La presse se fait l’écho ces jours-ci du rapport que le Conseil d’orientation des retraites (COR) devrait rendre public le 12 juin. Il est question d’un déficit plus important que prévu, à 2.4 points du PIB. Ce n’est pas une surprise, on le dit depuis des années : le système par répartition est voué à la faillite. Seul le passage vers la capitalisation pourrait sauver les retraites de demain et permettre à tout à chacun de partir quand il le désire. Mais les « partenaires sociaux » tout comme les politiques font la sourde oreille et le repoussent sans cesse. De même, on continue à financer la retraite des fonctionnaires sans toucher à leur système privilégié. De plus, le taux de cotisation de leur employeur est passé de 78,28% à 82,28% le 1er janvier 2026 ! Mais leur employeur, c’est l’Etat, nourri par les impôts ; donc par voie de conséquence, ce sont tous les contribuables qui paient… Le COR se garde bien d’insister sur la retraite des fonctionnaires, un régime « équilibré » chaque année par la « contribution » (en réalité donc, la seule participation) de l’État employeur. La raison est simple : ses membres n’ont aucun intérêt à attirer l’attention sur cet éléphant dans la pièce ! Seuls 8 de ses 49 membres travaillent dans le privé et sont donc soumis au système par répartition, tous les autres bénéficient du système public. Est-il normal que ce soit eux qui établissent un diagnostic, discourent sur des pistes de réforme, alors qu’ils ne sont pas concernés ?
Il y a déjà bien des années que L’IREF a montré cette aberration. Que plusieurs organismes tels le haut-commissariat à la réforme des retraites (qui n’existe plus) ou le Comité de suivi des retraites (qui existe toujours), soient dirigés par des hauts fonctionnaires, que leurs membres soient majoritairement issus de la fonction publique, que ces cénacles se mêlent d’intervenir dans l’organisation d’un régime qui ne les regarde pas, est une des nombreuses anomalies de notre système de gouvernance. Qu’on laisse donc ceux du privé s’occuper de leurs propres affaires ! Il n’y a aucune chance de parvenir à une vraie réforme tant qu’elle se heurtera à l’intérêt des rentiers de l’Etat.
Recevez Contrepoints, le journal d'actualité libéral
Abonnez-vous gratuitement à notre journal d’actualité libéral. Recevez tous les matins une analyse libérale de l’actualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs.
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel
Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.