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mercredi 10 juin 2026

La très grande majorité des membres du COR ne sont pas vraiment concernés par le système par répartition

Temps de lecture : 2 minutes

La presse se fait l’écho ces jours-ci du rapport que le Conseil d’orientation des retraites (COR) devrait rendre public le 12 juin. Il est question d’un déficit plus important que prévu, à 2.4 points du PIB. Ce n’est pas une surprise, on le dit depuis des années : le système par répartition est voué à la faillite. Seul le passage vers la capitalisation pourrait sauver les retraites de demain et permettre à tout à chacun de partir quand il le désire. Mais les « partenaires sociaux » tout comme les politiques font la sourde oreille et le repoussent sans cesse. De même, on continue à financer la retraite des fonctionnaires sans toucher à leur système privilégié. De plus, le taux de cotisation de leur employeur est passé de 78,28% à 82,28% le 1er janvier 2026 ! Mais leur employeur, c’est l’Etat, nourri par les impôts ; donc par voie de conséquence, ce sont tous les contribuables qui paient… Le COR se garde bien d’insister sur la retraite des fonctionnaires, un régime « équilibré » chaque année par la « contribution » (en réalité donc, la seule participation) de l’État employeur. La raison est simple : ses membres n’ont aucun intérêt à attirer l’attention sur cet éléphant dans la pièce ! Seuls 8 de ses 49 membres travaillent dans le privé et sont donc soumis au système par répartition, tous les autres bénéficient du système public. Est-il normal que ce soit eux qui établissent un diagnostic, discourent sur  des pistes de réforme, alors qu’ils ne sont pas concernés ?

Il y a déjà bien des années que L’IREF a montré cette aberration. Que plusieurs organismes tels le haut-commissariat à la réforme des retraites (qui n’existe plus) ou le Comité de suivi des retraites (qui existe toujours), soient dirigés par des hauts fonctionnaires, que  leurs membres soient majoritairement issus de la fonction publique, que ces cénacles se mêlent d’intervenir dans l’organisation d’un régime qui ne les regarde pas, est une des nombreuses anomalies de notre système de gouvernance. Qu’on laisse donc ceux du privé s’occuper de leurs propres affaires ! Il n’y a aucune chance de parvenir à une vraie réforme tant qu’elle se heurtera à l’intérêt des rentiers de l’Etat.

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