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samedi 17 janvier 2026

La ville de Nantes plus que jamais à la pointe du wokisme

Temps de lecture : 2 minutes

russie

Après le « budget genré » et la féminisation des noms des rues, la ville socialiste inscrit le wokisme dans l’aménagement des espaces publics.

Consacrée à la ville de Nantes, notre pendule était centrée sur la « budgétisation sensible au genre », mais elle traitait beaucoup plus largement du wokisme très en vogue au sein de cette municipalité socialiste. Il y a au moins une chose que l’on ne peut pas reprocher à la Maire, Johanna Rolland, c’est de ne pas avoir de la suite dans les idées. En effet, alors même qu’il semble heureusement en perte de vitesse dans certains pays, et qu’il se trouve combattu d’arrache-pied et de manière croissante en France, le wokisme s’incruste au plus près dans la ville de Jules Verne (et d’Edwy Plenel, ceci expliquant peut-être cela…).

La municipalité s’est d’abord réjouie de la féminisation croissante des noms de rues. Depuis 2016, 188 noms de voies et d’équipements portent des noms de femmes, soit 9 % du total. La marge reste importante puisque la Ville de Paris en compte, parait-il, 15 % (Le Figaro, 25 mars 2025).

Le 14 juin, un « banc d’allaitement » ou « parental » a été mis en place avec le concours d’Equal Saree (Le Figaro, 19 juin 2025), un cabinet espagnol qui se définit comme « architecte et urbaniste féministe ». En effet, le site de ce dernier prétend que « les espaces transmettent des messages que l’on intègre dès l’enfance », ce qui explique que les espaces que le cabinet conçoit sont, eux, « non hiérarchiques, inclusifs ». Plus précisément, et nous citons complétement ce passage brumeux (avec écriture inclusive), « Les féminismes ont pour objectif de révéler les inégalités sociales, politiques, économiques et juridiques que nous subissons, femmes et personnes avec des identités non normatives. Dès lors, nous considérons comme primordial de prendre en compte la diversité et la complexité de chacun.e.s et de déconstruire les stéréotypes et les rôles de genre, de manière à ce que tout le monde puisse s’épanouir en liberté, en partant de l’égalité d’opportunités ».

Nous avons parlé de « banc », mais Equal Saree précise que « ce n’est pas qu’un mobilier, c’est un espace de rencontres qui permet de faire communauté (?) »… Ce banc fera l’objet d’une expérimentation durant une année à l’issue de laquelle il pourra être « dupliqué » dans d’autres endroits de Nantes. Le suspense est insoutenable, et notre petit doigt de « personne avec identité normative » mâle, blanche et hétérosexuelle nous dit que l’expérience va s’avérer on ne peut plus positive… Il n’est cependant pas précisé si la municipalité escompte mettre une commission d’évaluation en place ou embaucher des fonctionnaires à cet effet.

Une « planche de danse permettant aux jeunes filles de s’approprier les lieux » a également été mise en place et nous attendons avec impatience les « créneaux de mixité choisie réservés aux femmes ou aux personnes s’identifiant comme telles », de même que les « œuvres d’art inclusives ».

Manifestement, Nantes est très bien partie pour remplir son pari : devenir d’ici 2030 la première « ville non sexiste » de France.

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8 réponses

  1. un « banc d’allaitement » pour accueillir tous les spectateurs de «  »Quand Margot dégrafait son corsage…. »

  2. C’est rédigé avec humour et indulgence car les initiatives sociales ou sociétales semblent souvent ridicules ou excessives au départ; puis on apprécie ou on les abandonne. Ainsi à Paris, il y a une formidable innovation que j’espérais depuis soixante ans : les toilettes-wc de JC Decaux sont désormais équipées d’un urinoir à l’arrière du monument, accessible par une porte battante et permettant de pisser tranquillement – sans crainte d’être dérangé ou même harcelé- et assez proprement. C’est formidable pour les vieux qui, comme moi, n’aiment pas trop aller dans les sous-sols des cafés-restaurants, sous le regard hostile du patron qui attend que l’on consomme un vittel-menthe en contrepartie. Bravo – une fois de plus- à la municipalité parisienne ! mais cette interruption du service de pissoirs (nom belge) a duré soixante ans, depuis la démolition des refuges cylindriques pluri-pisseurs, dénoncés pour plusieurs raisons. Parlez-en, cher Jean-Philippe !

  3. Parent 2 ( celui qui porte barbe mais se dit femme ou non-genré ) pourra t’il y poser son auguste postérieur afin d’ allaiter avec un biberon planqué dans le corsage ?

  4. Rien de plus important à traiter, comme l’insécurité, par exemple ?
    Parce que, au temps où nous étions entre nous, allaiter son enfant en public n’avait rien de déshonorant ou de pornographique

    1. J’hallucine, morte de rire si ce n’était à pleurer. Et les hommes, où sont-ils, il est vrai qu’il n’y en a plus selon leurs idées débiles., surtout s’ils sont blancs, hétéros. .. les pauvres. Défendez vous messieurs. Moi, j’aime l’égalité homme femme. Nos impôts servent à payer ça ? Assez.

  5. Et il a quoi de particulier, ce « banc d’allaitement » ? Parce que là, j’avoue que je reste sur ma faim…

  6. je suis blanc et papa , je considère les rapport masculin féminin comme complémentaire et non dans l’opposition.
    Donc les banc genré ou autre idée du genres je m’en contrefout … mais peut être à qu’a nantes et pour une inclusivité totale, puiss t’il ces banc devenir des points de deal mixte !!

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