populations. Malheureusement la France a déjà connu ce phénomène comme par exemple :

  • La méga-sécheresse de 1540 :Considérée comme l’une des pires de l’histoire européenne, une absence presque totale de pluie a sévi durant près de onze mois. Les sources se sont taries et les forêts se sont embrasées de l’Allemagne à la France.
  • La sécheresse de 1893 :Précédée d’un hiver rigoureux, elle s’est installée durablement dès le printemps. Les Landes ont subi 132 incendies ravageant plus de 35 000 hectares, et le bétail manquant de fourrage a parfois été nourri avec des résidus d’olives.
  • La crise de 1921 :Une sécheresse exceptionnelle a touché l’Ouest de l’Europe, avec un déficit pluviométrique de 60 % sur les six premiers mois de l’année à l’observatoire du Parc Saint-Maur et de grands incendies dans la forêt de Fontainebleau.
  • La longue période sèche de 1942-1949 :La France a connu une décennie particulièrement critique marquée par des années consécutives de déficit d’eau. L’été 1949 a culminé avec le dramatique incendie des Landes de Gascogne qui a détruit 52 000 hectares et coûté la vie à 82 personnes.
  • L’été historique de 1976 :Marqué par une absence de pluie prolongée depuis le début du printemps, entraînant la mise en place d’un « impôt sécheresse » de solidarité nationale pour les agriculteurs.
  • La période 1989-1990 :Considérée par Météo France comme l’une des séquences sèches les plus longues et intenses du XXe siècle sur le territoire.

Ces sécheresses antérieures s’expliqueraient par la position durable de hautes pressions (notamment l’anticyclone des Açores) bloquant le passage des perturbations atlantiques. Elles ne remettent pas en cause l’actuel réchauffement climatique, qui pourrait avoir accéléré l’importance et la cadence de ces épisodes. Elles soulignent que les causes peuvent en être diverses et que la science doit continuer de les étudier. Elles rappellent que dans tous les cas, il vaut mieux se préparer dès à présent à vivre avec la chaleur avant de savoir vraiment la combattre.

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7 réponses

  1. « Elles rappellent que dans tous les cas, il vaut mieux se préparer dès à présent à vivre avec la chaleur avant de savoir vraiment la combattre. »

    Et donc développer le potentiel d’irrigation……

  2. bjr, vous oubliez la terrible sécheresse de 1911 qui auraient causé environ 40 000 morts en France, suite à un hiver (nov et déc) 1910 inondant les campagnes d’un niveau d’eau le plus fort connu depuis le début du XXème (au moins dans l’ouest). cette sécheresse était bien sûr étendue à toute l’Europe. Un hiver d’inondation suivie d’une année très sèche ? tiens donc : 1910/1911, 1976/1977, 2025/2026 (76/77 étant le contraire, 76 sec, 77 très humide). N’y aurait-il pas une certaine logique : suite à du très sec, beaucoup d’eau ou suite à beaucoup d’eau du très sec ?

  3. Rien de nouveau à l horizon, il y a eu des périodes de réchauffement, de glaciation avec les aléas afférents
    Les chaînes d infos en continue et les réseaux sociaux nous bombardent de discours apocalyptiques pour faire du buzz et alimenter les caisses

  4. Les alarmistes de tout crin font gentiment l’impasse sur ces épisodes, trop heureux de nous inquiéter et de nous culpabiliser. Les oiseaux de mauvais augure font florès dans tous les médias.

  5. Bonjour.
    Je sors d’une réunion à l’UIMM animée par un consultant chasseur de subventions payé par le MEDEF et l’UIMM au sujet du climat, sous le patronage du ministère de l’écologie (qui « gère » la fameuse transition écologique) : c’est insupportable de conneries et de banalités. Un pur recyclage de « concepts qualité » des années 90 repeint en vert à grand coup de sauvetage de planète. C’est écoeurant de platitude et d’imbécillité.
    Les participants ? Tous des représentants de la RSE, véritable gangrène de l’activité, métastase du cancer de l’écologisme, tous larmoyants et demandant davantage de moyens sans réaliser qu’ils sont en train de tout simplement flinguer les outils productifs de leurs propres boîtes.
    On n’a « bien évidemment » répété le catéchisme du changement climatique et opiné devant la morgue du consultant qui profite cyniquement des épisodes caniculaires récents pour nous vendre sa soupe fétide.
    Je ne suis pas client.
    Je suis parti avant la fin.

  6. Il n’y a pas eu de sécheresse en1989-90 en France, j’étais agriculteur-éleveur dans le Nord, je n’en ai aucun souvenir. Ce furent des années normales. Par contre 2003 fut beaucoup plus sèche et plus chaude que le normale. En tout cas, 2026 est pire que 1976 et 2003.

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