Journal d'actualité libéral
|
mardi 30 juin 2026

La très grande majorité des membres du COR ne sont pas vraiment concernés par le système par répartition

Temps de lecture : 2 minutes

La presse se fait l’écho ces jours-ci du rapport que le Conseil d’orientation des retraites (COR) devrait rendre public le 12 juin. Il est question d’un déficit plus important que prévu, à 2.4 points du PIB. Ce n’est pas une surprise, on le dit depuis des années : le système par répartition est voué à la faillite. Seul le passage vers la capitalisation pourrait sauver les retraites de demain et permettre à tout à chacun de partir quand il le désire. Mais les « partenaires sociaux » tout comme les politiques font la sourde oreille et le repoussent sans cesse. De même, on continue à financer la retraite des fonctionnaires sans toucher à leur système privilégié. De plus, le taux de cotisation de leur employeur est passé de 78,28% à 82,28% le 1er janvier 2026 ! Mais leur employeur, c’est l’Etat, nourri par les impôts ; donc par voie de conséquence, ce sont tous les contribuables qui paient… Le COR se garde bien d’insister sur la retraite des fonctionnaires, un régime « équilibré » chaque année par la « contribution » (en réalité donc, la seule participation) de l’État employeur. La raison est simple : ses membres n’ont aucun intérêt à attirer l’attention sur cet éléphant dans la pièce ! Seuls 8 de ses 49 membres travaillent dans le privé et sont donc soumis au système par répartition, tous les autres bénéficient du système public. Est-il normal que ce soit eux qui établissent un diagnostic, discourent sur  des pistes de réforme, alors qu’ils ne sont pas concernés ?

Il y a déjà bien des années que L’IREF a montré cette aberration. Que plusieurs organismes tels le haut-commissariat à la réforme des retraites (qui n’existe plus) ou le Comité de suivi des retraites (qui existe toujours), soient dirigés par des hauts fonctionnaires, que  leurs membres soient majoritairement issus de la fonction publique, que ces cénacles se mêlent d’intervenir dans l’organisation d’un régime qui ne les regarde pas, est une des nombreuses anomalies de notre système de gouvernance. Qu’on laisse donc ceux du privé s’occuper de leurs propres affaires ! Il n’y a aucune chance de parvenir à une vraie réforme tant qu’elle se heurtera à l’intérêt des rentiers de l’Etat.

Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral

Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.


9 réponses

  1. Et les dépenses publiques augmentent le PIB et faussent un autre « indicateur ».

    L’état cajole son électorat de fonctionnaires c’est de bonne guerre comme dirait l’autres.

    30 % du PIB est con sacré à la protection sociale (et aux aides à la création d’entreprises fantômes) et ont pinaille pour 2.4 % en opposant fonction publique et privée, jeunes et vieux, hommes et femme, gros et maigres, etc ..

  2. Le déficit des retraites des fonctionnaire n’a pas de sens. Le salaire du fonctionnaire, sa retraite et son déficit sont payés par nos impôts. Cette notion de déficit est un leurre pour camoufler ce qui est en fait une rémunération cachée des fonctionnaires.
    Mais notre état comploteur n’en est pas à ça prêt. Regardez l’artifice de la « part patronale » dans la feuille de paye destiné à cacher le vrai coût de notre « modèle social » aux salariés…
    N’oublions pas qu’ils ont aussi inventé le « complotisme »! ils savent de quoi ils parlent…

  3. Le COR doit être supprimé et la gestion des retraites du privé doit être confiée à organisme privé. Pour la fonction publique la question des retraites doit être traitée avec un système comme il y en a un chez nos voisins en particulier dans les pays du nord.

  4. Si ces zombis qui dirigent la France étaient intelligents et honnêtes nous le saurions depuis longtemps . Tout d’abord , par simple respect des droits de la République , le principe d’EGALITE dont on nous bassine les oreilles à longueur de temps devrait leur imposer d’appliquer pour les fonctionnaires qui ne sont « que 6 millions » le même mode de calcul que pour les salariés du privé qui ne sont « que 25 millions ». Nous aurions déjà une autre lecture de la situation des retraites en France. Ensuite , le COR devrait être composé proportionnellement à la population concernée , 20% de fonctionnaires et 80% de salariés du privé . Nous aurions alors une idée différente de ‘Equité . Mais ces messieurs de la fonction public , gouvernement compris , sont malhonnêtes au point de vouloir nous faire ignorer ce qui leur profite garce au racket dont nous sommes victimes.

  5. Mon prédécesseur dit la même chose que moi (Essentielliste) concernant le « Racket des Messieurs de la Fonction Publique »en matière de retraites dont le mode de calcul défie les le principe d’égalité des Droits de la Constitution française.
    En revanche, il ne fournit aucun chiffre, ce qui aurait fâché fort les censeurs de « Contrepoints », et lui permet d’échapper à la censure de ces derniers contrairement au sort qui m’a été réservé à la suite de mon commentaire d’avant hier rappelant les chiffres dont la réalité est effarante.
    Dans un certain sens ,cette constatation aurait quelque chose de rassurant si , cependant elle n’apportait pas la preuve de la politique du « Pas de VAGUE » poursuivie par cette Publication dite « LIBERALE »
    Encore un peu de courage s’il vous plait, et je viendrai vous soutenir
    Merci de votre attention

    1. Votre commentaire a bien été publié. Mais vous vous êtes trompé d’article.
      Cordialement,

  6. Le COR n’est qu’un machin de plus, composé principalement de fonctionnaires solidement couverts par leur régime qui d’ailleurs n’en est pas un puisque c’est le budget de l’Etat qui finance.
    Ce bidule ne sert à rien et devrait être purement et simplement supprimé… Ne serait ce que pour faire quelques économies !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Contrepoints – Le média libéral de l’IREF

L’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales) est une association indépendante, sans but lucratif, financée uniquement par des dons privés.

Faites un don et soutenez un journal 100 % libre, libéral et sans subvention publique.