« Contrairement aux idées reçues, les aides du CNC ne sont pas alimentées par les impôts des Français. Ce sont les salles de cinéma, les télévisions et les plateformes de streaming qui s’acquittent d’une taxe » a affirmé Gaëtan Bruel, président du CNC. Une pirouette intellectuelle qui rappelle celle de l’acteur Pierre Niney quelques mois plus tôt, et qui laisse songeur sur son niveau de compréhension du fonctionnement de notre système redistributif : « Les gens sont persuadés que c’est de l’argent public des impôts, mais en fait, c’est le CNC (…) le cinéma français s’autofinance ».
M. Bruel sous-entend que taxe et impôt ne sont pas la même chose, alors qu’en pratique, il n’existe aucune différence de nature. Prétendre que les Français ne financent pas le CNC relève donc, au mieux, d’une falsification de la réalité, au pire, du mensonge éhonté. Tout d’abord, le CNC est un établissement public administratif, placé sous la tutelle du ministère chargé de la culture. Il repose donc nécessairement sur des fonds publics. Ensuite, les taxes dont il est question ici sont intégrées dans des dispositifs complexes et difficiles à évaluer (de 88 en 2011 à 120 en 2021). Taxe sur les services de télévision due par les éditeurs (TST-E) ; taxe sur les services de télévision due par les distributeurs de services de télévisions (TST-D) ; taxe sur la diffusion en vidéo physique et en ligne de contenus audiovisuels (TSV) ; taxe sur les entrées en salle de cinéma (TSA)… Chaque publicité audiovisuelle, abonnement à une plateforme de streaming, chaque facture télécom, chaque place de cinéma contribue au financement du cinéma français. Le CNC repose sur une fiscalité diffuse et extrêmement ramifiée qui touche une grande partie des usages numériques du quotidien. Pour ne pas participer à son financement, il faudrait renoncer à la télévision, à Internet, aux abonnements mobiles et aux plateformes vidéo.
Par ailleurs, lorsque l’on s’intéresse à l’évolution des ressources du CNC depuis 2015, on se rend compte que les taxes affectées en représentent l’écrasante majorité (parmi les ressources propres, les ressources fléchées et les ressources exceptionnelles). L’Inspection générale des finances (IGF) avait d’ailleurs montré, dans un rapport publié en 2025, que les financements publics du CNC atteignaient des niveaux records, en prenant en compte les crédits d’impôt, les aides automatiques ou encore les aides sélectives. Pour pallier ce problème, elle recommandait, entre autres, de plafonner les ressources et de réformer les crédits d’impôt pour baisser le taux de financement public à la production française. Ce financement public pose question tant le CNC est mal géré : en 2022, les provisions ont augmenté de plus d’un milliard d’euros alors que les résultats nets de gestion ont été négatifs à sept reprises entre 2011 et 2022.
Le paradoxe est que Gaëtan Bruel reconnaît lui-même que le cinéma se trouve dans une phase de bouleversement radical, avec une concurrence des plateformes gratuites et de l’IA agentique. Ce qu’il peine à reconnaître, en revanche, c’est que préserver artificiellement un modèle conçu pour l’économie audiovisuelle des années 1980 accélère surtout son décrochage. Preuve en est que l’industrie cinématographique française produit de plus en plus de films, tout en attirant de moins en moins de spectateurs.
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10 réponses
Le financement du cinéma par le CNC relève de l assistanat avec de trop nombreux films qui ne trouvent pas de spectateurs mais permettent aux cultureux gochisants de financer leurs petites marottes sans aucun intérêt
La gauche ne tient que sur le mensonge. C’est sa pierre angulaire. Et cela fonctionne car beaucoup de personnes ne peuvent imaginer que des gens puissent mentir avec autant d’aplomb. La bonne nouvelle est que tout mensonge finit part être dévoilé.
Ce qui m’interroge, c’est que ce président du CNC soit aussi ou incompétent ou menteur. En réalité, il se cale dans le discours de ce monde feutré du cinéma qui se clame de gauche mais qui nous démontre chaque jour que le luxe et les privilèges constituent son quotidien.
Il n’y a absolument aucune raison pour le cinéma soit financé de cette manière soviétique… que les producteurs se financent en empruntant aux banques… ça forcera à trouver un contenu qui intéresse le public… pour les productions plus élitistes ou idéologiques, il n’y a qu’à recourir au crowd-funding, au ménénat ou à la prévente… il faut abolir le ministère de la culture et toutes les subventions culturelles… l’art doit se financer par lui-même… et le public doit payer les spectacles qu’il consomme… il existe des artistes-entrepreneurs talentueux… Mais, encore une fois, je constate que même la droite préfère conserver ses « artistes de connivence » et maintenir la production intellectuelle sous tutelle du pouvoir… la France n’est pas un pays libéral… la république a recréé l’ancien régime, où il fallait « privilège du roi » pour se produire.
Aucune confiance à leur accorder, aucune crédibilité de leur part puisque chez ces Gens là, on ment comme on respire sans vergogne . Puisqu’on vit depuis tout jeune sur les passe-droits que permet l’exception culturelle .
Une preuve que le financement du cinéma français, quand il s’exportait ailleurs dans le monde notamment au Japon et en Russie, était différent dans les années 1970-75
l’exemple du film Borsalino dont le tournage à marseille s’était prolongé de plusieurs semaines ce qui avait causé un surcoût important.
Alain Delon avait du aller négocier avec les producteurs américains du film une somme d’argent correspondante que ceux ci avaient prélevé sur les entrées du film dans les cinémas à sa sortie.pmmmmmpm
Depuis le socialisme à visage inhumain a sévi dans l’hexagone et les acteurs et réalisateurs sont devenus des artistes officiels qui vivent bien mieux que le peuple qui les finance par contrainte.
Une démocratie populaire désormais bien ancrée dans les esprits..
Qui fera tomber le mur de l’injustice, des inégalités et du mépris. Et quand ?
« …. l’industrie cinématographique française produit de plus en plus de films, tout en attirant de moins en moins de spectateurs ».
Et ce n’est pas près de changer ! Lu dans le Huff ce matin du 22 mai:
« Sous tension en raison du conflit qui oppose le monde du cinéma à Vincent Bolloré, l’édition 2026 du Festival de Cannes a tout de même été marquée par une note positive : une vague sans précédent de films queer. »
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10 réponses
Le financement du cinéma par le CNC relève de l assistanat avec de trop nombreux films qui ne trouvent pas de spectateurs mais permettent aux cultureux gochisants de financer leurs petites marottes sans aucun intérêt
Ecrivez une fois un article sur ce qui est bien géré par l’état, il sera certainement vite lu.
Les gauchistes ont tout intérêt à ce que cette assistance perdure puisqu’elle leur permet de diffuser leur propagande et les fait vivre!
La gauche ne tient que sur le mensonge. C’est sa pierre angulaire. Et cela fonctionne car beaucoup de personnes ne peuvent imaginer que des gens puissent mentir avec autant d’aplomb. La bonne nouvelle est que tout mensonge finit part être dévoilé.
un simple petit merci à vous pour vos contributions qui, à l’image de celle-ci sur le financement du cinéma, remettent souvent les choses à l’endroit…
Merci pour votre commentaire!
Ce qui m’interroge, c’est que ce président du CNC soit aussi ou incompétent ou menteur. En réalité, il se cale dans le discours de ce monde feutré du cinéma qui se clame de gauche mais qui nous démontre chaque jour que le luxe et les privilèges constituent son quotidien.
Il n’y a absolument aucune raison pour le cinéma soit financé de cette manière soviétique… que les producteurs se financent en empruntant aux banques… ça forcera à trouver un contenu qui intéresse le public… pour les productions plus élitistes ou idéologiques, il n’y a qu’à recourir au crowd-funding, au ménénat ou à la prévente… il faut abolir le ministère de la culture et toutes les subventions culturelles… l’art doit se financer par lui-même… et le public doit payer les spectacles qu’il consomme… il existe des artistes-entrepreneurs talentueux… Mais, encore une fois, je constate que même la droite préfère conserver ses « artistes de connivence » et maintenir la production intellectuelle sous tutelle du pouvoir… la France n’est pas un pays libéral… la république a recréé l’ancien régime, où il fallait « privilège du roi » pour se produire.
Aucune confiance à leur accorder, aucune crédibilité de leur part puisque chez ces Gens là, on ment comme on respire sans vergogne . Puisqu’on vit depuis tout jeune sur les passe-droits que permet l’exception culturelle .
Une preuve que le financement du cinéma français, quand il s’exportait ailleurs dans le monde notamment au Japon et en Russie, était différent dans les années 1970-75
l’exemple du film Borsalino dont le tournage à marseille s’était prolongé de plusieurs semaines ce qui avait causé un surcoût important.
Alain Delon avait du aller négocier avec les producteurs américains du film une somme d’argent correspondante que ceux ci avaient prélevé sur les entrées du film dans les cinémas à sa sortie.pmmmmmpm
Depuis le socialisme à visage inhumain a sévi dans l’hexagone et les acteurs et réalisateurs sont devenus des artistes officiels qui vivent bien mieux que le peuple qui les finance par contrainte.
Une démocratie populaire désormais bien ancrée dans les esprits..
Qui fera tomber le mur de l’injustice, des inégalités et du mépris. Et quand ?
« …. l’industrie cinématographique française produit de plus en plus de films, tout en attirant de moins en moins de spectateurs ».
Et ce n’est pas près de changer ! Lu dans le Huff ce matin du 22 mai:
« Sous tension en raison du conflit qui oppose le monde du cinéma à Vincent Bolloré, l’édition 2026 du Festival de Cannes a tout de même été marquée par une note positive : une vague sans précédent de films queer. »