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dimanche 10 mai 2026

Le FMI rappelle les effets durables des conflits sur l’économie mondiale

Temps de lecture : 2 minutes

Il y a quelques jours, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) expliquait que la croissance mondiale devrait ralentir cette année, de 3,3 % en 2025 à 2,9 % en 2026. Ce qui s’explique, toujours selon l’organisation, par les conflits en cours et l’augmentation des prix de l’énergie, créant une grande incertitude sur le marché mondial.

Le Fonds monétaire international (FMI) va dans le même sens : il avait tablé sur une croissance de 3,4 % pour 2026, un chiffre qu’il abaisse à 3,1 % dans le scénario qu’il privilégie, celui d’un conflit de courte durée. L’inflation mondiale devrait même atteindre 4,4 %, ce qui « constitue un écart très net par rapport à la tendance de désinflation observée ces dernières années ». La croissance des pays avancés serait à 1,8 %, la France se situant en dessous de la moyenne, à 0,9 %.

Le FMI a imaginé deux autres scénarios, l’un « défavorable », l’autre… « très défavorable ».

Dans le premier, caractérisé par « une hausse plus marquée des prix de l’énergie cette année, conjuguée à une augmentation des anticipations d’inflation et à un resserrement des conditions financières », la croissance devrait même tomber à 2,5 % en 2026 et l’inflation, grimper à 5,4 %.

Dans le second, marqué par des « perturbations de l’approvisionnement en énergie qui se poursuivraient jusqu’à l’année prochaine, ainsi que par un désencrage net des anticipations d’inflation et un fort resserrement des conditions financières », la croissance mondiale stagnerait à 2 % cette année et l’année prochaine, avec une inflation qui dépasserait 6 % !

Le FMI propose plusieurs pistes aux décideurs des politiques publiques pour améliorer la situation. Le rapport rejette tout plafonnement des prix comme des subventions, qu’il qualifie de « mal conçues et coûteuses ». Il recommande également de ne pas toucher aux prix car selon lui, un contrôle ne changerait rien, pas plus que les restrictions à l’exportation. Cela pourrait même entraîner une hausse des prix sous-jacents et engendrer des répercussions négatives sur les autres pays. Enfin, le FMI recommande d’éviter des « subventions généralisées ».

Pour citer Ludwig Von Mises : « D’un point de vue économique, la guerre et la révolution sont toujours de mauvaises affaires ».

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Une réponse

  1. Quelle surprise ! Les guerres détruisent les biens du peuple et les infrastructures, tuent des jeunes gens et des moins jeunes qui ont un potentiel de production et mobilisent des ressources exceptionnelles, financières et économiques, uniquement pour produire ces destructions, et il faut l’intervention des directeurs grassement payés du FMI pour que le peuple en soit conscient ?

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