La tronçonneuse du président argentin Javier Milei fonctionne toujours à plein régime. Voilà maintenant deux ans qu’il a été élu et son outil fétiche ne semble pas le moins du monde fatigué de servir.
Dès son entrée en fonction en décembre 2023, Milei a lancé un décret d’urgence de déréglementation (DNU 70/23) qui a abrogé ou modifié des centaines de règles limitant les prix, les loyers, le commerce, les contrats de travail et la concurrence, visant explicitement à restaurer la liberté contractuelle et l’entrée sur le marché. Ce régime porte ses fruits comme nous le montrons régulièrement.
Mais le chemin qui mène à la libération est long et escarpé tellement la réglementation s’est insinuée dans tous les domaines, à tous les niveaux. Nous avons ainsi appris il y a quelques jours que Milei venait de supprimer 1000 normes (973 exactement) régissant le secteur de la viticulture. Pour Carlos Tizio, président de l’Institut argentin de la viticulture (INV), cité par Le Figaro, il s’agit là d’un changement de paradigme : « Jusqu’à présent, il fallait protéger l’offre en la limitant. Aujourd’hui, on a décidé de prioriser la demande et de libérer le secteur du joug de l’État. »
Par exemple la réglementation sur la date de commercialisation, qui empêchait de faire du « vin nouveau » comme nous le faisons en France avec le beaujolais, est supprimée. Tout comme celle sur le degré alcoolique qui ne permettait pas de produire des vins à faible teneur en alcool, pourtant de plus en plus demandés.
Les viticulteurs se réjouissent de cette simplification – qui est d’ampleur, contrairement à ce que l’on a l’habitude de voir dans notre pays. Pourtant, des esprits grincheux s’inquiètent. Ils critiquent le caractère désormais facultatif du certificat d’entrée du raisin (CIU), et de la déclaration annuelle d’élaboration (CEC 05). Deux documents censés garantir la traçabilité complète de la production et le contrôle des volumes.
Ces vignerons ne semblent pas comprendre qu’ils doivent se saisir de la liberté qui leur est ainsi donnée. Rien ne les empêche de mettre sur pied un label professionnel qui garantirait la traçabilité des raisins. A moins qu’ils ne veuillent, en réalité, profiter de l’État pour mettre des barrières à l’entrée sur le marché…
Cette réforme radicale ne devrait-elle pas inspirer la France (et l’Union européenne) dont le secteur viti-vinicole souffre durement ? Libéré, il pourrait mieux affronter la concurrence internationale, dont l’argentine qui pourrait bien s’intensifier.
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6 réponses
L’état français est beaucoup plus efficace que Monsieur Milei puisqu’il subventionne l’arrachage de milliers d’hectares de vigne notamment dans le Bordelais pour lutter prétendument contre la surproduction et une indemnisation des viticulteurs privés de leur outil de travail et de production par des fonds publics donc notamment l’argent de la dette.
Chez ces gens là monsieur, on ne compte pas monsieur, on ne compte pas.
La consommation de vin baisse régulièrement depuis des décennies…..donc la surproduction s installe et l arrachage des pieds de vignes devient inévitable…..
Ce que j’ ai observé dans le Cognacais, c’ est qu’ au fil du temps le contribuable a financé des campagnes d’ arrachage de vigne, puis de replantage, puis d’ arrachage…
De quoi s’ interroger..
Et si l’Etat comprenait enfin , et nous en sommes si loin, que seul le régalien lui revient et comme le disait Milton Friedman , l’Economie aux Industriels , c’est le meilleur rempart contre la politique . Laissons la liberté agir , elle est pus efficace que les fonctionnaires qui ne cessent de réglementer.
Ce qui est bon le demeure et se vend , ce qui est mauvais est appelé à disparaître.
N’est ce pas là un sujet de dissertation que l’on devrait imposer à tout prétendant à la politique ?
T puis si ces messieurs étaient payés comme dans le privé , peut-être y aurait-il moins de profiteurs incapables .
Si nos gouvernants qui ne comprennent rien pouvaient supprimer toutes nos normes et règlementations imbéciles !? Les Argentins ont enfin compris. Bravo Javier Milei ! c’est un bon début !
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6 réponses
L’état français est beaucoup plus efficace que Monsieur Milei puisqu’il subventionne l’arrachage de milliers d’hectares de vigne notamment dans le Bordelais pour lutter prétendument contre la surproduction et une indemnisation des viticulteurs privés de leur outil de travail et de production par des fonds publics donc notamment l’argent de la dette.
Chez ces gens là monsieur, on ne compte pas monsieur, on ne compte pas.
La consommation de vin baisse régulièrement depuis des décennies…..donc la surproduction s installe et l arrachage des pieds de vignes devient inévitable…..
Ce que j’ ai observé dans le Cognacais, c’ est qu’ au fil du temps le contribuable a financé des campagnes d’ arrachage de vigne, puis de replantage, puis d’ arrachage…
De quoi s’ interroger..
Et si l’Etat comprenait enfin , et nous en sommes si loin, que seul le régalien lui revient et comme le disait Milton Friedman , l’Economie aux Industriels , c’est le meilleur rempart contre la politique . Laissons la liberté agir , elle est pus efficace que les fonctionnaires qui ne cessent de réglementer.
Ce qui est bon le demeure et se vend , ce qui est mauvais est appelé à disparaître.
N’est ce pas là un sujet de dissertation que l’on devrait imposer à tout prétendant à la politique ?
T puis si ces messieurs étaient payés comme dans le privé , peut-être y aurait-il moins de profiteurs incapables .
Si nos gouvernants qui ne comprennent rien pouvaient supprimer toutes nos normes et règlementations imbéciles !? Les Argentins ont enfin compris. Bravo Javier Milei ! c’est un bon début !
Toute contrainte nuit à la liberté d’entreprendre, laissons les flux naturel évoluer, chacun retrouvera les siens